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LIVRE TROISIEME

Les anciens aides de camp et officiers civils et militaires de la maison de l'Empereur;

Les préfets de la Seine et de police ;

Les membres du Conseil général ;

Les anciens militaires de la garde impériale en uniforme ; ,

La députation d'Ajaccio;

Les militaires en retraite.

La marche du cortège était fermée, depuis le pont de Neuilly jusqu'à l'esplanade des Invalides, ainsi qu'il suit :

Un escadron du 1er dragons;

Le lieutenant général Schneider, commandant la division hors Paris;

Le maréchal de camp Hecquet , commandant la 4e brigade hors Paris ;

Un bataillon du 35e de ligne;

Le maréchal de camp Lawœstine, commandant la brigade de cavalerie de Paris ;

Deux escadrons de dragons.

Arrivé à l'immense estrade construite en avant de la grille de l'Hôtel, le cercueil y est déposé en présence des autorités civiles et militaires , de Mgr Affre, archevêque de Paris, assisté de deux archidiacres, qui fait des aspersions; de MM. les curés de la capitale et d'un nombreux clergé , que précèdent M. l'abbé Ancelin, curé de l'Hôtel, et ses vicaires. Au même instant un nombreux chœur de

chantres entonne le De profundis ; puis le cortège continue sa marche jusqu'à l'église.

En avant du cercueil sont :

M. l'abbé Coquereau, aumônier de la frégate la Bellr-Pouh;

Un détachement composé de sous -officiers de l'hôtel des Invalides, de la garde nationale et de l'armée, tous décorés de l'ordre de la Légion d'honneur, et sous le commandement du colonel invalide Leberton.

Pendant que trois cents musiciens exécutent une marche funèbre , le Roi , suivi des princes ses fils et de ses aides de camp, se rend à l'entrée du dôme, où le cercueil est de nouveau déposé sur une estrade.

Là, S. A. R. Mgr le prince de Joinville, s' adressant au Roi , lui dit :

« Sire, je présente à Votre Majesté le corps de l'empereur Napoléon. »

Le Roi répond :

« Je le reçois au nom de la France. »

Alors le général Alhalin, portant sur un coussin violet l'épée de l'Empereur, la remet au maréchal duc de Dalmatie, président du conseil et ministre de la guerre , qui a l'honneur de la présenter au Roi.

« Général, dit le Roi en la remettant au comte Bertrand, voici l'épée d'Austerlitz; déposez-la sur le cercueil de l'empereur Napoléon. »

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