CHAPITRE V. — LES APPLICATIONS. l3l
Prenons un autre exemple. Si nous faisons incliner la roulette, dans les conditions exigées par le principe tangentiel de mes intégrateurs, suivant les intensités du courant qui parcourt un conducteur, et si nous faisons mouvoir le cylindre par un mouvement d'horlogerie, le nombre de tours de ce cylindre donnera la somme de Idt^ ou la quantité d^électricité qui a passé dans le circuit pendant un temps déterminé.
En faisant incliner la roulette suivant le produit ËI^ on obtient
/ Elrf/, ou le travail électrique.
On pourrait multiplier à volonté les applications de ce genre, en modifiant suivant les besoins qui se présentent les formes des organes, et depuis que j'ai publié le principe des intégrateurs donnant l'intégrale par le déplacement de la roulette, on a fait une série d'applications, sans pourtant arriver à des résultats tout à fait pratiques.
La plus grande difficulté, c'est d'obtenir un enregistrement continu, parce que la course suivant l'axe des a: est limitée, cl (ju'il faut avoir recours à des artifices de construction.
Mais il y a des cas où cet inconvénient est éliminé, comme, par exemple, dans l'ingénieux indicateur totalisateur de M. C. Vernoii Boys, que nous allons décrire, et dans lequel l'intégrateur est appliqué d'une manière très ingénieuse.
Il est représenté par Icsjîg. 87, 88, 89 ( * ).
Les espaces des deux cotés du piston de la machine à vapeur communiquent par B et B' avec le corps cylindrique de l'indicateur, dans lequel se trouve le petit piston, avec son ressort. Les changements de position du piston font incliner, par l'intermédiaire d'un levier, la roulette intégrante G, qui s'appuie, contre le cylindre totalisateur H, calé à rainure et languette sur h.
Le cylindre H reçoit son mouvement de translation, correspondant au mouvement de la crosse du piston, par l'intermédiaire d'un brin.
Le nombre des tours du cylindre est enregistré par un compteur ordinaire L
En modifiant l'appareil, on peut combiner un indicateur qui
(• ) Voir La Lumière électrique^ vol. XIV, 1884, P- ^ôg. G. Richard : l'Indicateur.
l3a LES IN'TBGBAPHES.
tracerait directement la courbe intégrale du diag;ram[ne ordi- Fig- 87.
naîre, soit sur la surface d'un cylindre, soit sur celle d'un plan.
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Pour les ai>pareils délicats, comme, par exemple, les compteurs d "électricité, enregistreurs météorologiques, etc., l'emploi du cy-
CDAPITRE V. — t.eS APPLICATIONS.
lindre mobile et de la roulette a^ant un axe fixe dans l'espace, est avantageux, parce qu'on dépense un travail extrêmement petit pour produire les variations d'inclinaison de la roulette, ce qui tient à ce fait que la roulette n'appuie que sur un point et qu'il faut un ciTort très faible pour la faire dévier. L'inertie de la roulette et de
sa monture est tellement faible, qu'elle ne joue presque aucun rftle, et qu'il n'y a pas de frottements considérables à vaiacre comme dans les intégrateurs ordinairement employés.