LIVRE QUATRIÈME
à l'entrée du chœur, ainsi qu'un grand nombre d'officiers généraux et supérieurs, parmi lesquels on remarquait les généraux Gourgaud, Fabvier, Schramm, Montholon, Lebreton, d'Y de Résigny, etc.; à droite et à gauche de l'autel deux tribunes tendues de noir avaient été réservées aux autres membres de la famille de l'Empereur.
L'office a commencé aussitôt; il a été célébré par le clergé des Invalides. Une messe en musique a été chantée par les élèves du conservatoire.
Après l'absoute le président de la République a passé en revue les militaires invalides rangés en bataille dans la cour d'honneur. Il s'est arrêté plusieurs fois devant des soldats mutilés, en s'informant avec intérêt des circonstances de leurs blessures. Un vieil officier amputé du bras gauche lui ayant répondu qu'il avait perdu son bras à Wagram , le président de la République lui a promis la croix de la Légion d'honneur.
Les anciens militaires qui n'appartenaient pas à l'Hôtel, et qui étaient venus là avec leurs uniformes divers, ont été passés en revue par le président et n'ont cessé de faire entendre les cris de Vive Napoléon !
C'est avec une douloureuse émotion que , reportant sa pensée vers les grands événements auxquels ces hommes ont assisté , on songe que , dans quelques années, il ne restera plus un seul des soldats
4iC LES INVALIDES.
de la grande armée, et qu'elle ne vivra bientôt plus que dans les souvenirs de l'histoire.
Le 12 mai 1849, Tordre du jour suivant parut à l'Hôtel :