‹ Les interprètes de l'armée a'Afrique (archives du corps)Chapitre 56 sur 73 · PUBLICATIONS · texte numérisé non relu

PUBLICATIONS

1® Histoire des villes de BougiCy Gigelli, Séùif, Bône, La Calle^ Bouçàada^Bordj'boU'Areridjy Aïn-Beida^ Tebessaei Philippeville. (Société archéologique de Constantine) ;

2° Traduction du Kitob El-Adov^ani ou traditions arabes sur le Sahara de Constantine et de Tunis. (Société archéologique de Constantine) ;

3® Histoire des tribus de la subdivision de Constantine, (Société archéologique de Constantine) ;

4® Monuments dits celtiques ou mégallitiques en Algérie. (Société archéologique de Constantine);

5** Monographie du palais des beys de Constantine. (Société archéologique de Constantine) ;

6° Essai de grammaire kabj/le et dialogues français-kabyles (pour l'expédition de 1857) ;

7o Découverte d'ateliers de silex des temps préhistoriques (pointes de flèches) arju:- environs d' Ouargla {^"ç^OTt au ministre de rinstruction publique) ;

8** Le commerce des esclaves nègres dans le sud de V Algérie. (Rapport au ministre de Tinstruction publique. — Revue africaine ) ;

9» Conférences y faites à la réunion des officiers d'Alger^ s^ur les résultats obtenues jusqu^à ce jour par les études archéologiques algériennes]

10* Les HoA^ar y seigneurs des Hanencha (Revue africaine) y

11® Les descendants d'un personnage du roman arabe des Mille et une Nuits y à Biskra;

12* Éphémérides d'un secrétaire officiel soits la domination turque à Alger. (Traduction de Tarabe. — Revue africaine ) ;

13<> Les édifices religieux musulmans de Constantine ;

14° Album du musée archéologique de Constantine.

BOUDERBA (Ismaïl) (i)

Né à Marseille, le 25 janvier 1823.

Élève du collège Louis-le-Grand.

Interprète temporaire 28 février 1853.

Id. auxiliaire de !'• classe. 21 décembre 1853.

Id. titulaire de 3* classe. . 25 février 1860.

Id. id. de 2* classe. . 20 septembre 1863.

Id. id. de l'*' classe. . 25 mai 1867.

Id. principal 29 février 1872.

(i) Fils de Si Boudcrba, qui traita de la capitulation d'Alger avec le g6n6nl de Bourmont.

Chevalier de la Légion-d'honneur^ 19 octobre 1859. Membre de la Société historique algérienne.

1853-1854. -—Expéditions de la colonne de Laghouat et dans le Mzab.

1854. — A eu un cheval tué sous lui dans un combat contre U tribu des Oulad Oum el-Akhoua, insurgée.

1854-1855. — Expédition de Touggourt.

Du mois d'août 1858 au mois de janvier 1859, envoyé en mis8io& par le maréchal Randon, pour explorer les contrées qui sépareat Ouargla de R'at. (Voyage publié par la Revue algérienne et colomak, de décembre 1859).

1862-1863. — Attaché à la commission présidée par le commandant Mircher, dans son voyage à Ghadamès.

Actuellement auprès du général commandant la division de Constantine.

GABEAU (Charles)

Né à Coudray ( Maine-et-Loire), le 3 juillet 1831. Interprète surnuméraire, attaché au château d'Amboise, près la famille d'Abd-el-Kader . . . 4 juin 1851. Interprète temporaire 28 mai 1852.

Id. auxiliaire de 2® classe . 23 décembre 1853.

Id. titulaire de 3® classe . . l«>" mars 1858.

Id. id. de 2° classe . . 31 décembre 1863.

Id. id. de 1'® classe. . 15 janvier 1870.

Id. principal 29 février 1872.

Chevalier de la Légion-d'honneur. 4 juin 1862. Officier du Nichan de Tunis. ... 28 décembre 1863.

Commandeur du Nichan 9 octobre 1875.

Chevalier d'Isabelle-la-Catholique d'Espagne 10 juin 1870.

M. Gabeau fiit chargé, en 1852, d'accompagner Témir Abd-el-Kader à Brousse.

Au mois de juillet 1865, il était de nouveau mis à la disposition d' Abd-el-Kader, pendant son séjour à Paris. L'année suivante, il reconduisait à Damas les fils de Témir. Depuis cette époque, Gabeau est resté attaché au ministère de la guerre et au service de l'Algérie, à Paris.

Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 2 septembre 1854, dans un combat près de Sebdou .

