C. DB Hablez {Ai<esta, p. ex lu
Son royaume aurait été TEerlené- Véedjo (V. Iran), 85. Séduit parla théorie de Zoroastre. Premier réformé convaincu (F. Lenormant, Manuel, t. II, p. }oy), 218. Continue la dynastie des Kéaniens (V. Kéaniens), 232. Héros du Schah-Nameh (V. Firdoust), 234. Le commencement de son règne est une période de paix, 267. Zoroastre vient i Balkh donner au roi Gustasp le programme de la réforme, 269. Religion du roi
au moment de la veone de Zoroastre, 271, 272.
« Aboadjaafar, cité jMtr Bonndari , Htme, De rel. v. Pert., p. ^19), rapporte que ju»qu'alort Gustasp et son père Lohrasp avaient suivi la religion des Sabtens ; c'csti*<lire que ces princes, qui adoraient le dieu du ciel, honoraient aussi les étoiles, sans reconnaître assez clairement la dépendance absolue où ces êtres sont du maître de l'univers. Cétait la religion de Djemschid, corrompue par Tignorance et la superstition. > AxQyim oc PiKnoif {Axtsta, t. II, p. )i).
Gustasp obligé de combattre les Toaraniens. Zoroastre le suit, 379.
Victoire des Bactriens. Le roi, jaloux de Zoroastre, ne le soutient plus, 382. Le réformateur oblige Gustasp à se prononcer, 285. Le roi revient à Zoroastre, 285. Les Touraniens, menés par Ardjasp, envahissent la Bactriane. Gustasp envoie son fils, Isfendiar, pour les arrêter, 289. Isfendiar victorieux. Son père, jaloux, le fait emprisonner. L'armée se révolte. Ardjasp en profite pour venir jusqu'à Balkh, où il massacre les mazdéens, 289.
GynDÈS (Kerab, Kerkbak).
Fleuve venant jadis au golfe Persique, directement; se perd maintenant dans le Schat-el-Arab (V. ce mot), 2).
Halka. (V. Coq), 321.
Hamadan. En Irak-Adjemi, 26. Ancienne Ecbatane? 27.
HamOUN (Lac). Sépare la Perse de l'Afghanistan, 20. Ancienne mer. Avait nom Pouytika et recevait sept rivières (V. Farra-roud et Hclvnend), 20. Change continuellement de forme et de place, 3X. Légende du comblement du lac par Djemschid. Tend i disparaître (Gobineau, Hist.des Perses, t. I,p. 12 ,21.
•I Dans son voyage de l'Indus au Tigre, le voyageur anglais Bbllew a traverse le Seistun, triste province située sur l'Helmend, tributaire du soi-disant lac Hamoun.
« Ce lac Hamonn, qui occupe une place honorable sur nos canes de l'Asie centrale, a peut-être été na lac dans la meilleure acception du mot, mais il lésolte des détails fournis par Texploratcur anglais, qu'fl n'existe plus au)onrl*bui.
• Bellew et ses co mp a gno n», nous dit > VAusUnd, ont bel et bien voyagé à pied « sec sur le tenitoire que nos cartes nous « représentent comme recouvert par les « eaux saumitres et peu profondes du lac « Hamoun. >
« fiellew ne donne pas une descriptioa d'ensemble, mais son texte ne laisse aucun doute li-dessus. Au sud de Pechawaran, nous dit-il, est le lac de Fumb-Rud, où se jette le Harut-Rud. Le Furrah-Rud est relié k la lagune de l'Helmend par le Naîzar, ruban de joncs et de roseaux dans un bas-fond, qui tantôt est mouillé, tantôt sec pendant des années.
