‹ Les inutiles du mariageChapitre 2 sur 12 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

loisCy en se soumettant à la critique du goût y je veux dire de l'esprit français.

Louis Ulbâch.

Puisque le divorce légal redevient à la mode en France et va désormais régulariser certains divorces de fait qui réclamaient vainement leur consécration ; puisqu'il n'admet pas la séparation absolue pour cause d'incompatibilité d'humeur, il me paratt piquant de montrer comment l'ancienne législation,

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pratiquée par des tribunaux ecclésiastiques, annulait des mariages, pour cause d'incompatibilité de tempérament, c'est-à-dire d'inutilité dans le mariage.

Un homme qui ne peut être père a-t-il droit à une femme? Cette étude touche à ce qu'il y a de plus sérieux, la constitution de la famille. Elle paraîtra cependant légère et parfois burlesque; c'est la faute de l'humanité qui prête toujours à rire dans ses fonctions les plus augustes.

Les livres les plus gais seront toujours les livres d'histoire complets, n'omettant rien, pas plus les secrets d'alcôve, qui sont souvent des secrets d'Etat, que les détails de physiologie, qui sont souvent des secrets dynastiques.

On assure qu'actuellement le chiffre des mariages stériles augmente dans des proportions considérables. Le divorce, en remaniant les couples^ diminuera-t-il cette progression désastreuse ?

Je crains qu'il ne puisse rien contre la stérilité calculée. Quant à celle qui est involontaire, la science la nie, au moins chez la femme.

Elle a trouvé le moyen de tourner les difficultés que Ton croyait infranchissables. Plus d'obstacles de la part de la plus belle moitié du genre humain I Madame Récamier, elle-même, eût pu concevoir. Or, il en est de la parturition comme de l'éloquence : ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Il n'y aura plus de femmes muettes. Quelle conquête I La vierge de l'Abbaye-aux-

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Bois eût pu léguer à la génération de curieux modèles d'une sélection parfaite, le produit humain de la beauté accouplée au génie I

Mais peut-être Chateaubriand eût-il mal tenu sa partie dans le duo I C'est là le mystère qui reste et que la justice prétendait éclaircir, dansées singulières audiences, appelées congrès, aussi immorales, dans un autre genre, que bon nombre de réunions diplomatiques, tenues sous le même nom.

Le président Bouhier prétend que ce débat en champ clos, sous l'œil de la justice, fut imaginé en France au XIV* siècle.

Je crois que l'origine est moins ancienne et qu'elle ne remonte pas au delà de la moitié du xvi^ siècle.

Voltaire, qui parle de Timpuissance en philosophe expert, puis résigné, et qui avait été obligé de consentir à l'infidélité de madame du Châtelet avec Saint-Lambert, s'exprime ainsi :

« C'est chez l'homme seul que le physique est dirigé et corrompu par le moral; la variété et la singularite.de ses appétits et de ses goûts est prodigieuse. On a vu un homme qui tombait en défaillance, à la vue de ce qui donne des désirs aux autres.

» Un prince, héritier d'une grande monarchie, n'aimait que les pieds ; les femmes, par le soin de les cacher, avaient tourné vers eux l'imagination de plusieurs hommes.

» Cette imagination passive a produit des singularités dont lé détail est à

peine compréhensible. Souvent une femme, par son incomplaisance, repousse le goût de son mari et déroute la nature. Tel homme qui serait un Hercule avec des facilités, devient un eunuque par des rebuts. C'est à la femme seule qu'il faut alors s'en prendre. Elle n'est pas en droit d'accuser son mari d'une impuissance dont elle est cause. Son mari peut lui dire : — « Si » vous m'aimez, vous devez me faire » les caresses dont j'ai besoin pour » perpétuer ma race ; si vous ne » m'aimez pas, pourquoi m'avez-vous » épousé? »

M. Sardou a mh récemment une préface à un joli petit Traité expérimental de Vamour, dans lequel un médecin traduit en préceptes pratiques

les conseils de Voltaire. Si j'avais Fambition de faire décerner, par TAcadémie française, un prix de vertu au livre que j'entreprends, je ne doute pas que M. Sardou ne fût le premier à le recommander aux tout-puissants juges des congrès littéraires.

La gloire suprême, ce serait que Tauleiir de Daniel Bochat, qui ne veut pas de mariage inutile, voulût bien proclamer lui-même les bonnes intentions de mon œuvre, vouée à la reconstitution de Talcôve conjugale et à la consommation du mariage.

En attendant M. Sardou, retournons à Voltaire.

Il admire ayec quelle sagacité les canonistes et surtout les religieux de

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mœurs irréprochables ont fouillé dans les mystères de Tamour.