Pendant Tannée 1854, Gabeau étant détache à Sebdou, fut chargé d^aller dans le désert d^Angad, avec Tagha des Hamian et ses cavaliers, pour protéger les tribus du Tell, qu^attaquaient les tribus du Maroc.

Quelque temps après, il accompagnait le colonel Baradère à la forteresse de Melila, pour effectuer de nuit, le rachat de matelots français, pris par les pirates du Riff ;

Pendant près d'une année, en Tabscnce de Tofficier titulaire du poste, Gabeau fut chargé d'administrer Tannexe d'Aïn-Temouchent.

Reçoit la mission de conduire à Bône le chérif d'Onargla, Mohamed ben Abdallah, prisonnier d'État, à la citadelle de Perpignan.

En 1870 et 1871, chargé de veiller sur les chérifs d'Ain-Madhi, qui se trouvaient en France, pendant la période de la guerre.

CLERC (Alfred- Joseph; (i)

Né à Paris, le i9 août 1829.

En 1833, le jeune Clerc allait en Egypte, auprès de son oncle maternel, le docteur Perron, savant orientaliste. C'est là qu'il commença ses études arabes, sous sa direction toute paternelle . Clerc eut aussi pour professeur le cheikh Mohammed Ayad, devenu plus tard professeur d'arabe à St-Pétersbourg, et le cheikh Mohammed Ibn Omar et Tounsy, auteur du Voyage au Darfov/r et du voyage au Ouaday^ ouvrages connus aujourd'hui en Europe, par les traductions françaises du docteur Perron.

En 1846, Clerc rentre à Paris, et poursuit ses études à l'École spéciale des Langues orientales, et au Collège de France, sous les auspices de Caussin de Perceval ; le 8 mai 1852 il était nommé directeur de l'école arabe-française à Constantine ;

Interprète titulaire de 3*^ classe, le 21 décembre 1853. Id. 2^ classe, le 20 février 1856.

Id. Isolasse, le 20 juin 1866.

Interprète principal, le 28 février 1873.

Chevalier de la Légion-d'honneur, le 1 1 janvier 1876.

M. Clerc, après avoir été pendant six années chargé de la rédaction du journal arabe le Mobacher, à Alger,

(1) Neveu du Docteur Perron, orientaliste distingué, ancien directeur de Tccole de médecine d'Egypte, puis directeur, à Alger, du collège arabe- français et inspecteur des écoles arabes .

Voir plus loin la notice sur le docteur Perron.

était ensuite détaché dans le service actif des cercles et subdivisions. 11 est aujourd'hui auprès du général commandant la province d'Oran.

Membre fondateur de la Société historique algérienne .

Membre de la Société asiatique de Paris .

Dès 1846, Clerc a commencé à livrer à la publicité ses productions littéraires qui sont :

t* Rapport sur les résultats de l'expédition prussienne dans la haute Nubie, par le docteur A^eken {Revue archéologique du 15 juin 1846^ ;

2** Lettre à M. deSauley sur quelque antiquités égyptiennes et le bœuf Apis {Rew^ archéologique du 15 janvier 1847) ;

3® La justice du Kadi^ traduit de l'arabe [Revue orientale et algérienne^ février 1852) ;

4° Les hommes d'autrefois^ traduit de l'arabe (même revue, décembre 1858) ;

5* La mort d'Hippocrate^ légende arabe (Gazette médicate, janvier 1858;.

De 1846 à 185?, Clerc a pubUé, dans l'Encyclopédie de Firmin-Didot et dans l'Encyclopédie du XIX* siècle, plusieurs articles importants sur la géographie et l'histoire orientales. Dans le Naceri ou traité d'hippologie arabe, traduit par le docteur Perron, il y a plusieurs longues notes, signées de Clerc, entre autres une notice sur Makrizi et un aperçu sur le Kitab el Arani el Kébir.

GOURGEOT (François)

Né à Lyon, le 7 février 1828.

Soldat au 4r de ligne 7 juiUet 1846.

Interprète temporaire

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

auxiliaire de 1" classe, titulaire de 3' classe.

id. de 2<' classe.

id. de 1« classe, principal

Chevalier de la Légion-d' honneur.

7 septembre 1849.

24 février 1850.

24 janvier 1853.

25 février 1860.

15 janvier 1870.

28 février 1873.

30 décembre 1863.

A eu la jambe cassée, le 25 novembre 1848, par suite d'uae chute de cheval, faite dans un service commandé.

Cité à Tordre de la division d^Oran, le 4 janvier 1854, pour avoir été légèrement blessé à la main, avoir conUûbué, par son courage^ au succès du combat de Brazia, et s'être très-bien conduit à celai deTigri.

