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V. Japbétique

« Rien peut-itre ne prouve péremptoirement que les races blondes ou bnmes .nn'cnnes se soient^ formées dans l'Asie

cencnde. Le fait que l'Aryen primitif s*est mieux conservé dans les langues aryennes de TAsîe n'a en lui-même rien de probant. » (J^. scUni, Ji la Rip. franc., 22 mars t88i); (Rotzr, CLtKENCB Or. des Arjas et l. mig., Bull. tTanihr., iSj^.)

Indo-européenne (lan-

fue). Langue mère (A. Hovblacque, inguistique, p. 200 ; Bopp ; Chavée ; A. PiCTET, Lu orig, indo-europ, ou Us Aryas primitifs ^ Essai de palèont. linge 1878 ; A. Lefèvre, Lfs orig indoeurop. Rev. des sci. bist.; Rèp. franc. i«' nov. 1878 ; Max Muller, Lect. on tb, orig. and groutth of rel. of India; M. Vernes, Étud. Aryennes et sem, Rev. polit, et lit. j mai 187^.) 56. Rapports avec les langues ouralo-aluïques (Ed. Satous. Bull. soc.

gèog. i8y8, p. 37^ ; Fick, Dict. de la langue mère indô-eur., en allein.) 59.

« A cette époqne fi£>2), je partageais les idées alors répandues dans le monde savant et surtout parmi les représentants de la philologie comparée, à savoir : que la langue était toujours le critérium de U race, et que les nations étaient joutes, ou indo-européennes, ou sémitiques, ou touraniennes. Depuis cette époque, le progrés des études philologiques a montré la fragilité de ces théories, et je suis un des premiers qui aie soutenu, dans les discours prononcés à l'ouverture de mes cours, que la langue ne prouve que la

{>résence d'un seul élément entrant dans a composition ethnographique d'une nation, sans préjuger pour cela la question de la race à laquelle le peuple doit appartenir. » J. OrPERT {Le Peufie et la Langue des Médes, p. 4).

« C'est en comparant et en analysant les mots, et, en particulier les mots communs à la plupart ou h l'ensemble des nations aryennes, qu'il a été possible de retrouver quelques-unes des pensées qui remplissaient les cœurs et les esprits de nos ancêtres les plus lointains, de cette race d'hommes qui vivaient, nous ne savons ni où ni quand. » Mix MiIller (Essais sur la myth, comparée, p. J02).

« Il n'y a aucune information directe h tirer des racines pour la question de l'origine du langage. L'erreur serait à peu prés la même que si l'on voulait voir dans les anciennes monnaies grecques, d'un art déjà si avancé , d'un goût si exquis , le

Eremier moyen d'échange inventé, par les ommes. » Michel Bréal (Disc, i VInst.,

U af oci. 1826; Joum. offic, 28 octobre, P 7729)-

Insectes iraniens, de type européen (V. Entomologie), 29. Colportent les maladies. Sont les ouvriers de la mort {Vend., II, ^16),

Inspiration. Génie de l'inspiration (V. Vad), 161.

Iran {Aryana-Vaêja, Erlenê, Etrteno, Airieno, Airiano, Iraniana).

Fars ou Pars des Romains. La Perse et le Khorassan, réunis, forment l'Iran actuel (A. Vambery, Voy., p. )4), 5. Iran central, aride, 18.

Végétation européenne, (A. Grisebach; A. Maury, La Terre, pu. 2x7- 2 $2), 25. L'Iran antique, à 1 Orient du désert de Khaver, Balkh était, avec Merw, le centre de cet Iran restreint, (C. DE Harlez, Les Aryas, p.

20], 27. A désigné, ensuite, l'ensemble des territoires autour du désert de Kluver, (Dionts, Pèrip. 109$ ; Pline, Hist. nat., vi, 25 ; Avien, Descr. 1300.) 28.

« Il nous a paru qu*on pouvait, avec quelque fondement, reconnoitre pour les antiques limites de l'Iran : à l'est, le fleuve Indus, qui se prolonge vers le nord jusqu'à rOzus; au nord, 1 Oxus, courant à 1 ouest jusqu'à la rive orientale de la mer Gupienne, dont l'Aral n'est alors qu'une pointe à l'est ; sur la rive occidcntaie de cette nier, l'Araxe et la branche du Taurus, nommée le mont Zagros, prolongée par les frontières de l'Assyrie jusqu'au golfe Persique; enfin, au sud, ce même golfe, de l'Océan Indien jusqu'aux emboucnures de l'Indus. » Champolligm- FiGEAC [La Perse, p. 26).