« Ces étonnantes recherches, ajoutet-il, n'ont jamais été faites, dans aucun lieu du monde, que par nos théologiens... Ce n'est que dans la religion chrétienne que les tribunaux ont retenti de ces querelles entre les femmes hardies et les maris honteux.

» Il n'est parlé de divorce dans rÉyangile que pour cause d'adultère.

La loi juive permettait au mari de renvoyer celle de ses femmes qui lui déplaisait, sans spécifier la cause... C'est la loi du plus fort, c'est le genre humain dans sa pure et barbare nature.

Mais d'impuissance il n'en est jamais question dans la loi juive. — «Il semble, » dit un casuiste, que Dieu ne pouvait

INTRODUCTION l'A

» permettre qu'il y eût des impuissants, » chez un peuple sacré qui devait se mul- » tiplief comme les sables de la mer. . . )>

» Le mariage ayant été, dans ia suite des temps, élevé à la dignité de sacrement, de mystère, les ecclésiastiques devinrent insensiblement les juges de tout ce qui se passait entre mari et femme, et même de tout ce qui ne s'y passait pas.

» Les femmes eurent la liberté de présenter requête sor requête pour être embesognées ; c'était le mot dont elles se servaient dans notre gaulois > car, d'ailleurs, on instruisait les causes en latin. Des clercs plaidaient ; des prêtres jugeaient. Mais de quoi jugeaient-ils? Des objets qu'ils devaient ignorer.... »

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Alfred de Vigny, dans son Journal d'un poète ^ a dit^ au sujet du roman, un mot profond : il est né de la confession.

Michelet, de son côté, parlant de Manon Lescaut, dit que c'est un roman catholique. Alfred de Vigny et Michelet, se rappelant les curiosités de l'Église, l'analyse minutieuse qu'elle a faite des passions, et surtout des excès qui dérivent de l'amour, ont pu justement assurer, l'un, que le roman est une confession laïque, l'autre, que Manon Lescaut est un commentaire des cas de conscience.

Un jurisconsulte du xvn* siècle, Hotman, a fait un Traité de la dissolu-

tion du mariage qai me servira de guide pour l'exposé préliminaire des principes qui ont amené en France Tinstitution des congrès.

Le» oonstitutions caonniques, ainsi que le dit Voltaire, n'ont jamais admis le divorce. Elles n'ont reconnu que la nullité du mariage pour cas d'inutilité.

Il y a quelques années, le pape a prononcé la nullité du mariage du prince de Monaco, bien qu'il y eût un enfant, pour attester que le prince n'était pas inactif, et que la princesse n'était pas inféconde.

Comme les motifs de cette sentence papale n'ont pas été publiés, il est impossible de savoir si, depuis saint Thomas d'Aquin, la cour de Home a

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augmenté la nomenclature des cas rédhibitoires.

Dans la Somme (question 58), saint Thomas d'Aquin admet le principe en vigueur chez les Romains, qu'un mariage doit être rompu, propter imbecillitatem mariti.

On comprend que le mot imbécillité ne s'applique pas aux facultés morales du mari. Si Ton frappait tous les maris imbéciles du cerveau, les bons maris seraient peut-être en minorité. Il s'agit du manque d'esprit des hommes, dans le cas où Tesprit vient aux filles.

Justinien avait devancé les assurances de la science contemporaine. Il ne croyait pas à l'impuissance féminine et n'accordait qu'aux femmes le droit de réclamer le divorce.

Le pape Grégoire III (731) voulut paraître s y connaître mieux que Justinien et égalisa les situations. Il estima que certains défauts de conformation chez la femme déconcertaient si absolument le mari, qu'ils donnaient à celui-ci le droit de réclamer sa liberté.

Alexandre III (1159) confirma cette décrétale et le pape Luce III [1181) conseilla aux malheureux époux qu'un obstacle sépare, mais que le cœur réunit, de vivre comme frère et sœur.

Sa Sainteté d'ailleurs donne un conseil, et non un précepte, comme le remarque le judicieux Hotman.

Innocent III (1198) est de l'avis de Grégoire III. Il accorde la nullité du mariage, pour cause d'impuissance de la femme, bien caractérisée. Ce fut sous

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le bénéfice de cette décrétale, que,plus tard) Louis XII répudia la fille de Louis XI, Jeanne de France, et épousa la veuve de son prédécesseur, Charles VIII.