M . Gourgeot est actuellement détaché dans la province d'Oran, en qualité de commissaire-enquêteur, pour la constitution de la propriété indigène.

JAUVAT (François)

Né à Marseille le 31 janvier 1828.

Interprète temporaire

Id . aux iliaire de 2* classe .

Id. id. de 1"* classe.

Id . titulaire de 3* classe .

Id. id. de 2* classe.

13 mars 1852.

21 décembre 1853.

16 février 1856.

Ur mars 1858.

21 janvier 1863.

Interprète titulaire de Irt classe. 31 janvier 1871. Chevalier delà Légion-d'honneor. 22 mars 1872. Officier du Nichan de Tunis. . . 17 janvier 1876.

Jauvat n*a pas eu la bonne fortune de faire partie d'aucune des expéditions, faites en Algérie, depuis qu'il est au service ; mais, il a accompli, fréquemment, des missions délicates et dangereuses qui avaient aussi leur importance.

RICOT ( Emile- Alphonse )

Né à Paris, le 10 janvier 1841 .

Inter^Hrète auxiliaire de 2* classe. l*' mars 1858.

Id. id. de !'• classe. 28 février 1860.

Interprète titulaire de 3* classe. 21 janvier 1863.

Id. id. de 2« classe. 20 juin 1866.

Id. id. de 1« classe. 29 février 1872.

Attaché au général commandant la division de Constantine.

4876. — Expédition contre Toasis d*El-Amrl et la tribu des Bou* Azid insurgée.

LEHOC (Pierre)

Né à Boulogne-sur -Mer (Pas-de-Calais), le 29 juin 1832. Soldat à la l'^comp'* d'ouvriers. . 16 décembre 1853. Interprète auxiliaire de 2* classe. 1" mars 1858.

Id. id. de l'*' classe. 28 février 1860.

Id. titulaire de 3« classe. 18 mars 1863.

Interprète titulaire de 2« classe. 27 janvier t866. Id. id. de 1" classe. 11 juin 1872.

Membre de la Société historique algérienne.

GUIN (Louis-Elie)

Né à Marseille, le 25 novembre 1838.

Interprète auxiliaire de 2* classe, l*' mars 1858.

Id . id . de l '^ classe . 28 février 1860.

Id. titulaire de 3«« classe. 1" janvier 1864.

Id. id. de2"« classe. 25 mai 1867.

Id. id. de reclasse. 11 juin 1872.

£d 1864, rioterprète Guin était attaché à la colonne de Toakria, commandée par le colonel Dumont, puis à celle du général Ldébert. Assista aux combats d^Ain Malakoff et autres engagements qui eurent lieu pendant cette campagne.

1871. — Insun^ection . — A pris part aux engagements qui ont eu lieu dans les environs de l'Oued Okhiris, et au combat de Scrroudj, à la suite duquel il était cité à Tordre.

Le 6 avril, le colonel commandant à Aumalc lui donnait le commandement de 200 chevaux de goum, à la tcHe desquels il marchait sur le caravansérail d^El Asnam. Ce poste était attaqué, depuis quatre jours, par les contingents de Bou Mezerag Mokrani. Guin avait pour mission de porter des cartouches au détachement de zouaves, qui gardait le caravansérail, et d'en ramener la station d'étalons de la remonte. Il eut la bonne chance de surprendre, au point du jour, les Kabyles endormis et de disperser les postes que l'ennemi avait placés autour du caravansérail. L'opération réussit parfaitement : les cai'touches furent remises, les étalons évacués, et la petite gar-

nisoQ put profiter de la présence du goum, pour faire des provisions d'eau .

Bou Mezerag, qui, avec le gros de ses forces, était à TOued Zeïan, accourut, en entendant la fusillade, mais arriva trop tard .

Le 10 avril, après une charge exécutée par deux escadrons de chasseurs d'Afrique, Finterprète Guin allait enlever, sous le feu de Tenncmi, le corps du maréchal-des-logis Castain, frappé d'une balle pendant la charge.

Attaché ensuite à la colonne du général Cérès, il prenait part aux affaires de Teniet Oulad Daoud.

Au mois de juillet suivant, Guin partait avec la colonne du colonel Ponsard, allant châtier les Béni Menacer et débloquer la ville de Cherchel.

Guin est membre de la Société historique algérienne.

11 a publié diverses monographies et études historiques sur la province d'Alger, entre autres celles sur les Nezliaou ;

Sur le Bey Mohamed ;

La notice sur la famille Robrini de Cherchel;

Notices sur la tribu des Adaoura d'Àumale .

AHMED BEN LEFGOUN (i)

Né à Constantine, le 12 février 1829. (Naturalisé.)

