SCENE VI
(George reste un moment seul, puis Fa BEL ejitre en souriant, la mai7i teiidue large ouverte.)
Fabel.
Ah ! te voilà, enfin, George. Assieds-toi et reçois mes félicitations. Marthe m'a dit la bonne nouvelle.
George {restant debout).
Je vous remercie beaucoup, Monsieur Fabel, mon bon Monsieur Fabel.
Fabel.
Te voilà casé.
George.
A peu près, oui, à peu près...
Fabel.
J'étais à l'atelier avec Raph ; il travaille pour moi.
George.
Raph, a-t-il apporté les dessins?
Fabel (pi'enant les dessins sur le pupitre).
Oui, les voici, deux pour le conte de James, deux pour tes poésies.
George {les regardant).
Ce n'est pas mal.
Non, non. Il y a quelque chose. {Après un temps.) Il paraît qu'il n'est pas riche, ce Raph?
George.
Pas riche et pas bien portant.
Fabel.
Qu'a-t-il?
George.
Oh ! c'est un garçon fini. Vous savez, la poitrine. {Frappant sur la sienne.) Le coffre, ce n'est pas solide chez lui!
Faiu:l.
En effet, j'ai remarqué qu'il a souvent mauvaise mine. Crois-tu qu'il ait vraiment du talent?