‹ Les InvalidesChapitre 314 sur 322 · BATTERIE-TROPHÉE · texte numérisé non relu

BATTERIE-TROPHÉE

Après la révolution de 1830, sur la proposition de M. le maréchal Clausel , commandant l'armée d'Afrique, fut rendue l'ordonnance du 9 octobre 1 830, qui donne à l'hôtel des Invalides vingt-quatre pièces de bronze, de forme parfaite et de dimension colossale, pour y être placées comme un trophée parlant d'une glorieuse campagne.

La batterie placée à droite et à gauche de la grande grille d'entrée, destinée à annoncer à la capitale des faits et événements remarquables, est composée aujourd'hui de dix-huit bouches à feu, savoir :

D'un canon autrichien du calibre de 48, fondu à Vienne en 1681, recevant le feu par le derrière de la culasse. Autour du collet sont des feuilles de chêne et des glands en relief entrelaçant des L. Sur Ja \o\ôe est un aigle se précipitant, les ailes déployées, sur un dauphin auquel il enfonce ses serres dans le flanc et son bec dans la tète, avec cette

devise :

Eximam uni mergor (vaincre ou mourir)^

Dun canon de 27, également autrichien, portant l'inscription :

Fortes forltma juvat , aaxiliante Deo*

Page 1