Interprète temporaire 1'' janvier 1850.

Id. auxiliaire de 2* classe 21 décembre 1853.

(1) De la famille des Lefgoun, cheikhs el Islam de Constantine sous la domination turque.

Interprète auxiliaire de 1^ classe Id. titulaire de 3« classe Id. id. de 2* classe .

Id. id. de 1" classe.

Chevalier de la Légion-d'honneur

16 février 1856.

18 mars 1863.

25 mai 1867.

28 février 1873.

10 juin 1866.

Ahmed ben Lefgoun a traduit en arabe et publié plusieurs ouvrages de notre littérature.

TADCHON (Léon)

Né à Aix (BoUches-du-Rhône), le 24 septembre 1837.

Chasseur d'Afirique (3* régiment),

Brigadier.

Interprète auxiliaire de 2* classe .

Id. id. de Isolasse.

Id. titulaire de 3« classé. .

Id. id. de 2« classe. .

Id. id. de 1" classe..

24 septembre 1855.

28'février 1860.

31 janvier 1863.

25 mars 1865.

15 janvier 1870.

28 février 1873.

Tauchon est l'auteur de quelques publications sur Tétude de la langue arabe.

J871. — Expédition dans la Kabylie orientale, colonne du général Pouget.

Longtemps attaché au commandement supérieur de Biskra, il a fait de nombreuses courses dans le sud.

1876. — Expédition contre Toasis d'El-Amri et la tribu des Bou- Azid en révolte. — Général Carteret.

ARNAUD (Marc-Antoine)

Ne à Alger, le 18 août 1835.

Interprète auxiliaire de 2* classe . 28 février 1860.

Id. id. de 1" classe. 18 mars 1863.

Id. titulaire de 3* classe . . 27 janvier 1866.

Id id. de 2« classe . . 15 janvier 1870.

Id. id. de 1^' classe. . 28 février 1873.

1864. — Expédition dans le cercle de Djelfa. Général Yousouf.

Membre de la Société historique algérienne.

A publié, dans la Revue africaine, plusieurs notices fort intéressantes, notamment une histoire de la grande tribu des Oulad Naïl, le récit d'une exploration dans le Djebel bou Kahil et du siège d'Aïn-Madhi par Abd-el-Kader.

Depuis 1866, Arnaud est charge de la traduction en arabe du journal officiel le Mobacher.

BULLAD (Georges-Charles)

Né à Marseille, le 24 juillet 1827.

Interprète temporaire 17 février 1847.

Id. auxiliaire de 2* classe . 6 février 1850.

Id. id. de Isolasse. 14 mars 1851.

Id. titulaire de3' classe. 25 février 1860.

Id. id. de 2« classe. 8 janvier 1868.

Interprète titulaire de l" classe. 28 décembre 18T5.

Chevalier de la Légion-d'honneur 14 août 1865.

Membre de la Société asiatique et de la Société historique algérienne.

Déteché, de 1848 à 1851, auprès de Vénnr Abd-o^Kader, au fort Lamalguc, au château de Pau, puis à Amboise.

1847. — Expédition du maréchal Bugeaud dans la vallée de Bougie.

1852. — Rappelé d'Algérie au ch&teau d' Amboise, et désigné pour accompagner à Brousse Abd-el-Eader et sa famille .

1855. — En mission près d'Abd-el-Kader en Syrie, et mis à la disposition du ministère des affaires étrangères jusqu'en 1858, époque de sa rentrée en Algérie.

1864. — Expédition des Beni-Ourar, colonel Lallemand.

1864. — Expédition du Dahra, colonel Lallemand.

REY ( Aaiédée-Jacques )

Né h Harmaca (Ue-de-Chypre), le 3 janvier 1827.

Interprète temporaire 25 juin 1846.

Id. auxiliaire de 2« classe . 19 novembre 1846.

Id. id. de !'• classe. 16 janvier 1852.

Id. titulaire de 3* classe. 21 décembre 1853.

Id . id . de 2« classe . 1 8 mars 1 863 . Chevalier de la Légion-d'honneur 12 mars 1866.

BALLESTEROS (André)

Né à Cadix, le 17 juin 1822.

(Naturalisé français) .

Brigadier aux gendarmes maures . 15 avril 1841.

Brigadier aux spahis réguliers . 14 décembre 1842.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 5 mai 1854.

Id. id. de l'hélasse. 1«' mars 1858.

Interprète titulaire de 3« classe. 15 janvier 1862.

Id. id. de 2« classe. 31 janvier 1871.

Chevalier de la Légion-d'honneur. 6 mars 1867 . Officier du Nichan de Tunis.

