acte deuxieme
George.
Mais oui, ce sera parfait.
Marthe.
Alors je vais donner quelques ordres et surveiller les préparatifs. {Elle sort.)
Fabel {à George).
Ainsi il n'y a rien l Toujours rien ! Pas de lettre de Robert non plus?
George.
Mais non ! Je vous l'aurais dit depuis longtemps (frappant sur soti portefeuille). J'ai ici quelques autres communications à vous m^ontrer; seulernent, passons par ici, je voudrais me débarrasser.
Fabel.
Oui, va toujours, je te suis.
Olga.
C'est tout à fait charmant, voilà ce qui allonge la série.
Fabel.
Quoi? Un nouveau malheur?
g2 les intellectuels
George.
Dit-on quelque chose de toi dans cette feuille?
Olga.
Quelque chose de pas aimable, écoutez {à Fabel). Et rappelez- vous le bas.
Fabel.
Oh ! Je m'en souviens, je m'en souviens...
Olga (lisant).
« Hier il nous a été donné d'entendre encore » une fois mademoiselle Olga, qui est devenue » aussi inévitable sur les programmes de nos » concerts de charité, qu'une mayonnaise de » homard à la lin d'un menu de restaurant. » Voilà environ di.\ ans que nous la rencontrons » ainsi partout où l'on fait du bruit savant. Il » est vrai que mademoiselle Olga débuta à » l'âge de neuf ans comme enfant prodige... » Mais cela n'empêche qu'elle devrait se sou- » venir qu'on ne pardonne pas toujours aux » grandes personnes ce que l'on pardonne aux » bébés. Mademoiselle Olga n'est plus remar- » quable en rien; elle n'a pas gagné en talent » ce qu'elle a gagné en âge, et ses exhibitions » ne servent qu'à prouver une fois de plus,