LIVRE TROISIÈME
chevêque de Paris et ses deux grands vicaires , M. l'abbé Coquereau, MM. les ministres de la guerre, de la marine, des finances, de la justice, de l'agriculture et du commerce, de l'instruction publique, des maréchaux de France, des pairs, des députés, des officiers généraux des armées de terre et de mer, l'état-major de la garde nationale, l'état-major de la division et de la place de Paris, des officiers supérieurs et autres de la garnison, et militaires de tous grades, etc.
Immédiatement après la messe, Mgr l'archevêque de Paris a donné l'absoute.
Cette cérémonie, terminée à deux heures, nous sommes sorti de l'église; le public a été admis à visiter le cercueil, laissé sous le catafalque, et, à trois heures et demie, se trouvent réunis de nouveau le baron de Mackau, ministre de la marine, M. le vice-amiral Dupetit-Thouars, les fils, gendres et autres membres de la famille du défunt, et beaucoup d'officiers généraux et supérieurs des armées de terre et de mer, et M. le baron Petit, accompagné de l'état-major de l'Hôtel et de M. Rougevin, architecte.
Là, en présence de ces mêmes personnes, le cercueil a été retiré du catafalque , a été descendu et déposé provisoirement dans un des caveaux du dôme où il doit rester jusqu'à ce que l'achèvement des travaux du caveau de la nef, destiné à la
sépulture des gouverneurs de l'Hôtel et autres personnages éminents , permette de l'y placer , conformément à la décision de Sa Majesté.
Cette inhumation étant terminée avec le cérémonial religieux en usage, M. le ministre de la marine a , dans un discours que nous donnons ci-après, retracé la vie et les services de l'illustre amiral et payé un juste tribut d'admiration et de regrets à la mémoire de son ancien compagnon d'armes.
M. le vice -amiral Dupetit-Thouars, dans un exposé succinct, a rappelé les vertus modestes du guerrier et de l'homme de bien, et a terminé son discours par les adieux les plus touchants et les plus chaleureux.
Procès-verbal a été ensuite dressé, clos, arrêté et signé par les personnes y dénommées après la lecture qui leur en a été faite.
Discours prononcé par le vice-amiral baron de Mâcha u, ministre de la marine et des colonies, sur la tombe de Vomirai baron Buperré.
« Avant que la tombe se ferme sur la dépouille mortelle de l'amiral Duperré, il y a pour le ministre de la marine, son ancien compagnon d'armes, un pieux devoir à remplir : c'est, autant que le comporte la majesté de ces saints lieux, de rappeler les