Ces nullités, encore une fois, n'impliquaient pas ridée de divorce. On faisait cesser une cohabitation qui n'était pas le mariage. Gratien, un canoniste de valeur, explique la doctrine : « Quand on n'est pas uni de corps et d'esprit, comme Jésus-Christ Vest avec son Eglise^ on n'est pas marié. Il faut ne faire qu^une chair et qu'un esprit. »

L'argument tiré de l'Église et de Jésus^ Christ est au moins singulier; mais n'a-t-on pas interprété dans le même sens canonique ce poème d'amour sensuel qui fleurit dans la Bible^ le Cantique des cantiques?

Toutefois, rÉglise préférera toujours l'état de sainteté d'un mari et d'une femme, vivant comme frère et sœur, dans rimpossibilité de vivre autrement.

Cromerus dit que c'est ainsi que vécurent Boleslas, roi de Pologne, et Ringa, sa femme. Tel fut aussi le mariage de Henri II, roi des Romains, le Boiteux ou le Saint, et de Gunégonde, sa femme.

Mais il faut qu'il y ait accord de vivre chastement. Celui des époux qui ne pourrait, ou qui ne voudrait pas consentir à ce pacte, durait le droit de réclamer la nullité du mariage.

Lfes vt*ais païens n'avaient pas tes tolérances. Laërce raconte que Pythagore, ayani été aux enfers, vit tourmenter ceux qui s^étaient abstenus de

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leur femme. L'Église chrétienne leur met volontiers un lis dans la main et les fait monter au ciel, derrière saint Joseph.

Gomment constater Finutilité? C'est ici que les païens et les chrétiens abondent en expédients.

Chez la femme, la constatation parait facile : le défaut de conformation répond à tout; mais chez Thomme?

La question est fort complexe, et très délicate à spécifier, de toutes façons. Je n'userai que rarement du latin qui est plus cynique que le français, et je n'abuserai pas du français. Je prie le lecteur de comprendre à demi-mot, et d'êtrç

INTRODUCTION îl

plus naturaliste, dans Tinterprétation, que je ne veux Têtre dans Texpression.

Dans un homme, l'apparence régulière ne suffit pas. Hotman se contenterait de Tapparence. Je sais bien qu'il n*est pas exigeant, et que, pour lui, il s'agit moins, dans le mariage, d'augmenter la population, que de se donner une compagnie aimable.

Il s'appuie sur une parole de saint Jérôme, dans le livre I" contre l'hérésiarque Jovinien qui niait la virginité de la Vierge après la naissance de Jésus-Christ. Le Père de l'Église reproche aux femmes de se livrer à des hommes incomplets, assez apparents pour le désir, assez inutiles pour ne pas donner la crainte de l'enfantement.

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C'est ce que Juvénal,dans la 6° satire, Contre les femmes, soutenait déjà, à propos des eunuques.

Le rhéteur Philostrate, dans la Vie d'Apollonius de Tyane, raconte qu'à la cour du roi de Babylone un eunuque avait des concubines. Madame Putiphar, mariée au premier eunuque de Pharaon, aurait donc eu moins d'excuses qu'on ne lui en supposait pour agacer Jo* seph.

Hotman prétend que le mariage est bon, quand il y a la possibilité d'un plaisir, même équivoque et inutile.

« Cette opinion, ajoute-t-il avec candeur, semblerait soutenable, d'autant plus qu'entre chrétiens, le mariage n'est pas afin d'avoir des enfants, comme était la loi de nature, mais est seulement

permis; afin de subvenir à Tinfirinité humaine. »

C^est ce que dit saint Augustin. Il appelle le mariage un remède et une consolation. Saint Chrysostome dit, de son côté, que le mariage nous est concédé, sans doute afin de procréer, mais surtout, pour éteindre la chaleur elle brûlement de la nature.

. Saint Paul affirme que melius est nubere quant un. L'important dans la vie, c'est de ne pas se laisser consumer d'ardeur, mais d'entretenir le calorique*

L'Église s'entêta dans cette idée et Jean Wiclef fut condamné au concile de Constance, pour avoir soutenu l'idéCj folle, naturaliste, laïque, que l'homme ne devait habiter avec la femme que pour avoir des enfants.

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Les Pères du concile eurent le cœur soulevé de dégoût à cette pensée. Aucun canon, aucune décrétale ne défend en effet le mariage avec un eunuque qui a de belles apparences; c'est ce que réprouvaient les Romains.

. Toutefois, saint Augustin, qui avait beaucoup connu le véritable amour, prenait la précaution d'ajouter que si le mariage a pour but de nous attié^ dir, il doit être encore utilisé pour la reproduction de l'espèce : l'agréable d'abord, l'utile ensuite. Il blâme les manichéens d'en user seulement pour le plaisir.

