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Courbe de la variation du nombre de lignes de force

coupées. — On sait que le courant induit dans un circuit électrique se mouvant dans un champ magnétique est proportionnel à la dérivée, par rapport au temps, du nombre des lignes de force traversant l'aire du circuit.

En intégrant par conséquent la courbe C {fig- 86) représentant le courant induit en fonction du temps, on obtient une courbe / qui donne la variation du nombre des lignes de force traversant te circuit.

L'inspection de la iigure montre que, lorsque le maximum cL le

l3o LES INTEGRAPIIES.

minimum des lignes de force traversent le circuit, le courant induit est nul.

Ceci peut nous servir à donner plus de clarté à la règle de Maxwell d'après laquelle un circuit parcouru par un courant cherche toujours à se placer de manière à embrasser le plus grand nombre de lignes de force. En effet, dans toute position intermédiaire, un circuit parcouru par un courant est soumis à un effort tendant à le faire mouvoir vers la position où il embrasse le plus grand nombre de lignes de force. La position où le circuit embrasse le minimum de lignes de force est une position d'équilibre instable; c'est-à-dire qu'à ce moment l'effort magnétique agissant sur le circuit est bien zéro, comme dans la position du maximum; mais, tandis que l'effort magnétique tend toujours à ramener le circuit à la position du maximum lorsqu'il s'en écarte, ce même effort tend au contraire à augmenter l'écart de la position du minimum.

n. — Applications pratiques du nouveau système d'intégrateurs (»).

44. H est facile de voir que les intégrateurs appliqués dans les instruments que nous avons décrits dans les chapitres précédents peuvent remplacer le plateau totalisateur avec sa roulette, ordinairement employés jusqu'à présent dans les indicateurs des machines à vapeur, les dynamomètres enregistreurs, les appareils météorologiques, les compteurs d'électricité, etc.

Il s'agit alors tout simplement de faire incliner la roulette, suivant les exigences du phénomène que l'on enregistre, et de faire mouvoir le cylindre (ou le plan) suivant les variations des x introduits, qui peuvent représenter le temps, l'espace parcouru ou une autre variable indépendante.

Ainsi, par exemple, si l'on fait marcher le cylindre de \difig, i5 synchroniquement avec les mouvements du piston d'une machine à vapeur, et si l'on fait incliner la roulette suivant la pression de la vapeur, le nombre des tours du cylindre donnera le travail dépensé dans le cylindre.

(') Voir Comptes rendus; 7 mars 1881.

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