Membre de la Société historique algérienne.

Le 18 avril 1841, Ballcsteros faisait partie de la colonne commandée par le général Baraguay-d'Hilliers, qui détruisit Boghar, Tun des postes fortifiés d'Âbd-el-Kader.

En 1841 et 1842, assiste au ravitaillement de Médéa et de Miliana.

En 1842, il faisait partie du peloton de gendarmes maures, servant d'escorte au général de Bar, opérant avec sa colonne contre les Beni-Seliman.

Assistait en 1842, aux combats de rOued-Fodda et de TOucnseris, colonne commandée par le général Changarnier.

A un cheval tué sous lui et est légèrement blessé au front, le 14 décembre 1842, chez les Sebeh; nommé brigadier sur le champ de bataille par le général Youssouf.

Assiste le 16 mai 1843, à la prise de la smala d'Abd-cl-Kader, par S. A. R. le duc d'Aumale.

En 1857, les Oulad-Chaîb, delà division d'Alger, et les Oulad Khelif de la division d'Oran, avaient pris les armes et se battaient entre

eux . L'interprète Ballesteros était envoyé à Tagguine avec quelques cavaliers arabes, et réussissait à mettre fin à la lutte de nos populations nomades. Déjà il y avait en de nombreux tués de part et d'autre. La manière satisfaisante et énergique avec laquelle il accomplit cette mission, lui valut d'être immédiatement élevé d'un grade dans le corps des interprètes.

DESBAROLLES (Adolphe) (i)

Né à Paris, le 8 octobre 1827.

Elève de Técole des langues orientales de Paris.

Interprète temporaire 24 janvier 1851.

Id. auxiliaire de 2" classe. 31 décembre 1853.

Id. titulaire de 3' classe. 20 février 1856.

Id. id. de 2* classe. 28 février 1873.

FÉRAUD (Laurent-Joseph) (2)

Né à Villefranche (Alpes-Maritimes), le 11 mars 1837. Interprète auxiliaire de 2* classe 29 avril 1856.

Id. id. de 1" classe. 18 mars 1863.

Id. titulaire de 3* classe. . 20 juin 1866.

Id. id. de 2« classe. . 28 février 1873.

Chevalier de la Légion-d'honneur. 20 novembre 1872 .

(1) Fils de Dcsbarolles, l'auteur de la Chiromancie.

(2) Frère cadet de l'interprète principal .

Membre de la Société hidtoriqiie algérienne .

1856-1857. — Expédition de Tougourt, Ouargla et le Souf. — Général Desvaux.

1859. — Ck)lonne du Zouar'a. — Général Lefèbvre.

1871. — Insurrection. — Siège de Bougie. A servi de guide aux mobilisés et aux matelots de la frégate la Jeanne-cPArc^ dans toutes les sorties faites pour dégager les abords de la place, envahis par les contingents révoltés du pays kabyle.

A fait partie de la colonne commandée par le général Lapasset ; puis, successivement, de celles des colonels Ponsard et Thibaudin, pour soumettre les tribus de la vallée de TOued Sahel.

ROBERT (Raymond)

Né à Malte^ de parents français^ le 20 juillet 1836. Commis à la préfecture d'Alger. . 13 mars 1857.

Interprète judiciaire 7 mars 1859.

Interprète militaire auxiliaire de

^ classe. 15 novembre 1860.

id. 1" classe. 20 septembre 1863.

Id . titulaire de 3* classe . 29 avril 1868.

Id. id. de 2« classe. 28 février 1873. Officier du Nichan de Tunis, 1872.

Membre de la Société historique algérienne.

TADCHON (Charles) Né à Paris, le 24 septembre 1843.

Engagé volontaire au 3* chasseurs

d'Afrique • . . .

Interprète auxiliaire de ^ classe.

Id. id. de 1" classe.

Id. titulaire de 3« classe. .

Id. id. de 2« classe. .

30 novembre 1860.

19 novembre 1863.

27 janvier 1866.

6 juin 1868.

28 février 1873.

SEIGNETTE (Napoléon)

Né à Londres (Français), le 9 février 1835.

Licencié en droit.

Interprète auxiliaire de 2* classe .

Id. id. de 1" classe.

Id. titulaire de 3'' classe.

Id. id. de2^ classe.

10 décembre 1864.

25 mai 1867.

31 janvier 1871.

28 février 1873.

Colonne Colonieu : de Géryville à Figuig ; retour par Iche. - Combat d'Âuraka. — Mort du capitaine Morin. — Razia à Boa Guil à Bougrien.

Colonne Colonieu. — Géryville à Asla-Chelala.

