‹ Les intoxicationsChapitre 57 sur 116 · I. — Empoisonnement aigu et subaigu · texte numérisé non relu

I. — Empoisonnement aigu et subaigu

lu Matières toxiques.

Le cuivre métallique n’est pas toxique par lui-même, et les indispositions, plus ou moins graves, qui ont été signalées chez les personnes qui, par inadvertance, avaient avalé des pièces de monnaie, ont été singulièrement exagérées ; en général, ces corps étrangers peuvent séjourner pendant plusieurs jours dans le tube digestif sans donner lieu au moindre accident d’intoxication. Cependant lorsque, au bout de quelque temps, la surface du cuivre métallique absorbé s’est recouverte, sous l'influence des sucs organiques, d’une couche d’un sel soluble, il peut y avoir absorption d’un sel cuprique, et alors seulement peuvent survenir des symptômes d’intolérance.

Le cuivre à l’état pulvérulent ou à l’état de limaille a pu occasionner des accidents, sans doute parce que la surface plus grande offerte aux sucs oxydants permet la production d'une quantité plus considérable de sel soluble et toxique. Drouard et Burcq ont fait avaler à des chiens de la limaille de cuivre pur jusqu’à la dose de 10 et 15 grammes pendant plusieurs jours consécutifs. Les animaux ont rendu le cuivre par l’anus et n’ont présenté aucun symptôme d’intoxication. Orfila rapporte le cas suivant : des étudiants firent prendre à un malade de la limaille de cuivre, mélangée à de la mie de pain, à la dose de 3, puis de 20 centigrammes par jour; ce malade aurait présenté des symptômes graves d’intoxication, et Orfila pensa que l'intoxication était due à ce que la limaille de cuivre était oxydée avant l’ingestion.

Du reste, et j’aurai l’occasion de vous en parler à propos

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