« La lagune de l'Helmend, beaucoup plus étendue que le Furrah-Rud, a 30 et quelques kilomètres de longueur sur ao de largeur. Quand son affluent est en grande crue, elle sort au loin de son lit : elle se réunit alors au nord avec le Furrah-Rud, au sud avec le marais de Zirrah, et reconstitue ainsi en partie l'ancien lac Hamoun. D'ailleurs, les crues assez fortes pour étendre ainsi la lagune de l'Helmend sont aussi des plus rares, et de mémoire d'homme le marais de Zirrah est resté à sec.
« Ainsi , nous pouvons admettre , dit VAusUndf qu'il n'y a pas de lac Hamoun, et qu'à sa place on ne trouve plus que deux lagunes, une grande et une peute, et un maréôige... Semblable à l'Oxus dans le khanat de Khiva, l'Helmend est appauvri par d'innombrables canaux d'irrigation, ainsi que les torrents qui lui viennent de la montagne et qui s'épuisent sans l'atteindre, a TovR ou momob (C&ron., 28 févr. 1874).
IlANlREH. V. Iran.
Hamrid. Mazdéen impur (V.
Impureté), 121.
HaOMA. V. Hom.
HaourvatÂT. Amschaspand (V. ce mot), i;7.
Harebekezeyty. {V. £1-
Bour^, 248.
PI ARôïOU. Très peuplé, appauvri (V. Exode), 84.
H A R O U D. V. Farra-roud,
Heroud. V. Farra-roud.
HaîTOUMAT. « La contrée lumineuse » (Gobineau, Hist. des Perses, t. J, p. 290,) (V. Seistan), 20.
Peuplé de Çamites au moment où Ferydoun reprend l'Iran à Zohak (V. ZobaV), 252.
Hebyreh. Iran restreint (V.
£/-Bo«r^, 248.
« Iran n'était pas alors le nom de U terre d'Iran ; c'est Hebyreh que l'appelait l'homme de la loi pure. » Fikdousi [Scbah-nameh).
H E L M E N D (Helmendou) . Fleuve se jetant dans le lac Hamoun. Tend i disparaître (Gobineau, Hist, des Perses, t. I, p. 12), 21.
H É M I O N E S.Troupeaux en haute Asie. Descendent parfois dans les steppes turkomanes (A. Maury, La Terre, p. js8)y 31.
HéRAT. Point central du Khorassan oriental, (V. Ver)y 18^ 245.
Herbeds. ÇV. Prêtres).
Herse. Traînée par des bœufs,
Hesar. (V. Mesures), 325.
HeTCHEDASP. (V. Poursiscbt)y 230.
Heures. (Desars), 324.
Heya-EL-Molouk. Chroniqueur oriental. A donné une généalogie de Djemschid (V. Djemschid), 243.
HezieoSCH. (V. Taureau),
Hiérarchie. Tout est hiérarchique en Iran : Chefs de famille, de me, de ville, de district; Chefs des agriculteurs, des guerriers, des prêtres et des femmes (J:ç., II, i2y, 128, 174), 159, 275. Collectivités,
HiMALAYAs. Noués au plateau de Pamire, 14.
Hindous. Appelés par Afrasiab, comme alliés, contre les Iraniens (V. Afrasiab), 260.
HINDOU-KOUSCH, ou Caucase indien, 13.
« Le plateau oriental de l'Asie (Thibet occidental) est séparé du plateau occidental (Perse orientale), entre les méridiens de Kaboul et de Balkb, par une région de nature spéciale. Le nœud formé à la jonction des différentes chaînes, appelé ducase indien par les compagnons d'Alexandre, et qui porte à présent le nom d'Hindou-Kouch, est une région alpestre étendue, ou plutôt un isthme-montagne, l'étendant entre les plaines de U Boukharie et de l'Inde, et réunissant ainsi les deux plateaux de l'est et de l'ouest. II est ainsi très analogue à l'isthme de Panama, qui réunit aux Andes les monugnes de 1 Amérique du Nord. » C. Knicrt; A. SruAaT, Les Tracts du chem. de fer centr, asiai., p. 14).