Colonne Wimpfen. — Tlemcen à Aïn Chair. — Colonel Lajailh — Razia des Ouled Sidi Cheikh à Ain Defla.

Colonne Colonieu. — Ain Béni Mathar.

Seignette a publié une étude sur la production ind gène.

Il prépare, en ce moment, une nouvelle traduction ( Sidi Khelil et de ses commentateurs, sur la jurispruden musulmane .

LESPINASSE (Emile)

Né à Nîmes (Gard), le 29 janvier 1841.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 28 février 1860.

Id. id. de reclasse. 28 janvier 1865.

Id. titulaire de 3« classe. 8 janvier 1868.

Id. id. de 2* classe. 6 mars 1874.

LEGUAT (Louis-Léon)

Né à Paris, le 25 août 1845.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 10 décembre 1864.

Id. id. de 1" classe. 6 juin 1868.

Id. titulaire de 3* classe. 31 juillet 1871 .

Id. id. de 2« classe. 16 juillet 1874.

Pendant Tinsurrection de 1871, Tinterprète Leguay a été attaché aux colonnes commandées par le colonel Fourcbault et le général Lapasset, opérant du côté de Palestre.

Il était placé ensuite auprès du général Ijallemand, au Col des Beni- Aïcha, Tizi-Ouzou, Fort-National, et au combat d'Icheriden .

COLAS (Arthène)

Né à Clermont-Ferrand, 22 mars 1845.

Engagé volontaire aux tirailleurs algériens, le 22 avril

Interprète auxiliaire de 2 classe 1 Id. id. de Isolasse

Id. titulaire de 3e dasse.

Id. id. de 2« classe,

A DjeUa, pendant rinsurreption de 1871 .

19 novembre 1863.

20 février 1868.

29 février 1872.

6 août 1875.

Membre de la Société historique algérienne.

SONNECK (CONSTANTIN-LODIS)

Né à Paris, le 14 mai 1849.

Interprète auxiliaire de 2^ classe.

Id. id. de l^'' classe.

Id. titulaire de 3^ classe. .

Id. id. de 2* classe. .

25 septembre 186^.

15 janvier 1870.

28 février 1873.

24 novembre 1875.

DAYAN (Lucien)

Né à Tunis en 1831 (naturalisé) .

Interprète temporaire

Id. auxiliaire de 2* classe .

Id. id. de Isolasse.

Id. titulaire de 3" classe . .

Chevalier de la Légion-d'honneur.

5 février 1847.

6 février 1850.

21 décembre 1853.

20 septembre 18G3.

3 août 1875.

GUÉRIN (ÉDOUARD-PlERRE)

Né à Bône, le 20 janvier 1842-

Interprète auxiliaire de 2« classe . 10 décembre 1864.

Id. id. de Ire classe. 25 mai 1867.

Id. titulaire de 3« classe. • 15 janvier 1870. Chevalier de la Légion -d'honneur^ 1873.

Officier du Nichan de Tunis.

Membre de la Société asiatique.

4871. — Pendant Tinsurrection, Tinterprète Gu^rio était attacha* à la subdivision de Dellys.

Dès le 17 mai, il était notoire que les Béni Ouaguennoun et les Flissat-el-Bahar étaient en révolte. Les villages européens de Rébeval et de Bcn-Nechoud devaient être attaqués, le lendemain, par les Boni Thour et les Taourga. Les malheureux habitants des villages n'ont que le temps de charger, à la hÂte, sur des chariots, ce qu'ils pouvaient emporter, et de se réfugier à Dellys. L'interprète Guérin, avec huit spahis, protège leur retraite, en échangeaat des coups de fusil avec les Elabyles qui les poursuivaient.

Le surlendemain, Gu<^in partait sur l'aviso le Daim^ et débarquait à l'embouchure de Tisser, pour se mettre en relations avec le kaid des Isser Ouidan et s'aboucher avec les quelques Kabyles qui nous restaient fidèles. Pendant cette périlleuse mission, qu'il avait luimême sollicitée, il acquit la certitude que toutes les tribus étaient révoltées, jusqu'à la Miti^ja.

ALATA (Charles) Né à Alger, le 5 juin 1845.

Interprète auxiliaire de 2e classe . 18 mars 1863. Id. id. de l'hélasse. 29 avril 1868.

Id. titulaire de 3' classe. .

Alata a pris une part très-active aux opérations militaires qui ont eu lieu, dans le sud de la province d* Alger, en 1865, étant attaché au colonnes Morand et Arnaudeau.

En 1871, pendant l'insurrection, il a marché avec les colonnes opérant chez les Béni Menasser. Le colonel Nicot, commandant la colonne de Miliana, s'exprimait en ces termes à son si^jet :

« Camp d'Iril Ouzerou, le 21 août 1871.

