COHEN
Nous ne connaissons cet interprète que par une lettre écrite par le général commandant la division d'Oran^ au ministre de la guerre^ rendant compte de sa mort. Cohen^ interprète à la disposition du lieutenant-colonel Dubarail^ avait été tué dans Tattaque que firent les Arabes^ le 3 août 1833^ contre Mostaganem.
BARANÈS (René)
Né à Tunis en 1805^ de parents finançais ;
Guide-interprète de S"' classe en 1830;
Auxiliaire de 2™* classe en 1840 ;
Baranès, après avoir fait une expédition avec le général Desmichels^ commandant à Oran^ prit encore part à celles de Tlemcen et de la Tafiia. Le général Bugeaud le chargea de plusieurs missions spéciales. 11 donna surtout des
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preuves de capacité dans lest services des douanes et des domaines^ qu'il organisa k Mostaganem^ et qu'il dirigea jusqu^en 1835.
Resta ep0irite attaché à Plntendanoe miliftairs d'Qran.
MARTIN (ANTOIN&-TROPBZ)
Servit dans la marine mititaîre, en quaUté de commis aux écritures, de 1794 à 1824, époque où il naufragea sur la côte de la Régence i^Al$er à Stora. Il resta prisonnier des Arabes, jusqu'au moment où M . Deval, consul de fVanoe à Alger, obtint de le racheter. Pendant sept ans, il fut attaché au Consulat d'Alger, avec le titre de chancdier. C'est là qu'il apprit la langue arabe.
A la prise d'Alger, le général de Bourmont le nomma interprète de 3"" classe, employé à la marine, en qualité de capitaine de la Santé. Mort de vieillesse.
CANAPA (j£À]NrBikPT»TË)
Né le 28 février 1802, à Marseille, fils d'un ancien mamelouk de la Garde Impériale ; Guide-interprète, en 1830;
Id. de df' classe, en 1830;
Id. de 2« classe, en 1844.
P^idant longues années, Canapa fit partie de toutes les expéditionft qui eurent lieu dans les trois provinces, sous
les ordres die» généraux VcÂrol^ d'Ërlon^ Bapate)^ Rulhi^ res> Bostolan, Schramm^ de Rnmigny, et des colonels Leblond et Rollanrau.
n fiit blessé, sous les yeux du général de Rumigny, auquel il était attaché.
Chevalier de la Légion-d'honneur, le 22 avril 1847 . JiAtraité le 25 février 1863.
Mort à PhiKppeville.
REGIS-VARAGNAT
Guide-interprète de Tarmée, en 1830; Après la prise d'Alger, il donna sa démission, passa dans le corps consulaire, et fut envoyé en Orient.
ZACCAR ( Gabriel )
Né en Syhe; neveu du Père Zaccar, dont il a été fait mentioB {dus haut;
Guide-interprète en 1830;
Mort au mois d'octobre 1837, dans des circonstances assez dramatiques, que le général Bugeaud, alors commandant la division d'Oran, décrit en ces termes, dans une note que nous avons trouvée dans les papiers de Bémusat.
» J'ai à vous raconter un évëneroeoi des plus tragiques ; notre commissaire auprès de l'Émir Âbd-el-Kader^ le chef de batadUoo^ X»,
est devenu fou. Je crois que ce qui a accéléré cette crise, c'est la mort du fils de rÉmir, enfant de trois ans, qui a reçu les soins d'un médecin français. Le commandant s'est imaginé que les Arabes le soupçonnaient d'avoir fait empoisonner l'enfant, et dans cette préoccupation il a cru qu'on voulait l'assassiner. En conséquence, il est resté, pendant cinq jours, avec ses deux pistolets à la main, chargés et armés, son poignard dégainé à son côté. U tenait également armés tous les gens de sa maison ; il leur faisait faire une garde sévère ; en même temps il les considérait tous comme des traîtres ; mais ses soupçons et sa haine étaient surtout dirigés contre l'interprète Zaccar, qu'il considérait comme un espion, placé près de lui pour épier toutes ses actions et en rendre compte à celui qui l'avait envoyé près de lui.
» Le 24 de ce mois, sa folie devint furieuse; il tint presque toujours M. Zaccar au bout de son pistolet, sans lui permettre de sortir de l'appartement. Ce pauvre jeune homme imagina vainement toutes sortes de prétextes pour s'éloigner. La force du sommeil finit par l'emporter sur la terreur du pauvre interprète; il s'endormit pour ne plus se réveiller. Â quatre heures du matin, le 25 octobre, X... lui cassa la tête, et se tua lui-mi^me immédiatement.
»> Cet événement alarma beaucoup les autorités indigènes de Mascara ; elles craignirent que Ton n'attribuât cette mort à un assassinat, et elles s'empressèrent de faire dresser un procès- verbal par le docteur Warnier. Abd-el-Kader m'a écrit pour me témoigner la peine qu'il éprouvait de cet événement, et il m'engage à lui envoyer un autre oukil.