CONCLUSIONS
I. On ne peut ni définir, ni classer les anormaux. Il faut nettement séparer des anormaux, les idiots . et les imbéciles. Cette distinction est capitale. On peut améliorer les premiers; quand aux seconds, les résultats obtenus ne sont pas proportionnés aux sacrifices qu'on a faits pour eux.
II. Dans la genèse des troubles mentaux chez l'enfant il faut faire la part de l’hérédité, et surtout celle de la ou des maladies acquises.
L'hérédité pathologique n’est pas fatale. Ce qui se transmet par elle, ce ne sont pas des lésions, mais les propriétés chimiques des humeurs.
La défectuosité maladive a été acquise, soit durant la vie intra-utérine, soit durant la ‘première enfance. L'affection primitive ne guérit pas sans laisser des traces organiques. Celles-ci peuvent être plus tard le siège de phénomènes de rappel.
Toute cause d'intoxication, d’origine interne ou externe, au cours de l’évolution de l'individu, est susceptible de réveiller ces zones de moindre résistance et de provoquer des symptômes psychiques et moteurs variables avec l'intensité, l'étendue, la localisation des lésions et la nature des poisons.
Certaines maladies de la toute première enfance peuvent sommeiller par moments et réapparaître à tout instant : anormaux à rechute (Prerrer).