‹ Les InvalidesChapitre 266 sur 322 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

de France, et madame la duchesse de Bassano, dame d'honneur.

Au moment des grandes douleurs S. A. I. le prince Napoléon et S. A. le prince Lucien Murât, témoins désignés par l'Empereur, ainsi que LL. EExc. le ministre d'État et le garde des sceaux, ont été introduils dans la chambre de Sa Majesté.

Aussitôt après l'accouchement, l'enfant a été présenté, par madame l'amirale Bruat, gouvernante des enfants de France, à l'Empereur, à l'Impératrice, à S. A. I. le prince Napoléon et à S. A. le prince Lucien Murât, ainsi qu'à LL. EExc. le ministre d'État et le garde des sceaux. Il a ensuite été dressé procès-verbal de sa naissance sur le registre de l'état civil de la famille impériale par S. Exe. le ministre d'Étal, assisté de S. Exe. le président du conseil d'État, conformément à l'article 8 du sénatus-consulte du 25 décembre 1852, et à l'article 13 du statut impérial du %\ juin 1853.

Le Prince impérial a reçu les noms de Napoléon- Eugène-Louis-Jean-Joseph.

Dès le matin, la grande maîtresse de la maison de l'Impératrice avait envoyé, par ordre de l'Empereur, avertir les princes et princesses de la famille impériale, les membres de la famille de l'Empereur ayant rang à la cour, les grands officiers de la couronne, les ministres et le président du conseil d'État, les maréchaux, les amiraux, le grand chan-

celier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur, le gouverneur des Invalides, le commandant supérieur des gardes nationales de la Seine, le général commandant la garde impériale, l'adjudant général du palais , les officiers et les dames des maisons de Leurs Majestés, qui s'étaient empressés de se rendre au palais des Tuileries , et qui y sont restés jusque après la délivrance de l'Impératrice.

Le Sénat, le Corps législatif et le conseil municipal de Paris, avertis dès le matin par des officiers de la maison de l'Empereur, s'étaient immédiatement réunis au lieu de leurs séances. Des officiers d'ordonnance de l'Empereur sont allés, aussitôt après la naissance du Prince impérial, leur porter cette heureuse nouvelle, par ordre de Sa Majesté.

Adresse à l'Empereur.

« Sire,

» Permettez-moi de porter au pied du trône de Votre Majesté les respectueuses félicitations de l'état-major ainsi que du personnel de nos braves de l'hôtel impérial des Invalides, dont je suis l'organe, à l'occasion du Prince que la Providence vient d'accorder à votre dynastie ainsi qu'aux vœux du pays.

» Cet heureux événement, en consolidant les institutions auxquelles la France doit sa force au

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