Courant induit et courant inducteur. — Comme le cou
rant induit est toujours proportionnel à la dérivée du courant inducteur par rapport au temps, on peut toujours trouver, eu intégrant la courbe qui représente le courant induit en fonction (lu temps, une autre courbe qui montrera la forme du courant inducteur.
Ainsi, dans le cas où ^ ij'g- ^o) représente le courant induit, la courbe intégrale / indique comment doit varier le courant primaire pour obtenir le courant secondaire conforme à la courbe P.
41. Courbe des coulombs. — Si l'on représente la décharge d'une pile par une courbe P (Jig- 8 1 ) en portant les temps comme abscisses et les intensités comme ordonnées, et si l'on trace la courbe intégrale correspondante l, les ordonnées de cette dernière représenteront la quantité d'électricité fournie, jusqu'à un moment quelconque de la décharge.
l{ LBB [NTBfiRAPHES.
Elle sera donnée en coulombs, si les temps sont comptés en
secondes et ies ïmensités en ampères, ou en ampères-heures, si les temps sont comptés en heures.
42. Courbe du potentiel sur les collecteurs des machines dynamo-électriques. — Le professeur Silv. Thompson a appliqué d'une manière très ingénieuse ta courbe intégrale à l'étude de la distribution du potentiel sur les collecteurs des machines dynamoélectriques (*). Si l'on relie un des balais d'une machine dynamoélectrique avec une des bornes d'un voltmètre, et si l'autre home est réunie à un petit frotteur que l'on peut appuyer sur un point quelconque de la circonférence du collecteur, le voltmètre indique diOerentes déviations pour les dilTérentes positions de contact. Supposons que le cercle de \a Jig. 83 représente le collecteur et les signes -4- et — la position des balais. En portant sur le rayon, en chaque point de la circonférence, les valeurs des indications galvanométriques correspondantes, on obtient une courbe repré-
(') Xoiz La Lumière éltctrique, irjinxT^ iBS',, n- li.
CHAPMKE V; — LES APPLICATIONS. 135
sentée sur la %ure. En développant la circonférence du cercle sur une droite, on obtient la courbe indiquée en bas de la même figure. C'est une sinusoïde, dans le cas où le champ magnétique est uniforme. La variation d'inclinaison de cette courbe donne certaines indications sur la valeur de l'induction dans les dilTérentes positions des bobines dans l'anneau. La forme générale de cette courbe peut donner des indications intéressantes sur les conditions du champ magnétique d'une machine que l'on étudie.
I^ courbe représentée sur l&Jig. 82 montre évidemment com-
ment s'accroît ou comment diminue la différence de potentiel quaad on s'éloigne de l'un des balais. Dans chaque position du frotteur mobile, on obtient la somme de l'eflet produit entre le balai et le point de contact du frotteur, ce qui veut dire que chaque ordonnée de cette courbe est égale à la somme de toutes les inductions intermédiaires. On voit donc immédiatement qu'elle est une courbe intégrale d'une autre courbe dont les ordonnées seraient proportionnelles à l'induction produite dans chacune des bobines de l'anneau, dans leur passage à une position déterminée. Pour trouver cette courbe, étant donnée une machine quelconque, il suHit, comme l'ont indiqué S. Thompson et te docteur Isenbeck, d'avoir deux frotteurs, solidaires l'un de l'autre, et dont Ja
tl6 LES IMâClAPBBS.
distance est égale à celle de deus lames voisines du collecteur. Les deux frotteurs étant réunis aux bornes d'un voltmètre et étant appuyés, dans une position quelconque, contre la surface du col-
lecteur, la lecture de la déviation donne ta diQérence de potentiel qui correspond au passage des bobines par l'endroit indiqué. En promenant ce balai à deux contacts sur toute la circonférence du collecteur, et en portant les valeurs obtenues en ordonnées, prenant pour l'axe des abscisses le développement en ligne droite de la circonférence du collecteur, on obtient une courbe dont la forme, pour un cas spécial, est donnée par la fig. 83 (la courbe inférieure). La courbe supérieure est la courbe intégrale correspondante.
La courbe donnée est celle qu'a obtenue le docteur Isenbeck, avec son appareil décrit dans La Lumière électrique (*).
(') G. Lippmaa, vol. X, p. 89.
CBAPITHB V. — LES A PPLIC*TI0K8. t«7
La courbe intégrale a été obtenue par le professeur S. Thompson, au moyen de l'intégraphe de C.-V, Bojs.
La courbe donnée représente l'induction obtenue avec la bobine
Fig. 84.
de l'appareil Isenbeck, montée sur noyau en bois et traversant le champ magnétique formé par des aimants sans épanouissements polaires. On voit que le sens de l'induction varie plusieurs fois, ce qui, naturellement, est nuisible parce qu'on ne récolte aux balais que la somme algébrique des courants induits. On voit clairement les défauts sur la courbe intégrale et, si une machine dynamo complète présentait des irrégularités pareilles, elle serait bien défectueuse.
Si l'on introduit dans l'appareil d'Isenbeck des épanouissements
LES INTEGRAI
polaires, formanl deux arcs presque semi-circulaires, et si l'on pi-end lin noyau en fer, l'apparence des courbes change immédîale-
ineiil. La fig. 84 indique la forme de la courbe d'induction et 1 courbe intégrale correspondante. On voit qu'il n'y a plus d'invei