Le bonheur de l'dme (Iç
V OH ON EGA Z. V. Chiens.
V O H O U - M A N O. Amschaspand (V. ce mot), 157.
Volcans. Déjections étendues.
Voleur. Encourt la peine du bannissement (V. ce mot). Ne pas rendre ce qui a été emprunté, est un vol (Vend., II, 287), 220.
Voorokesch^ (fleuve). Sa formation, 306, 310.
VORODJRESTÉ. (V. Kescbvars), 305. . .
VOURURAFNANHO (Le plus heureux). Attribut d'Ormuxd, .148.
Voyages. S'effectuaient au moyen du cheval et du chameau {Vend., II, }i2; 1er., III, 2^4), 136.
Wbrshyb. Ascendant d'Afrasiab (V. ce mot), 269.
W Y D J O U N . Ascendant de Djemschid (V. ce mot). 243 .
Wyzersenk, Ascendant d jemschidite de Zohak (V. Zohak), 248.
Yaçna (ovl I^eschné). .Recueil de prières (Eu<3. Burnouf, Comm.
sur le Yaçna, t. /, p. 22 et 2)), 68.
Nombreuses interpolations. Livre relativement moderne. Traduction de Neriosengh, 70.
Yatous. Démons mâles (V.
Démons), 166.
Va KO us (Idiome). V. Taiare.
Yakoutes. Parlent une langue touranienne (V. Touraniems), 53.
YarkaNDAIS. Type.. Mœurs
rROBBRT ShAW ; SCHLAGIKTWBJT ;
A. Stuart, Les tracés, p. 4), 41.
YAXARTis. V. Sir-Daria,
YlSC H T lleschl). anquième livre de TAvesta (V. ce mot). Ouvrage
liturgiauc (AxQUEriL du Perron, Zend-Avesta^ t. llly p. i; P. Gafa- REL, Hist. attc. p. PS)' Divisions.
Des opuscules divers ont été réunis au Yescht, soit : les Néaeschs, les Patets, les Afrins, les Œfergans, les Nckah, les Nérenghs et les Tahvis ; le recueil de ces opuscules joints au Yescht, prend le nom de Yeschts- Sadés, 73.
YeSCHTS-SaDÉS. V. Yescbt.
YeZD. Oasis centrale du désert de Khaver (V. ce mot), 27.
YeziDIS. Adorateurs du principe mauvais (F. Lenorhant, Mautul, t, II, p. )}8\ 37.
YlyOUN. Fils et successeur de Djemschid (V. Djemscbid), 243.
ZagROS (Monts). Séparent TIran de la Mésopotamie. Flore et faune, 6. Les versants orientaux forment le Kurdistan (G. Maspero, Hist. anc, p. 412), 16. Prompt changement des saisons, 29.
c Ces monugnes renferment du cuivre, du fer, du plomb, de l'or, et de l'argcni en petite quantité... plusieurs espèces de m.irbrc, des pierres précieuses... Nues par endroits, elles sont le plus souvent revêtues d'épaisses forets où le pin, le chêne, le peuplier s'ctagont au-dessus du
fUtane oriental, du noisetier et du saule.
.es vallées du Zagros et de l'Ouroumiyèh sont de véritables vergers ; elles produisent la poire, la pomme, le coing, la cerise, l'olive, la pèche. Sur le plateau les arbres ne croissent qu'en petit nombre au voisinage des rivières et des étangs ; mais les parties où l'eau ne manque pas sont fécondes en céréales et en légumes excellents. On y trouvait... le lion, L* tigre, le léopard (disparu aujourd'hui), l'ours...
l'âne sauvage, le bulllc, la chèvre, le chien, le dromadaire et le chameau à d uz bosses (alors presque inconnu en Assyrie et en Egypte). Plusieurs races de chevaux dont une, la niséenuc. était renommée pour sa force, sa taille et son agilité. H G. Rawlinson [TIx jivt gréai Monarchies, i. Il, p. 2Si')0S).