H I RM END. Fleuve se jetant dans le lac Hamoun. Source. Son cours se modifie sans cesse. Bouches obstruées (X. Raymond, Univ.pitl., Afghanistan, p. 6; Bellew, Voy. de V Indus au Tigre), 21.
Hivers. Démon faisant les durs hivers (V. Egheiesch), 168. Rigoureux dans riran primitif, 239. Durait cinq mois, 324.
Holocaustes. Inconnus à
Torigine du mazdéisme, 173.
Ho M. Libation. Liqueur fermeutée, 72. Au commencement du ma2déisme, la libation n'était que d'eau pure, 174. Les prêtres substituèrent à l'eau ou « hom blanc », une liqueur enivrante, le « hom jaune » (/? , //, 116; Anquetil du Pekros, Zend-Avesta, t. II^p. 116; C. DE Harlez, Avesta, p. clxxviii), 180. Ce hom jaune pourrait être le vin doré de Kachetie ? (Moynet, Voy, au lit t. de la mer Casp., p. }2é).
L'arbuste dont le hom est extrait, devient très important. Ne serait-ce pas la vigne? 181.
I Le homa est une plante qui croît dans le Turkestan actuel, l'ancienne Sogdiane, la Bactriane et dans les régions situées
?lus au nord, séjour primitif des Arians.
>n en trouve aussi sur les montagnes dit Kerman. La botanique la connaît sous le nom de Sarcostema viminalit. Lorsqu'on
en mile les tiges ou pousses pulvérisées au Uit caillé» à la fatine d'orge ou à use céréale appelée par les Hindous nivara ou trinadhanya, qui pourrait être du riz sauvage, et qu'on laisse ensuite fermenter le liquide qu'on en extrait, on obtient un breuvage fort et enivrant considéré comme sain, nutritif et propre à donner à la fois de l'énergie et de la durée à la vie. a A. GoBiMEAU, {Hist.des Pertes, t. /, p. 3e).
« Les traits qui s'adressent à la plante homa la peignent comme un végétal luxuriant, de couleur vert doré, aux branches flexibles, odoriférant, à la sève abondante, croissant sur les hautes mouugnes et dans les goives. Plante qui servait au sacrifice et qui était réellement un arbrisseau à tiges épaisses, noueuses, k fleurs jaunes, croissant sur les montagnes du Ghilan. Mais l'Avesu ne se contente pas de cela; il cherche à diviniser le homa.
Il lui donne des qualités surnaturelles et des vertus magiques de la plus grande
Euissance. Le noma croit sur le Haraerezaiti, la montagne céleste ; U il brille, orné, comme d'une ceinture, de la loi mazdéenne; il s'y tient pour maintenir cette loi en honneur-, son jus est l'antidote de tous les maux et de tous les poisons spirituels {la, /.Y, iS; X, 9, JOj I}). » C. DE Harlez {Avestûf p. cix).
Homme. Créé par Ormuzd.
Supérieur aux autres animaux. A reçu le don spécial de progrès indéfiui {les., IIIj 18^), 152. Fait pour être le maître du temps, gouverner les peuples, guerroyer contre les démons et les éloigner (les,, III, 26), 154. Chaque homme a son feroiier (C. de Harlez^ Avesta, p. cxxii), 165. But des animosites d'Ahriman, 166. Dernière formule de l'homme dans le Boundehcsch, 303 et suiv. Sept couples, ving-cinq espèces , 315.
M Dans la bonne loi des Mazdéens, il est dit : Qiie dans l'homme cinq choses ( principales ) de la nature spirituelle existent. On appelle l'une principe de vie ()in) ; on appelle l'autre conscience (akhù), une autre se nomme &me (rûàn), une autre intellect (bôi), une autre enfin fravashir (fravhar). Le Dieu très haut a applique toutes ces (choses) dans le corps de l'homme à une action, et (chacune) a soin d'une chose. — L'action de l'intellect est de
{garder la mémoire et l'intelligence, et de eur faire remplir leurs fonctions. — L'action du fravhar (fravashi) est ceci : que
le bdi fasse tourner k profit les aliments et tout ce qu'on mange, et qu'il rejette et écarte tout ce qui est pesant et iodiceite.