« Le Ye«ht ènumére les trois grands fleuves qui bornent la terre connue de son auteur : Tlndus, le Tigre et l'Oxus (ou l'Yaxartés) ; puis il ajoute : « Enfin tout ce qui est à 1 extrémité de la terre. »

« Le $ 104 du Yesht X, énumérant les extrémités de la terre, les désigne par ces mots : l'orient et Tlndus, l'occiaent et Ninive (daoshagtarè Nighnè) ; puis la Ranha et, en général, rextrémité de la terre. » C. db Harlez {Les Aryas et Uur première patrie^ p. 24-2$).

« Le domaine iranien est plus vaste qu'on ne croit. Il semble, au premier abord, que la Perse et la Médie consti*

tuent aetilement ce qu'on appelle riran. 11 n'en est rien. Ces deux contrées ne sont qu'une partie de ce grand pays. La Bactriane et U Sogdiane, si proches de Tantique berceau de notre race, si elles ne sont pas ce berceau lui-même, l'Afghanistan et le Belutchistan, sur les bords de rOcéan Indien, sont aussi des terres ou, pour les dernières surtout, des conquêtes iraniennes. C'est dans la Baktriane que se parlait le Zend ; la laneue de TAvesta, et aujourd'hui encore V Afghan et le Bèlutc}n sont des langues reliées à ce imnieau indo-européen. » Giiukd pi Rulle ^ Les Éludes védiques et iranienues^p. Ji,j2).

Appartient k la région cntomologique dite Européo-méditerranéenne (Th. Lacordaire, Int. à l'tntom., t.

II, p. 606. — V. Entomologie), 30. Est sur « l'équatcur de contraction » de Jean Raynaud, 31.

■ La région europeo-astatique tempérée

rieut être regardée comme ayant pour imite, au sud, une bande que Ton appelle l'équateur zoologique, et qui répond à ce que Jean Reynaud nomme réquateur de contraction. Cette ligne, qui passe entre l'Europe et l'Afrique, traverse, en Asie, la dépression de la mer Morte, les déserts de Syrie, de la Perse et de Kobi, et se prolonge entre les deux Amériques. Voilà pourquoi la faune du bassin de la mer Caspienne participe des caractères de la faune de l'Europe tempérée orientale, tout en ayant des affinités avec celles de l'Asie

ftlus méridionale... J'ai signalé, plus haut, e rapprochement, en cette région, det lignes isothernes appartenant à des échelons fort éloignés de l'échelle thermique. »

A. Maury {La Terre et l'Homme, /. i/7).

Ethnologie très compliquée (Gobineau, Hist. des Perses, 1. 1, p. 188; A. Maury.La Terre, p. 4oj),40. L'Yaçna appelle l'Iran, Aryana-Vaëja,85.

C'est le « beau pays » ; on le nomma Hanireb, « belle » (Anquetil du Perron, Zend-Avesta, t. I, p. uii).

Très étendu à l'époque de Zoroastre, 93. Célèbre par ses productions et ses félicités, 95. La corrumion ayant détruit cette œuvre excellente d Ormuzd, Zoroastre voulut rendre & l'Iran son ancien éclat, 95. L'Iran manque d'eau, xoo. Zoroastre prescrit des plantations d'arbres, 124.

Groupement des villes de Tlran au moment de Zoroastre, 156. Réduit

à l'El-Bourz, par la victoire de Zohak sur les Bactriens (V. Zûbak)y 248. Frontière nord arrêtée sous le règne de Menoudjer (V. MenoudjerY 2 $6. Très étendu à Tavénement cfe Gustasp : quantité de petits royaumes, dont la Bactriane est le plus important, 266.

Iran-Vedj. Territoire occupé par le prince Khéembié (V. Princes),

Iraniens {Eerlméens, EîrétiéenSf Irénèem). Type très difficile à retrouver, h. définir pur (P. Topi- NARD, Antbr.j p. $$2 et SSf)i 33' Ethnologie compliauée, 39 et 40.

