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Hervé se mil à'scier le pied do l'immense table avec une ardeur sans égale.
— Et puis vous vous occuperez après de votre aïeul et de votre père, n'estce pas? lit-il avec ironie.
— Que dites- vous, Hervé?
— La demoiselle a raison; partez.
— Jamais, avant...
— Partez. Il le faut. Moi, je reste... et, je vous le jure, je la retrouverai,
Liv. 83, F. UOY.fédit. — Reproduction interdite. 83
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— Mais...
— En faisant ça, voyez-vous, notre monsieur, en fuyant le champ de bataille, où peut-être on ne se battra pas, ajouta le vieux soldat en riant pour déguiser son angoisse, en faisant ça, vous êtes plus brave, plus dévoué que moi.
' Des coups de feu retentirent dans le lointain.
— Mort Dieu 1 cria le vicomte..., on se bat déjà...
— Eh bien! tant mieux! Vous n'aurez que plus de mérite à vous retirer.
— Non 1
— Votre père vous attend.
— Impossible.
— Votre père vous l'ordonne par ma voix.
Le vicomte fit un violent effort, saisit la cassette, et prenant la main de son fidèle serviteur :
— Tu dis vrai... Je ne dois pas risquer ce précieux dépôt... Je pars... Je te confie le salut et la garde de ma sœur.
— Merci, notre jeune monsieur.
— Mais si, conlinua-t-il, tu ne me la ramènes pas saine et sauve, sur Fhonneur de ce nom que je rapporte à mon père, je ne te pardonnerai jamais... Tu m'entends?
— Si vous ne revoyez pas la demoiselle, vous ne me reverrez pas non plus, car je serai mort, répondit simplement Hervé Kergraz.
Le vicomte, guidé par Brigitte, se disposa à quitter cette demeure mystérieuse, où il venait de retrouver huit cents ans de gloire et de grandeur.
Le père Pinson, après avoir pris toutes ses précautions, après avoir regardé si ses armes se trouvaient en bon état, se précipita, comme si sa jeunesse lui était subitement revenue, du côté où le bruit d'une lutte acharnée se faisait entendre.
Le vieux lion s'était réveillé au bruit des coups de feu et à l'odeur acre de la poudre.