A U mort, le principe vital se mfie au vent i l'akhû à u subsunce céleste. L'intellea, l'âme et le fravashi restent et subissent le jugement ensemble. Ils se aièlent trois fois ensemble et rendent compte de leurs aaes. > Shkgel [Trad. litt. ier Par$en, î. II, p. 172); C. db Hanirr, (Avesta, p. cxxii).
Ce qui caraaérise Thomme, parmi les animaux, c'est qu'il peut regarder le ciel sans infléchir le cou, 333. La destinée de l'humanité est réglée
{>ar celle du premier homme et de a première femme, 328. Après la fin du monde, les hommes vivront éternellement heureux dans le cid d'Ormuzd, 332.
HORMUSABAD. Oasis dans le désert de Khaver, 29.
HOUFRASCHMODAD. (V.
Coq), 184.
HOUMAYOUN. Fils et successeur de Djemschid (V. Djemscbid),
HOUMMA-Y-GACH. Fièvre du Kirman (V. Kirman), 24.
« Le HoumvM'y-gàehi, fièvre dont les paroxysmes sont précédés de quatre on six heures d'évanouissement, dont rien ne peut faire sortir le malade. > At;cHEK. £i.ot [Relal. desiwy.en Orùut, p. 668).
Houo. Femme de Zoroastre (V.
HOUSHENG. Ascendant de Djemschid (V. Djemscbid), 243.
HUDHÂOMANO (Le plus sage).
Attribut d'Ormuzd, 148.
Hygiène. Sévère et minutieuse dans l'Avesta. Règles pour la coupe des ongles et des cheveux (les., III, iiy; Vend., 11^ 401)^ i2i. La multiplication des arbres accroît la durée de la vie humaine, 124. Médecine, 124 à 125. 21oroastre ordonne de déterrer les morts pour assainir la terre (Vend., II, 286). L'homme moral c'est l'homme sain, 128. L'incinération des cadavres condamnée.
Destruction obligatoire des anciens cimetières. Les nouveaux doivent être placés sur une hauteur, en plein soleil, 129. Tombes hermétiques, de fer, de pierre ou de plomb, 131.
L'hygiène est une partie importante de fa morale, 204.
HyRCANIE. V. Dabistan,
HySTASPE. (V. Gustasp), 23I.
Hywaseb. Ascendant de Zow (V. ce mot), 260,
I ESC HT. Prier, célébrer, invoquer, 71. Un des livres de TAvcsta (V, Yescbt et Avesta). Parties rythmées. (Westphal, Zeitscbr fur Verg, Spr. t,ix,pp,4)y,4S2.)
Immortalité. Idée vague dans r Avesta, 94.
Impureté. Femmes périodiquement souillées, 114. Femmes avortées, 115. Le mazdéen peut devenir impur directement ou indirectement; par le contact d'une chose impure, et c'est Vbamrid ; par le contact de Vbamrid f et c'est le pitrid (V. CCS mots. Vend., Il, 30^), 121.
Irrémédiable pour le mazdéen qui a commerce avec une iîlle impure ou qui mange de la viande d homme ou de chien {Vend., Il, ^20), 124.
Impureté par le contact du chien vi^ùicby immonde, 131; ou de tout objet touché par un cadavre (Vend., II, )i8 et suh,), 132. Terre souillée par le contact d'un cadavre (Vend., II, $09), 132. Œuvre d'Ahriman (V. ce mot), 216.
Incinération. Il semble que
les Iraniens nomades brûlaient leurs morts (G. Grimm; Max Mûller, Essais sur la mytb. , p. ^oj et jo6), 128. Condamnée par Zoroastre, 129.
Indo-Chinois. V. Mongols.
Indo-européenne (race).