Zal. V. Zou'.
Z A N T O U. Unité politique ayant
pour chef le pàiti (V. PmH), Rcqnion de plusieurs clans iraniens (Y.
VU et Iraniens), i^-j.
Zarafchan (rivière). Passe à Samarcaude et va finir à Bokhara.
Fertilité (A. Stuart, Lts tracés, p. 17), 20.
Zaratoushtra. V. 2b-
roaslre.
Zaretcu. Démon semant la corruption, produisant la famine (V.
Dews), 168.
Zemiad. Génie de la terre habitée (V. I:(eds), 161.
Zend. Langue iranienne, ou cr.inicnnc, par excellence (E. Rask, Ueber das aller, 1826). Commune aux Bactriens, aux Mèdes et aux Perses? (A. Hovelacque, Ling., p. 222), 54. Dérive d'une languemcrc, primitive, indo-européenne?
Sa conservation due aux Achémcnides (J. Opphrt, Le peuple et la langue des Mèdes, p. vu). Langues iraniennes, (De Loncpérier; ScHŒBEL, Rel. pretn. des Indo- Iraniens, p. 7/), 55. L'idiome bactrien est le meilleur type du zend (li. LiTTRÉ, Dict., au mot Zend), $$.
Deux dialectes (A. Hovelacque, Ling.,p.22i). Signification du mot lend, ignorée. Zend et Sanscrit (A.
Maury, La terre, p. $61), 56.
« Une partie considérable de la langue Zcnde — de haute antiquité — est contemporaines du dialecte primitif des Védas. M
« Tout, dans l'alphabet zend, pcut-itre même les voyelles plus encore que les consonnes, nous annonce un idiome s'arrêtant & un moment où il est bien rare que l'on puisse saisir les langues, celui où tous les éléments de leur organisation entrent en jeu, mais où faction, qui, après les avoir réunis, devait les modifier l'un par l'autre pour en composer un organisme parfait, vient À s'arrêter tout k coup, et laisse son oeuvre inachevée. »
(c Le principe qui préside à la disposition des sons vocaux en zend présente tous les caractères de l'antérioritc, si on le compare au système indien. » HvG BuRNOUi- [Conim. sur le Yaçna, t. /, />. XXIX et CLiii).
« Le Zend existe dans les livres de Zoroastre ; te pchlvi était en us.igc dans les pays méridionaux de Tlrau coniigus à TAssyrie et ii la Babylonie ; et lo p. ni,
f>ropdgé par les Perses, a absorbe dans la angue nouvelle tous les autres dialectes. « Db Heeren {Dt la politique, Trad, franc., t. I, pp. 129 à i}i),
« On sait que la lan<^uc médo-Porse, connue sous le nom de Zend, n'e.st ni tille ni mère de la langue sanscrite. 11 Eh. Burhoui' (La Scdts rtli^., p. i)S^,
ZeND-AVESTA. V. Avestii.
ZendeHKOUD. Rivière de h Susianc , agrandie par Abbos le Grand, 26.
Zo H A K. Étranger, neveu de Ad, chef des Aditcs , appelé par les Iraniens pour succéder au roi d'Iran, dernier successeur de Djemschid (V.
Dfouy-Zelmr)t 246 et 247. Marché pour prendre le royaume qui lui est offert, 2^7. La Bactrianc lui rc>isto,
247. Ltait-il Ninivitc? Sa généalogie est douteuse. Les chroniqueurs arabes se l'approprient, lui donnant pour ascendants : Oulcvan, Abyd, Mcdjouyh-al-Tcmyz , 247. Les Iraniens lui donnent une gCkiéaU)<;ic djemschidite : Keyoumcrs, Pysliy, Syamek, Newarek, Taz, Wyzersenk, Dcnykan, Aroundascp, Pi.*yourasp, Zohak, 247 et 248. Les liactriens, vaincus, se retirent dans l'Iîl-Bourz,