Type probable (A. Maury, La Terre^ p. 462 ; P. TopiNARD, Antbrop., p, 4S]), 47. Hypothèses. L'expansion des Iraniens vers l'ouest, en Iran, 47; puis vers le sud, 48.

« Le Vtndidad dit que Yima s'avança • U{M Rapithwâna, hû jMÛti adhvanetu >. La seconde expression veut dire : « Dans le sens de U route que parcourt le soleil », c'est-À-dire de Test à l'ouest. La première signifie c vers le temps de midi », mais pourrait, à la rigueur, être traduite « vers le sud ». C. Di Hauliz {Les Aryas et leur première patrie, p. iS)»

Leur caraaère, comparé i celui des Persans (L. Dubbux, Univ.pitt., Perse, p. i; Gobineau, Hist. des Perses, t. I, p. i «/, 2) 49. Mélangés de Touraniens (V. Kurdes, Arméniens. Géorgiens, Tcberkesses, Lesghiens, Abrecks, Circassiens, Guèbres, Gbilanais, Ye:^idis, Baktiaris, Barabras, BrabouiSf Bèloutcbis, Afgbans, Bactriens), 50. Langue iranienne, 52. Race commune : Bactriens, Mèdes et Perses , parlant le zend. (Hérodote, VII, p, 62 ; J. Offert, Le peuple et la langue des Mèdes, p. ^ ; C. Cantu, Hist. univ., t. L, p.

212), 54. Combat de Gustasp contre Ardjasp, roi en Touran (V.

Gustasp et Ardjasp). Les Touraniens vaincus, 67. Exode : S'arrêtent seize fois, et seize fois sont forcés de quitter les lieux qu'ils occupent (V.

Èxode), 78. Stables au moment où Zoroastre inaugure sa réforme, 86.

En Bactriane, 2500 ans avant notre ère? Tradition des origines (V. Zoroastre), 92. Étendue de l'Iran i cette époque, 93. Le théâtre de la réforme zoroastrienne très restreint en Iran, 93 . Iraniens très corrompus, 94.

« Il paraît que du temps de Zoroastre l'Iran était partagé en plusieurs sectes.

Indépendamment des Poériodekéschans, c'est-l-dire de ceux qui suivaient exactement la première loi, celle de Djemschid ; les uns honoraient en même temps Dieu et les étoiles, mais sans culte marqué. Ils se contentaient d'avoir du respect pour les élémenu et d'observer les Gâhaabars, fêtes éublies par Djemschid. Telle était la religion des rois de l'Iran. D'autres (et c'était le plus grand nombre) avaient substitué le culte des astres à celui de l'être suprême. Ceux-ci, comme Poroschasp, mêlaient le culte du vrai Dieu avec le respect pour les ministres des dews . . .

Le reste des habitants de l'Iran adorait simplement les dews et les idoles. » AkauBTiL DU Perrok {Avesta, t. II, p. 68).

L'agriculture était leur occupation dominante. Villages, villes et districts. Guerriers et forteresses, 9$.

Caste inconnue, 138. Villes indépendantes. Armée, 138. Système hiérarchique appliqué à tout (V.

Hiérarchie), 139. Leur organisation sociale n'était, en somme, qu'une anarchie organisée, un morcellement universel, 140. Vie belliqueuse, pastorale et agricole; non industrielle, (J. Offert, Le peuple et la langue des Mèdes, p. 27), 140. Assemblées des groupes divers et du peuple {les., II, 184), 140.

« Le morcellement fut, pendant un très grand nombre de siècles, la condition nor maie de tous les Iraniens, chez qui le système de la tribu, si bien en rapport avec la vie belliqueuse, pastorale et agncole, mais non industrielle, existait dans toute sa pureté et formait la base de l'organisation sociale. Les familles se groupaient en tribus, celles-ci en communautés, les communautés en districts plus étendus, gouvernés tantôt par un cnef unique, dont le pouvoir était toujours limité par des formes parlementaires, tantôt par une assemblée populaire... Telle fut l'existence et l'organisation républicaine des Médes pen dant cinouante ans après la mort crArbace. > F. Lskcrjunt (Manuel d'hist, anc.,i. II, p. 341).

