ACTE DEUXIÈME g
» qu'il ne suffit point de promettre au début » pour tenir dans la suite. »
C'est signé : « Le Lys mauve ! »
Fabel.
Ce Lys, chroniqueur mondain, est dépourvu de style et de galanterie.
George.
Voilà recueil des célébrités précoces, pauvre amie.
Olga.
Comme les petits chiens phénomènes il m'est défendu de grandir.
George.
Un éreintement, ça arrive à tout le monde. Mais excuse-nous, nous avons à donner quelques instants aux basses affaires de ce monde.
Ah! oui, les affaires... {I h, sortent.)
Olga.
Les basses affaires! Je connais la valeur de ton mépris, mon bon !
SCENK IV
Olga, seule, puis Raph.
{Elle 7'éfléchit un instant, regarde dehors, puis elle s'approche du piano.)
Olga.
Peut-être ont-ils raison? Oh! ne plus être certaine, douter de soi, comme c'est affreux !... S'être engagée dans un chemin qui ne mène nulle part et s'en apercevoir quand il est trop tard pour retourner en arrière !
{Elle s'assied, feuillette un peu les partitions puis les rejette d'un geste lassé.)
Il fait bête et triste aujourd'hui ! C'est insupportable cette sensation de la douleur qui vous guette, qui va vous atteindre, quand on ne sait pas ou ni comment!
{Elle tapote sur le piano uuichinalement quelques fiotes de la marche funèbre de Chopin.)
C'est usé comme tout et quand même...
(Raph entre affaibli, l'air malade, il porte un paquet. Oti sent pendant qu'il parle qu'il se