Ce que certains eunuques peuvent encore présenter d'énergie n'est donc pas une preuve suffisante de puissance, bien que ce soit le premier indice. Il

faut aussi le reste, et les casuistes veulent juger eux-mêmes de la qualité du reste.

L'excellent Hotman s'en tiendrait volontiers au début.

Innocent III était d'un autre avis.

L*homme doit aller au but, même avec violence ; tant le pape, implacable pour les hérétiques, était opposé à la dissolution du mariage.

« Voyez, ajoute-t-il, ce qui arriverait si la dissolution du mariage avait lieu.

La femme convolant à de secondes noces, le mari viendrait tourner autour d'elle, afin d'éprouver si elle est dans son point, pour la reprendre et en frustrer le second mari. »

En définitive, selon les théories canoniques dans leur ensemble, la femme

tê I»Bt IH1ITII.BS ]»V HAKIAGS

n*a de chance d'obtenir la noliiié da mariage, qnand même elle prouverait sa virginité, que si son mari est inatile, par vice de conformation ou par frigidité flagrante.

Encore faut-il trois ans de cohabitation, après lesquels une visite peut avoir lieu.

Gélestin III (1191) s^en tenait à la frigidité, et la déclarait une cause absolue de nullité. Je ne sais s'il y a, dans le catalogue des saints, un patron pour protéger les maris noués, mais on pourrait les mettre sous Tinvocation de saint Alivergaut, lequel, selon Tallemant des Réaux, mourut, comme on se prépare à donner la vie.

Justinien n'avait d'abord fixé le délai d'épreuve qu'à deux années ; mais, dané

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la constitution 22, il accorda trois ans, le temps qu'on trouve suffisant aujourd'hui pour faire un soldat; parce que la jurisprudence avait reconnu qu'au bout de deux ans Tinertie, chez quelques natures lentes à Théroïsme, avait disparu.

Le pape Honorius III (1216) ordonne aux maris et aux femmes, « précipités en telle plainte, de faire pénitence » ; après cela, au bout de trois ans, si la patience et la pénitence n'ont amené aucun miracle, si la femme est intacte, on pourra prononcer la nullité du mariage, après Visitation de la femme et rapport au juge sur l'état de virginité.

Mais cette visite de la femme est certainement une chose odieuse; aussi doitelle venir en dernier lieu, et c'est par

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Thomme que Texamen doit commencer.

J*ouvre une parenthèse pour faire remarquer que tous les papes qui ont mis le nez dans ce débat se trouvent marqués du chiffre 3 : Grégoire III, Alexandre III, Luce III, Innocent III, Gélestin III, Honorius III. Ce nombre impair, qui plaît aux dieux, a-t-il une vertu, communiquée par le plus puissant des dieux païens, pour rendre les papes particulièrement experts dans les cas de conscience conjugale? Je n'attache, à vrai dire, aucune importance fatidique à ce nombre trois ; mais le fait est au moins singulier.

Le docteur Hostiensis ne veut pas admettre de femmes à la visite de Thomme.

Pourtant, certain conte de La Fontaine, les Lunettes, tendrait à prouver que les femmes, en toilette débraillée, ne sont pas toujours inutiles à la démonstration de la vérité dans l'homme. Il est juste, toutefois, de considérer que les matrones qui assistent à ces sortes d'examens ne sont pas, en général, d'un âge, ni d'une beauté à réveiller les morts, et que l'homme froid courrait plutôt le risque de se glacer davantage, en passant à la revision devant ces matrones dévêtues.

Ce n'est pas la raison que donne Hostiensis pour exclure les femmes ; il les trouve trop chicanières. Il arriva, une fois, selon lui, qu'un mari, visité d'abord par les médecins et jugé valide, fut déclaré invalide par des femmes

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qu'on avait eu tort d'admettre et qui discoururent impertinemment sur des questions de plastique spéciale dont les médecins ne s'étaient pas préoccupés.

Ceux-ci s'étaient bornés à un état de lieu ; les femmes, prétendant avoir un idéal, un type, voulurent relever les dimensions, tout mesurer, tout comparer, et ergotèrent sur des minuties.

^ A ce compte-là, il faudrait être le

dieu des jardins, lui-même, pour être admis*

Une autre fois, dit Hotman, une femme qui avait accusé son mari d'im^ puissance dut se désister quinze jours* après, parce qu'elle se trouvait enceinte* Elle avait mis beaucoup d'art à paraître invincible, quand on l'avait examinée ; l

elle avait fort bien exploité une confor- f

mation spéciale, et il fallut le recours du chirurgien pour ouvrir à Tenfant le passage qu'elle prétenda-it n'avoir pu être franchi par le mari.

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