LIVRE CINQUIEME
une galerie interposée servant de tribune, défendue par un appui à balustrade ; sur les pilastres de ces arcades sont adossées des colonnes ornées de chapiteaux corinthiens supportant un riche entablement servant d'appui à la voûte.
Trente-six fenêtres éclairent les bas-côtés et les tribunes au-dessus.
La voûte de l'arcade est ornée de différents symboles de la religion", en bas-reliefs. Dans une bordure ronde, qui est sous la clef, se trouve un triangle rayonnant au milieu duquel on voit le nom Jehova ; le triangle, symbole de la sainte Trinité, a pour accompagnement des anges prosternés à ses côtés.
Dans deux autres bordures ovales, qui sont auprès des impostes remarquables de l'arcade, on voit de chaque côté des trophées d'armes au milieu desquels sont des boucliers portant les armes de France. Deux bordures plus hautes que larges, qui sont entre les trois précédentes, contiennent, l'une, la figure de l'Arche d'alliance, et l'autre, la figure du Saint-Sacrement.
La chaire est en marbre blanc veiné, rehaussée de parties d'or.
Le socle circulaire est parsemé d'étoiles en bronze doré.
L'appui est orné de bas-reliefs en cuivre doré représentant des sujets religieux.
Au-dessus de cet appui s'élèvent quatre colonnes en marbre, avec chapiteaux, bases et ornements en bronze qui soutiennent un abat-voix doré.
Entre les deux colonnes du fond, sur des rayons d'or, est ciselée une table de la Loi divine.
On monte à cette chaire par deux escaliers en marbre, placés de chaque côté du pilastre et garnis d'une balustrade en fer poli avec partie dorée.
L'église est séparée du chœur par une magnifique grille également en fer poli; elle est enrichie d'ornements en bronze doré.
Un jeu d'orgues d'une remarquable exécution occupe une grande tribune placée au-dessus de la porte d'entrée.
Sont appendus aux voûtes de l'église les drapeaux et étendards pris par nos armées.
Caveaux.
Jusqu'en 1788, les gouverneurs et plusieurs des hauts fonctionnaires de l'Hôtel ont joui du privilège d'être inhumés dans le caveau de l'église; mais une décision ministérielle du 8 mars de celte année avait établi qu'à l'avenir personne ne serait plus enterré dans ce caveau ; décision virtuellement abrogée par les inhumations suivantes :
En l'an VIII, le corps du vicomte de luronne a