248. Zoroastre livre sa mémoire à la malédiction des m.izJccns, 248.
La tradition persane le fait régner mille ans, 249. Sachant la naissance de Ferydoun, il essaie en vain de le tuer, marche contre Abtyn, père de Ferydoun, (V. Abtyn), S'allie au roi de Hamadan , va battre le roi Behek, franchit la mer Caspienne, tient en échec le roi Tyhour, rencontre Abtyn et le tue, 2')0. Pris et tué parles Iraniens que FLT3'doun et Kaveh ont soulevés (V. I'erydoux et Kaveh), 251. Légendes de sa mort, 251.
« Zohak, suivant l'irdousi. aurait régné 3729 ans avant notre ère. o A Frakck [Dict. des sc.pbil., p. I2<^i, c. 2).
Zoologie iranienne. Passage
des oiseaux indiens (A. Maury, Im lern, p. ^22), 51.
Zoroastre {Zuratousbtra).
Auteur de la doctrine mazdéenne 'I'. Llnormant, Manuel, t, II, p. )ii, (V. Avesta), 62. Son action et son œuvre, suivant la légende, 66.
Gustasp, roi eu Iran, sert la réforme zoroastrienne (L. 13ubeux, Univ.
put., p. 26i)). Le roi touranicn Ardj.isp blâme le roi iranien Gustasp et marche contre lui, 67. Zoroastre iigit par ordre d'Ormuzd (V. ce mot). Il dit la parole du dieu, 69.
Il est contredit par Tchengréghatchats, 71. Ses intentions se modifient sous l'influence des prêtres, 74.
Son époque. Opinions diverses.
Dates extrêmes Anqjetil du Perron, ifewJ-.if«/fl, /. l,p, ccccLxxxni; Max Mulllk , Esiais sur la myt.
comparée, p. )02', I:.vr. Buknouf, La Sri. des relig., p. ^y; G. Maspero, lïisl. anc. p. ./;./ ; C. A. Moreau iJK JoNNhs, Les temps myt., p. )^; WEsri:RGAARD, Haug, Oppert, Max Muller,- Lenokmant, Manuel, t. Il, p. ^oj ; P. Gaffarfl, Hist.
anc. p. ^ly, C. Schoebel, Kicberchcs, p. 6)), 86 et suiv. L'existence de Zoroastre non encore absolument démontrée. Mythe? \V. Jones; Richard son; N. Des orig. du :^oroastrisme. Jour. Asiat., l8j8 , fêv., mai, etc. ; (C. Sciioeuel, Hrcbercbts, p. ;;), 88.
u La doctrine avestique ne parait pas avoir été la création d'un seul homme, elle n'est pas assez uniforme pour cela.
Mais il se peut très bien qu'un penseur, qu'un prêtre méde du nom de Zoroastre ait plus contribué que tout autre à sa formation et à sa prop.igation Les faits merveilleux dont son Ir.stoirc est enrichie n'infirnic pas la possibilité de sou existence. Il se peut aussi que Zoroastre fût un ancien sage dont le nom était resté en vénération et a servi d'enscij^ne & la nouvelle institution. » C. de Hakl£z {Avesta, p. ccixj.
Pluralité des Zoroaslrcs, (A. Ho- VELACQUE, V Avesta, p. 16), 89 et suiv.
Astre d'or {Zaratousbtra), 90. Sa réforme triomphe i Balkh (Anquetil du
Perron, Zend-Avesta, i.'lll, p, 282, ». j), 91. Il n'agit que sur un territoire restreint; il n'expérimente sa réforme que sur un petit groupe d'hommes, 93. Doit combattre d^bord l'influence néfiaste de prêtres, de magiciens et de jongleurs, 95.