» Hier, dans raprès-midi, grâce à la perspicacité de Tinterprète Alata, les femmes et toute la famille du kaïd Bou Zidi, principal promoteur de Tinsurrection dans les tribus de l'ouest des Benl Menasser, ont été arrêtées et conduites à mon camp. La révolte est terminée dans toutes ces tribus. (Moniteur,) »

Enfin, en 1873, Alata accompagnait le commandant de Grérjville, avec le goum des Trafi, à El-Abiod-Sidi-Cheikh, Bou-Chagroun et Chellala, pour défendre cette ligne contre les incursions des Oulad- Sidi-Hamza.

Membre de la Société historique algérienne.

PHILIPPE ( Fernand )

Né à Arbois (Jura), le 6 juin 1843.

Répétiteur au collège arabe-français d'Alger 15 mai 1861.

Directeur de l'école arabe-française de Djelfa 28 avril 1863.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 15 novembre 1865.

Id. id. de l'* classe. 29 avril 1868.

Id. titulaire de 3* classe. 28 février 1873.

Id. id. de 2* classe. 28 décembre 1875.

1871. — Assiste au blocus de Gigelli, pendant la révolte kabyle.

Membre de la Société archéologique de Constantine.

VALLBT (Victor)

Né à Valence (Drôme), le 20 avril 1846.

Engagé volontaire au 1" d'artillerie.

Interprète auxiliaire de 2« classe. 27 janvier 1866.

Id. id. de Isolasse. 10 avril 1869.

Id. titulaire de 3« classe. 28 février 1873.

1871 . — Assiste au sidgc et à la défense de Bordj-bou-Areridj contre Mokraui, pendant lesquels il s'est bravement conduit. Cité au rapport.

Expédition dans la Kabylic, le flodna et le Bou-Taleb. — Attaché au général Saussier, qui eut à livrer plus de vingt combats aux révoltés.

Membre de la Société historique algérienne.

GANDOLPHE (Georges)

Né à Tunis (lî>ançais), le 5 avril 1838.

Interprète auxiliaire de S'' classe. 18 mars 1863. M. id. de Isolasse. 15 janvier 1870.

Id. titulaire de 3* classe. -28 février 1873.

Expédition de Boucàada 1864, colonel de Lacroix .

Chevalier de Tordre de Saint-Marin.

Officier du Nichan de Tunis.

Membre de la Société historique algérienne.

HERMANN (Julien-Napoléon)

Né à Mostaganem^ le 17 septembre 1849.

Interprète auxiliaire de 2^ classe. 25 septembre 1867.

Id . id . de l '^ classe. 3 1 janvier 187 1 .

Id. titulaire de 3« classe. 16 décembre 1873.

PATORNI (Antoine)

Né àlParis, le 9 octobre 1842.

Membre de la Société historique algérienne. Engagé volontaire à la section des commis de T intendance 8 avril 1864.

Interprète auxiliaire de 2'" classe. 25 septembre 18G7.

Id. id. de ^« classe. 31 juillet 1871.

Id. titulaire de 3'' classe. 16 décembre 1873.

GANTIER (Louis)

Né à Nimes (Gard), le 18 septembre 1844 . Interprète auxiliaire de 2* classe. 18 mars 1863.

Id. id. de l** classe. 25 mars 1865.

Id. titulaire de 3' classe. 6 mars 1874.

BRUDO (Adolphe)

Né à Ténès (Algérie), le 14 septembre 1845. Interprète auxiliaire de 2* classe. 25 septembre 1867.

Id. id. de !'• classe. 31 juillet 1871.

Id. titulaire de 3* classe. 15 mai 1874.

GOUTAN (Félix)

Né àFormérico (Oise), le 28 juillet 1849.

Interprète auxiliaire de 2° classe. 25 septembre 1867.

Id. Id. de Isolasse. 11 juin 1872.

Id. titulaire de 3« classe. 9 janvier 1875.

POULHARIÉS (Isidore)

Né à Alger, le 30 juin 1845.

Engagé volontaire au T' tirailleurs algériens 25 juillet 1865.

Caporal 1866.

Interprète auxiliaire de 2« classe. 10 avril 1869.

Id. id. de Isolasse. 18 mars 1873.

Id. titulaire de 3« classe. 21 janvier 1875.

1871. — Blocus de Bouçâada et combats pendant Tinsur rection .

Poulharies est actuellement hors cadre et détaché à la Guy&o Française, à la disposition de la marine.

YERDURÀ (Joseph)

Né à Bône, le 6 octobre 1847.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 10 avril 1869.