INDEX ALPHABETIQUE ANNOTE

« C'est surtout la qualité d'agriculteur, vâçtrya, que les Gftthis attribuent aux Iraniens, par opposition à leurs ennemis les nomades. > Haug; C. ScuasEL (Rtcherches sur U relig. inio-iranienne, p. 8)).

Ormuzd sera leur divinité exclusive, pourvu que ce dieu leur livre le monde, 154. Oublieront Ormuzd pour se donner aux amschaspands, 160. N'agissent que par leurs ferouers (V. ce mot; — les, III, a|^), 165.

Tous leurs ennemis deviennent des démons suscités par Ahriman , x66.

Imbus de superstitions touraniennes quand Zoroastre entreprit sa réforme,

175. Corrompus par Tinfluence touranienne, par les magiciens du Touran, moralement et physiquement,

176. Acceptent les prêtres, mais discuteront la légitimité du sacerdoce, 190. (A. Gobineau, Hist., des Perses, i. I, p. 106 ; V. Zoroastre), Tous ne subissent pas l'exploitation des prêtres; les prêtres dénoncent ces rebelles comme des ennemis de l'Iran (J^., Il, iij)» 193 et 104. Se préoccupaient davantage d'Ahriman, le dieu du mal, que d'Ormuzd, le dieu du bien, 200.

L'immortalité d'Ahriman (V. ce mot) les inquiétait, 201. L'Iranien parfait doit avoir un corps sain et une âme pure ; se bien nourrir pour bien prier (L. Dubeux, Univ. pitt., p. 26y)y 204. Zoroastre, par sa réforme, leur donne la santé, les plaisirs, le bonheur, 215. La lutte des Iraniens contre les Touraniens domine toute leur histoire (F. Lenor- MANT, Manuel, t. II, p. $)2 et j^j).

Ils se qualifiaient d'Aryas, 233, 234.

Il y aurait eu un empire iranien avant l'exode dont parle l'Avesia (V. Djemscbid et Ver), 236. Considèrent leurs ennemis, très laids pour la plupart, commç des démons à forme humaine, noirs : Pairikas, Agro-Maynyous, Drouyas, Noubys, Siyahs, Bedjdjehs, Daivas, Dyws, Airyts, Dynns (Gobineau, Hist. des Perses, t, J, p. 16), 237. Les premiers Iraniens, dits Djemscbidites, avaient une organisation sociale : la famille, ou nmana, formait l'unité;

le clan, ou vif, résultait de la réu~ nion de plusieurs Cunilles ; plnsieur' clans formaient le :^antou; le terri' toire occupé par le canton se nommait daqyou ou daghou; la confédération de plusieurs daqyous donnait le daqyouçaçti ou dagbouçaçti (Spie- GKL, /. //, p, 4). Le clan, ou ^antouj était l'unité politique, 237. Cependant le chef de clan, ou paiti, n'avait qu'un pouvoir limité (V.

Paf/f), 137. Libres et parfaitement heureux sous Djemschid, 239. Ils marchent de l'est à l'ouest, 240. Se révoltent contre les successeurs de Djemschid, incapables, 246. La tradition dit que les Iraniens appelèrent Zohak pour les délivrer des successeurs de Djemschid (V. Zobak),2^6.

Les Bactriens n'acceptent pas Zohak comme souverain, 247. Ceux qui ont appelé Zohak lui donnent une généalogie djemschidite {W. Zohak), 247 et 248. Les Bactriens, vaincus par Zohak, se retirent dans l'Hl- Bourz (V. ce mot), qui constitue l'Iran, la « terre sacrée d'Ormuzd », 248. La pure descendance de Djemschid croit dans l'El-Bourz, pendant que Zohak règne en Iran, 249. Abtyn, successeur de Djemschid, dans 1 El-Bourz, marche contre Zohak, est battu, fait retraite, revient et remporte une série de petites victoires (V. Abtyn), 249 et 250. Les Iraniens, soulevés par Ferydoun et le forgeron Kaveh, dispersent les étrangers tenant l'Iran et s'emparent de Zohak, 251. Au moment de la défaite de Zohak, les Iraniens sont mélangés de Touraniens, d'Hindous, d'Arabes et de Nègres. Cependant les villes sont restées iraniennes, en majorité, sauf dans l'Haêtoumet (V.