« Il est certain que la doctrine du Zend-Avesta est née d^une réforme, et que par cette révolution elle s'est mise à certains égards en opposition avec les aadcmies croyances des Aryas.
n La réforme même et la lutte d*où elle est née attestent qu'une sdssion, qu'un schisme s'était produit au sein de la société aryenne, lorsque Zoroastre fonda la religion d'Ormuzd. La nature de ce sAisme >e$t clairement indiquée dans TAvestm, où les Aryas du parti adverse sont accusés de polythéisme et leurs dieux (dèvas)- transformés en mauvais génies. « Èm. Burmoup (La Scien. des religions, à. 2iS).
Fait aimer la terre aux Iraniens.
Veut rendre k l'Iran son ancien éclat, 95. Signale la nécessité de nombreux troupeaux, 96. Sanctifie le travail,' 99. Donne des règles pour la multiplication des animaux utiles, 99. Se préoccupe beaucoup de la distribution des eaux. Divinise les sources (V. Eaux), 100. A l'idée d'un génie aquatique, 102. Son but principal est de reconstituer le peuple Iranien, 104. Il prescrit le mariage (V. Mariages), 108, 113.
Son but est d'instruire, de moraliser et d'organiser les Iraniens. Il veut amener le peuple de son choix à triompher des Touraniens et à s'enrichir. Il prêche l'amour de la paix et le défricnement des terres incultes, 141. Il n'innove pas la royauté en L'an. Y ayant trouvé un roi /il lui dicte ses devoirs et se sert de son autorité pour l'accomplissement de sa mission, 142. Il s élève violemment contre le despotisme, 143. Il déclare que le despote est un châtiment (II; III, izi), 143. il a reçu « Dans l'oreille », la loi de réforme, qu'Ormuzd, personnellement, lui dicta, 148. N'ose pas donner un dieu unique aux Iraniens, 150. Il dénonce les ennemis des Iraniens,
— les Touraniens, — comme des démons que commande Ahriman en personne (V. Abriman), 167. U donne le récit de sa première rencontre avec le chef des -Touxaniens.
II combattit Ahriman i corps le corps et le vainquit,' 167. Par sonœuvre, il dispersera tous les démons et il anéantira les Touraniens, 168.
Apprendre, réciter la loi, ou se la £ure lire, est le premier devoir du mazdéen ; . c'est la base -de la réforme, 171. Les . difficultés de sa situation, les exigences du roi de la Bactrune, et les méfiances des Bactriens, faussèrent les intentions du législateur, 175. Il dut tenir compte des superstitions touranlennes,' enracinées (G. Maspero, <■ Hvt. ênc. , • p, ^71; F. LEKORMAin', Mantul,' t. Il, p, SS7)* I75-H s'êiive, et dès le commencement, contre l'influence pernicieuse des mages, 175.
Son but principal est de détruire cette influence ; et cependant, il U subit, 176. Il prêche que la -vie des Iraniens doit être partagée entité la
Srière et le travail, 185. Il accepte, es magiciens, le saint sacrifice quotidien, la confession des péchés, la conmiunion mystique, les prières des agonisants (V. PrUrts), 186.
Ayant fait d'Ormuzd un dieu, il en résulta des prêtres, 186. Dût subir la collaboration de ces prêtres dans la rédaction du code politique et religieux des mazdéens, 189 (C. DE Harlez, Avesta, p.
ccix). Il charge le peuple de pourvoir à l'existence matérielle du prêtre, dont il définit le rôle pour le limiter, 191. Ce sont des instructeurs dont le métier est de prier pour autrui, 192.
L'ambition des prêtres compromet l'oeuvre du réformateur, 193. Zoroastre s'élève contre les exploiteurs du sacerdoce (Vend. II, 402)^ 19$.
Il n'est tout entier, et seul, que dans la morale du Zend-Avesta^ Z99.
Ayant donné trop d'importance à Ahriman, il déclare que les démons ses coadjuteurs ne sont pas tous voués au mal; qu' Ahriman, capable
de bonnes œuvres, deviendra bon, finalement {I^., Il, 164), 201.