Id. Id. de 1'" classe. 18 mars 1873.

Id. titulaire de 3* classe. 25 mars 1875.

GOUJON (Alphonse)

Né à Dijon, le 23 janvier 1848.

Engagé volontaire au 1" zouaves. 6 mars 1868.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 10 avril 1869.

Id. id. de 1'* classe. 18 mars 1873.

Id. titulaire de 3^ classe. 6 août 1875. Membre de la Société historique algérienne.

GALTIER f Jean-Pierre )

Né à Médéa, le 7 mai 1848.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 10 avril 1869.

Id. id. de Isolasse. 20 décembre 1873.

Id. titulaire de 3* classe. 24 novembre 1875.

SCHLEMEU (Félix)

Né à Constantine, le 20 octobre 1850.

Interprète auxiliaire de 2* classe. 10 avril 1869.

Id. id. de l" classe. 18 mars 1873.

Id. titulaire de 3« classe. 28 décembre 1875.

MAHMOUD CHEHAB (l'émir)

Né au Liban^ le 10 décembre 1837.

Décoré du Medjidié de Constantinople.

Interprète temporaire 12 juillet 1869.

Id. auxiliaire de 2* classe. 15 octobre 1870.

Id. id. de 1'' classe. 18 mars 1870.

Id. titulaire de 3*" classe . 15 mars 1876.

^histoire de la famille de Kérair Chehab est des plus curieuses ; elle a été publiée, en langue arabe, à rimprlmerie de Beyrouth. Voici, en résumé, les faits principaux qui la concernent :

Malek, surnommé Ghehab, fils de El-Harès, un des disciples de Mohomet, reçut de Bou Beker, premier khalife de Tislamisme, le

titre d'6mir et le commandement des Arabes qui firent la conquête de Damas. 8'étant ensuite empari* de Houran, Malek fut nommé goavorneur de cette province par Omar ben Kbattab. La souveraineté (k la famille de Malek Chchab se transmit de père en fils jusqu'en !17i^ époque à laquelle éclata une rivalité entre le roi de Damas et le roi d'Egypte. L'émir Chehab, allié de ce dernier, émigra alors; et, après avoir contribué à combattre les Croisés, alla se fixer dans le Liban, dont sa famille ne tarda pas à prendre le commandement suprême, de l'assentiment du sultan de Constantinople. LMmir Haïdar Chebab s'établissait, en 1697, à Dcïr-cl-Kamar, siège de son gouvernement du Liban. Au siècle dernier, son descendant, l'émir Ali, se convertissait, ainsi que toute sa famille, à la religion chrétienne. Les émirs Chehab prirent une part active aux guerres de Méhémct-Ali contre la Turquie, puis à celles qui éclatèrent entre les Druses et les Marcniles. La Turquie, profitant des divisions des Libanais, nomma un gouverneur druse, à l'exclusion des Chehab, et nous voyons ceux-ci obligés de s'expatrier et de chercher un refuge, tanUU à Malte, tantôt à Constantinople. Les survivants de là famille étaient enfin autorisés par la Porte à rentrer dans leur pays.

Mansour Chehab, que la chute des siens avait ruiné, confia son fils Mahmoud aux pères jésuites du Liban, afin que, par une bonne éducation, il put embrasser telle carrière qu'il désirerait.

En 1855, pendant la guerre de Crimée, le jeune Mahmoud recrutait, dans le Liban, un corps de volontaires, qui s'embarqua à Saiot- Jean-d'Acre et alla, à Kamicch, se mettre à la disposition du général français. Les Libanais furent employés à faire les ravitaillements de l'armée.

Lorsque la guerre éclata, en 1860, entre les Druses et les chrétiens de Syrie, Mahmoud se mit au service de la France, en qualité de guideinterprète de notre corps expéditionnaire, sous les ordres du général de Beaufort Un certificat délivré par le colonel Chanzy, commandant du quartier-général, établit qu'il fit, en cette circonstance, preuve de dévouement et d'intelligence.

Après le départ de l'armée expéditionnaire de Syrie, l'émir Mahmoud Chehab resta attaché & l'officier français commandant la mis-

tion militaire, avec le titre d'officier d'ordonnance de Daoud-Pacha, .-^uvcrneur du Liban .

Nous le retrouvons, ensuite, employé à diriger les chantiers d'Arabes travaillant au percement de Tisthmc de Suez, et, en6n, en 1869, arriver en Algérie,* où le maréchal de Mac Mahon, gouverneur général y le faisait nommer interprète militaire auxiliaire, après l'avoir soumis aux épreuves de l'examen réglementaire.

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