ce mot), où vivaient les Çamides turbulents, 252. L'Iran est rendu aux Iraniens par Ferydoun, qui y rétablit le fédéralisme primitif. Paix profonde, 253. Iredj, fils de Ferydoun, qui devait succéder i son père, ayant été tué par ses frères Tour et Selm, son fils Menoudjer lui succède (Y. Menoudjer), 255. Dès

INDEX ALPHABÉTigUE ANNOTÉ

raTèbemeut de Menoudjer, son oncle Selm, venant de Touest, marche contre son neveu, pendant fque les TouranienSy venant du nord, descendent en masse vers Tlran, 255. Menoud- )er, vainqueur, offre la paix au chef des Touraniens, Afrasiab, et arrête la ligne-frontière, au nord, entre l'Iran et le Touran, 256. Noouzer ayant succédé i Menoudjer, le peuple se révolte contre ce souverain. Le chef des Çamides intervient entre le peuple et Noouzer. L'Iran étant menacé par les Touraniens, les princes iraniens se réunissent pour résister, 256. Les princes, contédércs, obéissent à Zow, roi des Çamides , qu'ils reconnaissent comme héritier de Menoudjer, 260. Zow règne en Iran.

Retour offensif d'Afrasijb. Paniaue des Iraniens, 261. Supériorité relative des Bactriens au moment de la venue de Zoroastre, 267. C'est pourquoi Zoroastre choisit la Bactriane pour y faire l'essai de sa réforme (V. Baciriens)y 270. Par la réforme, la haine des Iraniens pour les Touraniens s'augmente d un fanatisme religieux. La religion d'Ormuzd et la gloire de l'Iran sont devenues solidaires, 278.

Irak-AdjemI. Hamadan , ville centrale. Ancienne Médie, généralement. Climat. Pâturages (L.

DuBEUX, Univ. pitt., p. 9), 26. Terre ingrate, 27.

IredJ. Fils de Ferydoun. Tué par ses frères, Tour et Selm. Eut pour successeur son fils, Menoudjer,

ISFENDIAR. Fils de Gustasp, envoyé pour arrêter les Touraniens, les bat. Son père, jaloux, l'emprisonne et l'armée se révolte (V. àustasp), 289.

ISPAHAN. Au nord-est de la Susiane (V. ce mot). Ciel admirable (Aucher-Eloy, Rel. de voy., p. 726),

IZEDS {Yaiatas). Génies bienfaisants {Visp.f II, i}6). Répandus

ar milliers dans l'univers, commis à a conservation et au jeu ie ses organes \ GiKARD DE RiALi.£, Les étud. vèd, et êran, p. ^o; (G. Maspero, Hisi. anc, p. 466). Les sept amschaspands (V.

ce mot) sont les premiers izeds dans l'ordre de ces génies {Si., III, j2$ et suit'.) y 160. Izeds remarquables:

Ader, Aban, Khor-Schid, Mah, Tir, Gosch, Meher (qui devint Mithra), Verehram (ou Behram), Ram (ou Rameschné-Khirom), Vad, Din, Ard (ou Aschesching), Asman, Zemiad, Manrespand, Aniran, 161. Chaque personnalité , chaque particularité géographique a son ized, 162. Émanations de l'Éternel, 162. Temple idéal élevé par 2^roastre à l'ized Seroch, sur le sommet de l'EI-Bordj,

Pris dans son acception la plus étendue, ce mot (lied, Yaiatas) désigne tous les êtres célestes et terrestres pour lesquels le mazdéen professe un respect reli»

gieux. Généralement, il est emplojé dans un sens plus restreint, et il ne qualifie que les esprits célestes inférieurs aux Amesha-Çpentas, selon les théories dernières du mazdéisme. Les Yazatas comprennent donc la presque totalité des génies avestiques. » C. db Haklbz (Axtita.

p. xciv).

IZESCHNÉ. V. Yaçna.

JANISSAIRES. V. Kogah.

JaphÉTIQUE. (Race) ou indoenropéenne, originaire de la Bactriane. Concentrée en l'an 3000 avant J.-C., 60.

Jeune. Rigoureusement interdit, 205. Aurait été imaginé par des prêtres contemporains de Djemschid (V. ce mot), 242.

Jongleurs. Antérieurs à Zoroastre (V. Magiciens) y 95.