Lignes principales de la morale :
Propreté, conscience, travail (V.
Marale\ 203, .204. Zoroastre se donne comme Tauteur de la loi, 207.
Il eut, au moment de la révélation, la connaissance du passé, du présent et de l'avenir (2e^., il/, 26), 208. Sa réforme assurera aux Iraniens la santé, les plaisirs, le bonheur, 215.
Il prépare et veut Taccroissement du peuple, son développement dans la plus large des prospérités, 221. Légende zoroastrienne : Issu de race royale ; choisi par Dieu comme « la bouche devant proclamer la loi aux hommes »; son enfance; son génie supérieur se manifeste à trente ans ; un esprit céleste le conduisit à Ormuzd (MA.SPEHO, Hist, anc, p. 46$ \ F. Lenormant, Manuel^ i. II, p, jo8 ; Anquetil du Perrojj, Zend'Avesta, t. 2y p. s\ Gobineau, Hist. des Perses, p. 49 et suiv.), 224. Ormuzd lui révèle la loi, l'Avesta. Il traverse une montafi^ne toute en feu, et boit du plomb fondu, impunément, 225, Se rend à Balkh où régnait le roi Gustasp. Il y discute la Toi nouvelle devant les sages assemblés . Les sages admirent TAvesta, 225.
« Originaire des régions situées au sudest de U mer Gipienne, faite principalement pour un peuple monugnard seminonude et pasteur, la religion avestique s'introduisit d'abord en Bactriane et plus tard en Perse après une longue résistance. R C. DB HKKisz{AvestafP. ccx].
Son succès lui suscite des ennemis.
Le peuple est excité contre lui. Protégé par le roi des Bactriens, il triomphe de ses adversaires, 226. Meurt frappé de la foudre, à Balkh, ou tombe sous les coup d*un soldat touranien, 226. Légendes. Retraite de Zoroastre dans Tantre d'une montagne pendant vingt-cinq années. Ses miracles, (Dio. Chrys. /. //. pp. ^0-61 ;PoR- PHTRE, De ant. nympb; C. de Har- LBZ, Avesta, p. xxv), 227. Origine de Zoroastre encore inconnue. Étaitil Mède , Perse, Perso-Mède ou Bactrien? (Cléiisnt d'alex ; Moïse de
Chorèn'e ; AGATRtAS, //. 34, Am- MiEN Marcelus, XXIII, p. 6-J2 ; EusÈBE, cbron. IV ^ 5^; Arnobb, Adv. gâUês, q. s ; Girard de Riallb, Les études védiques et iraniennes, pp.
28^ 29 ; Rawlinson ; Movers ; Spibgbl; Max Dunkbr, Gesh. der art.
pp. 4i6'4y^ ; C. de Harlez, Avesta, ù. XXIV). Est-il né à Urmi. en Ader-
Deidjan?(FARHANG*I-JlHANGIRI, Ya-
GOUT et Abdou'l Féda; c. os Harlez, Avesta^ p. XXIV \ Cuaicpollion- FiGBAc, Hist. de la Perse, p. 14 (Son nom veut dire «Astre-d'or »? Y eut- il plusieurs Zoroastres? 227. Il n'est pas probable qu'il fiit Bactrien, 228.
Il choisit la Bactriane pour y expérimenter sa réforme.
« Zarathusthra vécut au temps même où furent composés les Glthâs qui contiennent sa doctrine pure de tout alliage.
Il arriva probablement par lui-même à 1 a conception de l'unité divine. La Bactriane fut 1: théâtre de ses prédications, mais il naquit probablement en Méiie. » Kosso wicz (Zarat. Gdt. prif., p. iii-xviuj ; C. DB Harlbz {Avtsta, p. lxxix).
Sa généalogie établie par le Boundehesch(V. ce mot), le fait descendre de Ferydoun (V. ce mot) qui n'était pas Bactrien (Anquetil du Perron, Zend'Avesta, t. II, p. 8), 228. Eut trois fils : Esedevaster, Orouetour et Khorschidtcher, 228, 229. Sa femme Hoûô (Anquetil du Perron, Zend Avestm, t. Il, p. 196; I^., II, t. II, p.
