ACTE DEUXIExME
aux liltérateurs. (S' emballant.) Imposer oui! j'ose dire le mot! Imposer notre idéal à tout et à tous, imposer à outrance !
{Tout le monde applaudit. — Enthousiasme. On boit.)
James {à Geoi-ge).
Félicitations ! A ta santé.
Marthe.
Messieurs, j'ai fait préparer, pour tantôt, une légère collation et du thé. Où voulez-vous que je fasse servir, — ici ou au jardin ?
James {badinant).
Mais ce sera comme vous le préférez Madame.
Je crois qu'il vaudrait mieux rester ici. Il fait déjà frais, et le soir tombe.
WALTER
Oui, puis en septembre c'est plein d'araignées, ce sont d'ignobles bêtes.
i20 les intellectuels
Marthe.
Je ferai donc servir ici. Il y a la table, le petit guéridon, la bibliothèque et même le piano pour déposer les tasses (?'iant). Chacun s'arrangera comme il voudra, à moins que...
Karl.
Non ! non ! Pas de dérangement ! Les réunions d'autrefois, sans cérémonies.
James.
A l'artiste !
Marthe.
C'est entendu.
Les invités se groupe^it au hasard , les uns debout, les autres assis. On cause.)
George {à Walter).
Que dis-tu de notre intérieur?
Walter.
Très joli, mais un peu neuf; c'est encore trop cru ; moi j'aime les teintes vagues, les tons
neutres.