Jour. A la création, a précédé la nuit, 324. Jour supplémentaire des années bissextiles, 324. Dernière formule dans le Boundehesch (V. ce mot), 305 et suiv.

Jubilé. Pour la délivrance des

4o8 JNDEX ALPHABÉTIQUE ANNOTÉ

damnés, aunuel, 309. Fêtes à cette occasion, 210.

Jugement de l'âme, après la mort du raazdéen (V. Ame), 212.

Le jugement définitif des dmes n'aura lieu qu'après la résurrection générale des corps. Ormuzd, jugeant, appliquera la loi écrite dans l'Avesta, 213.

Justes. Sont en grand nombre sur la terre (/;;., //, 1^2), 202.

Récompensés dès la vie de ce monde, 206.

Kachgar-Daria (Fleuve).

A sa source à Pamire (V. ce mot), 15.

K A C H G A R I E N S. Mœurs. Type (N. Forsyth ; A. Stuart, Les tracés, p. 6s), 41.

KaïOMORTS. Prototype de l'espèce humaine, 325. Dernière formule dans le Boundebesch, 305 et suiv.

Kaous. (Ké-Kaous), Fils de Gobad. Règne en Iran, après Gobad et Nabyeh (C. de Harlez, Avesta, p. cxLii), 262. Siavakhsch lui succède, 263.

Kaous-Cambyse. Traverse la mer rouge (V. Kbaver), 28.

K A R A-K O U M (Désert de). Au nord du bas Yaxartès (V. Sir- Daria), 12.

KarESCHSAT. (V. Perroquet), 321.

Ka r 0-Ki r g h I z. Type. Mœurs (Kraiewsky, p. 74), 44.

Kava. (V. Ké), 262.

K A V E I R (Désert de).V. Kbaver,

Kaveh. Forgeron, dont le tablier de cuir devint un emblème national, 234. Appelle les Iraniens à la révolte contre Zohak, pour rendre le trône d'Iran k la dynastie de Djemschid dont Ferydoun est le représentant (Godineau, Hist. des Perses, t. I, p, 277), 250. Kaveh et Ferydoun s'emparent de Zohak (V.

Zohak), 251. Kaveh vassal de Ferydoun, 253.

K É [KaxHi, Ket), Titre royal inau-

furé par Gobad, premier roi de la ynastie keïanienne, (V. Gcbad),

« Kava, quel qu'en soit le sens, est le titre commun des personnages dont il accompagne le nom. Ces noms eux-mêmes restent significatifs i part et sans l'addition de Kava... Titre des rois qui composent la dynastie des Kaïaniens. • EuG. Bua- Mour {Commentaire sur It Yaçna, t. //, PP- 436, 437)-

KÉANIEN6 [KeianUns), Dynastie fondée par Gobad et qui donne successivement : Ké-Gobad, Ké-Khosrou, Ké-Lohrasp et Ké- Gustasp (V. Gustasp) (F. Lenor- MAXT, Manuel, t. 11^ p. ^07 ; C. de Harlez, Avesta, p. cxui), 232, 262. Guerschâsp (V. ce mot), bien que Pichdadien, continue la dynastie keïanienne, 265.

KÉ-GOBAD. (V. Gohad\ 232.

KÉ-GUSTASP. (V. Gttsfasp Cl Kéaniens), 232.

KehrkÂs. Animal du Boundebesch, mangeant les cadavres, 321.

Keï. iV.Ké), 262.

KÉIANIENS. V. Kéaniens.

Ké-Khosrou. (V. Kbosrou),

KÉ-LOHRASP. (V. Lobrasp),

Kbndjehouberz. Ascendant de Zow (V. ce mot), 260.

Kenous. V. Baràbras.

KerAH. V. Gyndès,

Kerkhak. V. Gyndès.

KeRSHASEP. V. Kbosrou.

Kesosch. Démon, auteur des petitesses (V. Dews), 168.

Keschvars. Les sept parties du monde : Schavé, Frédédafsché, Videdafsché, Arzé, Voboresté, Vorodjresté et Kounnerets-bini, 305.

Formation et situation de ces sept parties, 308, 309. Ënumération des sept Keschvars de l'Iran dans le Bonndehesch, 327.