IQ7); sa mère Dogdo, son père Poroscnasp, son oncle Arasp, son neveu Medionah. Sa femme participe à l'œuvre delà réforme. Discussions dans sa £1mille. Ses parents furent ses premiers disciples. Le roi Gustasp fut le premier réformé. Medionah (V. ce mot) prêche la réforme, 220. Avant Hoil6, Zoroastre eut, probaolement, d'une ou de deux femmes , des enfants qu'il affectionna, 230. Sa Elle Poursischt, de la famille d'Hetchedasp, 230. Le père et la mère de Zoroastre, créés par Ormuzd pour mettre au monde le législateur, 230. But e théorie de Zoroastre : Le mal envahis' sant le monde, l'intervention d'Or, muzd est nécessaire. Ormuzd inter.
vientpar Zoroastre, 231. SansZoroastre le monde finirait, 332. Le roi Gustasp est séduit par cette théorie, qui lui promet la conservation de son peuple en ce monde et la gloire de son âme après sa mort (F. Lenor- MANT, Manuel, t. II, p. ^Sj), 232.
Zoroastre choisit Balkh, parce que les Bactriens, sur la frontière du Touran, coniiuuellemcnt menacés par les Touraniens, étaient les moins corrompus parmi les Iraniens» 233.
A l'antagonisme de race qui séparait les Iraniens et les Touraniens, Zoroastre ajouta la haine d'un antagonisme religieux, 234. Conseiller du roi de la Bactriane, chef des prêtres d'Ormuzd et révolutionnaire, iZoroastre accomplit une triple réforme :
politique, religieuse et sociale, 234.
Il est le continuateur de Djemschid, 242. La tradition djemschidite, au point de vue religieux, fit commettre
auelques fautes au législateur, 242.
promet un règne aussi merveilleux que celui de Djemschid, si les Iraniens apprennent et exécutent la loi, 245. Il méprise Zohak, qui, ap-
f)elé par les Iraniens pour renverser a dynastie djemschidite, combat et vainct les Bactricns (V. Zobak), 248.
S'oppose hardiment i Afrasiab; l'oblige à traiter de la paix ; mais Afrasiab, manquant à sa parole, appelle les Hindous et recommence la lutte, 260. Déplorable état de la Bactriane au moment de la réforme, 263. Programme de la reforme, 269. Ce programme comprend un système religieux; un dieu était nécessaire, 270.
Le peuple divisé en croyants et non croyants, en mazdéiesnans et dewiesnans, 271. Zoroastre réformateur ou créateur? 272. Il constitua la nation iranienne, confondant en une seule l'idée de nation et l'idée de Dieu, 273. Moralisa le peuple en lui faisant aimer la vie, en prêchant la sincérité, 274. Admet un culte comme lien national, 277.
« Zoroastre forme le projet de simplifier le culte et de faire du culte comme un lien entre les tribus (parses Sa réforme
en était donc i la' fois religiense et politique. » P. Gaffarsi, [Hiit. anc. p. jij],
L'Iran menacé par les Touranicns commandés par Ardjasp, 277. La lutte prend un caractère religieux, 278.
Le réformateur dut suivre le roi Gustasp à la bataille. Les Bactriens ayant vaincu les Touraniens, Zoroastre est considéré cofcme le véritable envoyé de Dieu, 279. La défaite des démons menés par Ardjasp, qui n'est qu'Ahriman sous une nouvelle forme, est due à Zoroastre, 280. Ce succès infatué le réformateur, 281. Le roi Gustasp en est jaloux, 282.
