‹ Les intellectuels; pièce en trois actesChapitre 63 sur 92 · acte deuxième i · texte numérisé non relu

acte deuxième i

George.

Tiens, depuis quand?

James.

Depuis que j"étudie le sanscrit; il paraît que c'est épatant pour le cerveau, les légumes ! Tous les hommes de génie étaient végétariens ou à peu près.

{Marthe continue à servir, suivie d'Olga.)

Walter.

Fort, très fort ! Chez moi je le bois presque noir.

Marthe.

C'est très mauvais. Monsieur Walter, c'es pour se rendre malade; un peu de lait?

Walter {fanfaron).

Les boissons fortes! Ça me connaît, j'ai l'estomac blindé.

Karl.

Souviens-toi de ton absinthe de hier, Walter ; tu ne sais rien faire sans te singulariser. Tu vas avoir mal au cœur.

Walter.

Moi ! Allons donc! Je n'ai pas de cœur.

George.

Il fait tout a fait obscur à présent. Il faudrait éclairer.

Tous !

Non! Non! Le demi-jour! Rien n'est plus suave que le demi-jour.

George {toujours sa7îs malice).

Naturellement, tout le monde l'adore! Ah! oui, le soir qui tombe... {Api^ês im petit temps récitant) : Le ciel devient violet, les étoiles apparaissent soudain venant on ne sait d'où et les arbres noirs semblent se serrer les uns contre les autres comme pour mieux dormir. Des oiseaux invisibles cliantent une chanson de rêve...

Karl.

Poète va ! Poète!,.. Mais tu as raison, c'est l'heure exquise...

James {après im moment de silence).

Comment se ïmi-W que nous ne voyions plus Raph ? Est-il toujours malade '.

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