‹ Les intellectuels; pièce en trois actesChapitre 62 sur 92 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

George {satis malice).

Naturellement, c'est comme tout le monde.

James.

Ce qu'il te faudrait encore, c'est un harmonium, nous ferions de la musique sacrée.

George.

A l'aube, j'ouvre mes fenêtres ; les cloches sonnent et leur vibrations montent tout droit dans le ciel calme et pur; les oiseaux chantent {avec une simplicité affectée) ; c'est ma musique.

Karl.

Ah ! poète ! sacré poète ! Comme il a dit ça !

James.

Oui, c'est bon la campagne, je l'adore, surtout à cette heure-ci.

George.

La campagne, c'est merveilleux! Incomparable! Songez à la ville maintenant : la ville et ses habitants bourgeois.

Walter.

Les gros bourgeois! L'entassement de tous les égoïsmes !

{Marthe entre avec le thé (à Olga).

Veux-tu servir le thé avec moi, Olga!

Olga.

Avec plaisir.

{Elle se charge d'im plat de gâteaux et de sandii>ich.)

Marthe {avec la théière) {à James).

Comment le préférez-vous, fort ou faible? Il y a de l'eau chaude. Vous pouvez l'accommoder à votre goût.

James (se servaiit).

Voilà! voilà ! Un peu de lait, du sucre, beaucoup de sucre, c'est bon pour les os du crâne.

0\. G k {suivant).

Sandwich au jambon, langue ou gâteau sec?

James.

Gâteau sec. Je suis végétarien.

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