« Le rot Goustscbap embrassa ouvertement la loi de Zoroastre. Mais le philosophe fut dénoncé par les soi-disant sages comme magicien. Le philosophe perdit la confiance du roi et fut jeté comme un criminel, chargé de fers, dans une étroite prison . » CuAMroLLioN FicL&c [Histoire de la Pêne, p. 1/7).
Le problème chronologique de l'époque de Zoroastre, du moment où il inaugura sa reforme en Bactriane, a été le sujet de nombreuses controverses. V. l'Appendia, p. SJ9 '* '"«»'.
Les prêtres et le peuple le tourmentent. Il doute du triomphe de sa réforme et devient suppliant; revient au roi; s'impatiente; oblige le roi à se prononcer, 282. Les adversaires sont des démons qu'Alirinun possède, des darvands (V. ce mot 284. Le roi revient à lui. 11 attribue les troubles ûu'il a éprouvés à Taffaiblisscmcnt de son corps, 285. Surexcité, il diae ses conditions; ordonne la torture contre ses adversaires, 286. S'aflermit en Bactriane, 287. Résumé de son œuvre excellente. Il est tolérant et conciliant, 287. Les Touraniens envahissent la Bactriane, 288.
Zoroastre meurt, massacré dans Balkh par les Touraniens victorieux?
289. Comment il laissa l'Iran. Résultats immédiats de sa réforme, 290 à 294.
Z O U R. Offrande matérielle : lait, viande, liqueur. Le zour de viande est réserve aux prêtres, 72. Viandes rffertes (V. Prêtres), 179. Le zour
comprend tout ce que les fidèles apportent, 181.
Zow (Zal). Roi des Çamidcs.
259. Le Na:(jekh'Attevarykb donne ainsi sa généalogie : Menoudjer, Noouzer, Maysoun, Roumeh, Hywaseb, Kendjehouberz, Tasmasp, 2o\v,
260. Avec son fils Rpustem, va à la recherche d'un descendant direct de Djemschid . Il découvre Gobad, dans rÉl-Bourz, 261. Sa généalogie:
Djemschid (V. Loulou), Touj, Shydasep, Tourek, Schem, Ezret, Tou-
renk, Neriman, Çam, Zal on Zow, 261, 262. Commande les princes iraniens, qui le reconnaissent comme héritier de Menoudjer et « roi des rois », 260. Sa mortj mal connue . Il termine la dynastie des Pichdadiens,
« Uzava — en persan, mv. — Les légendes pUcent sous son règne rétablissement d'une ptix durable entre l'Iran et le Touran; l'Oxus est assigné comme limite k Afirasiab (le Franraçydna de l'Avesta) >. C. db Harlez {Avtila, p.
cxu).
Pages .
CHAPITRE PREMIER. — Aryas et Iraniens. — Les lois de Manou et le Zend-Avesta. — Les Brahmanes et Zoroastre. — La grande Perse. — Iran et Touran. — Les monts Zagros.
— L'Arménie. — Le lac de Van. — Le Caucase. — Les ouragans. — Bakou et ses pétroles. — La mer Caspienne. — La mer d'Aral. — Le désert d'Oust-Ourt. — Le Gourgan et TAttreck. — Sir Daria et Amou Daria. — L*El-Bourz. —
Le plateau de Pamire . . • i
CHAPITRE II. — L'Iran historique. — Le Kurdistan. -^ L'Aderbeidjan. — Le lac Ouroumiyeh. — Le Ghilan. — Le Mazendéran. — Le Dahistan. — Le Khorassan : Mesched, Nichapour, Merw. — La Bactriane : Balkh. — Le Zarafchan. — La Sogdiane. ^ Samarcande. — Le Seistan : le lac Hamoun, l'Helmend. — L'Afghanistan : Caboul, Djellalabad. — Le Bélouchistan. — Le golfe Persique, le Tigre et l'Euphrate. — Le Kirman. — Le Farsistan. — La Susiane. •« L'Irak- Adjemi. — Le grand désert de Khaver. — Climats. — Flore et faune iraniennes. — Pierres précieuses i6