« A U fin de rintroduction de U Gco-

fraphie de Moquadiksi, se trouve un u- Icau des limites des « sept climats ou zones terrestres » composant la superficie du globe, avec l'indication des pays et des

Srinctpales villes «ituées dans chaque zone ». tEYNsas D'EsTRfiY {Bull. tU la Soc. ds ghg., od. 1876, p. )'J4).

« Au xrv* s., Gazwini divise encore le monde en sept climats. • (/>t j8o;.

Keyoumers. Ascendant de Djemschid (V. ce mot), 243, 247.

KhArBSSEN. (V. Eaux)y 322.

K H AVER (Désert de) ou Ka- VEIR. Au sud de Téhéran. Oasis (L. DuBEUX, Univ. pitt., p, ni.

Ancienne mer intérieure (Gobineau, Hii/, des Perses, t. I, p. 12), 27.

Vestiges d'une vieille ville maritime :

Myboud, 28. Ce n'est pas Ja mer que Firdousi cite comme ayant été traversée par Kaous-Cambyse , 28.

Territoire neutre au point de vue entomologique, 30. Ne permet pas la formation d'une unité nationale, 48.

a Le grand désert central (de U Perse) est plein de marécages salins; et ceux-ci anestent partout, par leur présence, l'ancienne existence de la mer. > Sir John Malcoln [Histoire de la Perse, idit, eàlem.

■ Le sol de Tlran tout entier est de nature à expliquer les plus grandes révolutions, même dans les époques relativement jeunes. U est à peu prés partout soumis à l'influence des feux souterrains, ravagé par les tremblements de terre qui bouleversent bien des points du pays, de la Caspienne au golfe Persique. il est riche en fossiles marins, coquilles et poissons, dans toute sa partie centrale. » A. Gobineau [Hist. des Perses, t. I, p. 14).

< Le centre de l'Asie va en se desséchant, par une évaporation lente, mais continue. Le voyageur qui parcourt ces solitudes sans fin reconnaît a des signes manifestes que les eaux y ont occupé de vastes espaces. Ces bassins fermés ont contenu aes mers intérieures qu'alimentaient des rivières maintenant taries. Mers et rivières ont disparu, laissant à nu les plaines de sable, les nappes argileuses encore brillantes d'efSorescences salines, çk

et U coupées d'étangs saumâtres et de fondrières où s'embourbent, l'hiver, les chameaux des caravanes; pas un arbre, pas une plante utile ne végète dans ces anciens bts de mer ; aucune humidité ne tempère la sécheresse parfois suffocante et irrespirable de l'air dans ces steppes désolées où les vents, tour k tour glacés et torrides, se jouent sans cesse des efibrts lie riiomme pour s'éublir sur un sol qui semble à jamais maudit. » B. Yakagmac (7. des Débats, 30 déc. 18S0.)

KhÉEMBIÉ. (V. Princes), 327.

K H E S R A N . Guerrier ourdissant le premier complot contre la dynastie djemchidite, d'après Azerpizouh (V.

Djemscbid), 246.

K H I R V A N . Chaleu rs intolérables (HOMMAIRE DE HeLL, Sttp.

de la mer Caspienne, p. Jio). Invasion annuelle de serpents. Ouragans (yfetels) de neiges (Motnbt, Foy.

au îitt. de la mer Caspienne^ p. }iï), o.

KhOASPÈS {Enlaus, Caroun), Fleuve. Venait jadis au golfe persique, directement; se perd maintenant dans le Scbat-el-Arab (V. c« mot), 23.

KhosROU {Ké'Khosro, Kersbasep, Guerscbâsp). De la dynastie des Kcaniens (V. Kéanietis), 232. A lié la couleuvre touranienne, 250. Succède i Siavakhsch. Règne glorieux.

Vainqueur d'Afrasiab et des Touraniensy 263.

« Kava Huçrava (^Kai Khosrû). Le trait le plus important cité de lui, c'est qu'il réunit les contrées aryaques en un vaste royaume ; le texte zend semble indiquer qu'il opéra cette réunion par la conquête, car il le qualifie de valeureux réunissetir des contrées aryaaues. On peut cependant supposer que les Fouraniens avaient soumis toutes ces régions, et que leur défaite laissa Kava Huçrava seul chef de l*Arie. »

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