ACTE TROISIEME i Sy
paru : Le Rêve d'Automne. C'est absolument beau. Tu l'avoueras toi même.
Robert.
Je ne demande pas mieux.
Fabel.
Pendant que tu le liras, je vais jeter un coup d'œil à l'atelier. Tu sais, les affaires ça m'occupe toujours ; ce qui prouve, que je ne suis pas tant changé que çà.
Robert.
Je t'admire.
Fabel entre à V atelier.
Robert {seul cherchant le livre).
Rêve d'Automne. hh\ voici! Examinons la littérature de mon beau-frère et sans parti-pris, bien sûr! Sans parti-pris. Car, en somme, qu'ai-je à lui reprocher de sérieux? Son front? L'ai-gument est mince ! Puis de quel droit le juger? Que suis-je? Et si je le trouve mauvais ou bon, quelle sera la valeur de mon jugement? Au fond, rien n'est plus abstrait que la gloire littéraire, — c'est être traité de génie par quelques-uns, de crétin par quelques autres et être ignoré par la plupart !
l58 LES INTELLECTUELS