‹ Les intellectuels; pièce en trois actesChapitre 52 sur 92 · SCÈNE V RAPH, GEORGE · texte numérisé non relu

SCÈNE V RAPH, GEORGE

George.

Eh bien? Eh bien? Te voilà retapé! Tu as une mine florissante. Tu passes au moins la soirée avec nous ? Nous fêtons l'aurore de notre dixième année d'existence, tu sais, c'est colossal en Belgique !

Raph.

Non, merci, je suis venu pour te demander quelque chose; pour rester je suis trop malade.

George.

Malade encore ? Toujours la poitrine ? Ah ! la, vie est une misère, voilà huit jours qu'une grosse dent me taquine.

I04 LKS INTELLECTUELS

RAPH .

Je crois que cette fois-ci, c'est fini.

George.

Que dis-tu?

(En causant avec Olga, Raph s'est dominé très fort pour cacher son état, une réaction se produisant, il est pris d' mie faiblesse tnomentaîiée et s'affale sur son fauteuil avec le geste de quelqu'un qui suffoque).

Raph.

Oh ! voilà que cela revient encore !

George.

Mais je crois qu'il est évanoui. — Raph qu'as-tu ? — Parle !

Rapji {revenant à lui).

Rien! rien ! C'est une légère faiblesse; mon clierami, je suis bien malade.

Gi:()RGE.

Mais je le vois. Il faut te soigner, rester chez toi; sortir dans un état pareil, c'est très imprudent.

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