II
Il y eut un feu dans chaque maison, parce qu'il n'existait pas encore de « lieu consacré », de temple, de communauté cléricale s'étant appropriée le dieu pour l'exploiter. Tous les feux reçurent leur consécration. Le Vendidad ennoblit une série de flanmies : le « feu avec lequel on cuit les laques » ; le feu « séchant les excréments des animaux employés au chauffage des bains » ; le feu « durcissant, dans les fours, les vases de terre » ; le feu « servant à ceux qui travaillent l'étain, l'or, l'argent, le mélange de fer et d'étain, le cuivre rouge »; les feux allumés par les voyageurs, par les caravanes, et « que l'on rencontre dans les déserts »; les feux des « hommes qui veillent aux champs », qui « mènent les troupeaux », qui gardent les « rues et les maisons ». Partout, chaque Iranien avait son feu sacré, qu'il entretenait pieusement. Chaque Iranien, donc, était prêtre à l'origine, et son dieu se manifestait à sa volonté.
Il existait probablement autour de Zoroastre des serviteurs, des disciples mêmes que n'animait pas uniquement l'ardeur réformatrice du maître. De très bonne foi, sans doute, ces coadjuteurs ne comprenaient pas une religion sans sorcellerie, ne voyaient dans Ormuzd qu'un « génie » nouveau, meilleur que les autres, mais, comme les autres, sensible aux évocations, aux pratiques bizarres, mystérieuses, magiques en un mot. Ces disciples firent leur « feu sacré » plus brillant que ne l'était tout autre feu ; ils choisirent un emplacement spécial pour y dresser un grand bûcher; ils se réunirent, ils s'organisèrent pour se distribuer le temps, afin que chacun entretint à son
tour la splendeur du dieu flambant, et ils se signalèrent bientôt au reste du peuple, par la gravité de leur attitude, la sérénité de leur existence, la persévérance de leur dévouement, la singularité de leurs cérémonies. Les Iraniens eurent pour ces hommes, pour ces prêtres, une sorte de respect inquiet, les préférant aux magiciens du Touran, certes, mais intimidés par les manifestations du rite nouveau.
Ces prêtres ne vivaient que des victuailles apportées par les Iraniens fidèles; ils s'acquittaient envers les Iraniens en répondant de l'ardeur du feu, de la propreté du « lieu saint », de la bienveillance d'un Ormuzd très choyé.
De même que le vulgaire balai fait de branchages au moyen duquel les athornés tenaient en propreté le « lieu saint », devint le signe caractéristique des fonctions sacerdotales, ainsi les viandes apportées, — le miezd, — furent-elles bientôt, sous le nom de :(pur, le sujet quotidien d'un rit particulier. L'athorné consacrait le zour avant de le manger ; il lui adressait une prière, debout, en levant au-dessus des victuailles entassées, la main qui tenait le balai ou barsom. Au repas sacré, l'athorné buvait de l'eau, dans un calice à patène. L'eau consacrée prenait le nom de hom, comme les victuailles étaient nommées zour. La prière à l'eau de la libation rituelle était semblable à la prière adressée aux viaades. Plusieurs fois par jour, au moins deux fois, l'athorné, devant le peuple, offrait ainsi le saint sacrifice, communiait, sous les espèces de la chair et de Teau.
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Le sacrifice par Teau, la libation^ devint la communion principale. Le hom prima le zour, et ce ne fut plus seulement de l'eau que les prêtres burent; il y eut deux homs^ le hom blanc et le hom jaune. Le hom blanc désignait Teau pure, ou le lait; le hom jaune, « couleur d'or », était la libation préférée, celle que Tathomé « élevait », qui mettait en joie le buveur.
Des pratiques rituelles des athomés de la réforme, dues vraisemblablement à l'influence des Touraniens ou « magiciens » du nord, il faut peut-être excepter le rit particulier de la libation. Dans l'Indoustan védique, les Âryas, qui buvaient le jus d'une asclépiade, nommaient soma le liquide enivrant; chez les Perses, la liqueur garde le nom d*haoma. Une invocation de l'Avesta au haoma, ou hom, répète à chaque verset ce cri d'exaltation : a O pur hom ! Couleur d'or 1 » répétition d'allure purement védique. Est-ce le haoma médique, le hom iranien, ce « vin doré de Kachetie » dont s'enivrent encore les Géorgiens? Les athornés ne buvaient-ils, comme les Âryas de l'Inde, que le jus fermenté d'une plante? Quoi qu'il en soit de l'origine du hom, la « liqueur précieuse^ couleur d'or », enthousiasmait les athomés, qui la qualifiaient de « grande et victorieuse, belle, principe de santé, très haute, pure et vivante ».
L'arbuste donnant le fruit d'où les prêtres savaient extraire le hom, et qui était un « arbre sacré », jouissait de certains privilèges dans la sévère réglementation du Zend-Avesta. Malgré l'horreur que devait inspirer à un mazdéen tout ce qu'un cadavre avait touché^ il est dit
LES IRANIENS. — CH. XIII. i8i
dans la loi que « l'arbre sacré du hom » n'est que partiellement infecté par l'attouchement d'une chose impure. Cet arbuste très précieux, bas, aux branches rampantes, puisqu'un chien pouvait « tomber sur elles et les souiller, » dont il était possible de « couper une partie pour en obtenir une bouture vivante, » ne serait-ce pas la vigne, simplement?
L'entretien du feu est l'objet principal du culte apparent ; c'est au feu sacré que les mazdéens offrent le lait, le hom couleur d'or, les grains et la viande dont les athomés communient, se nourrissent. H est juste d'offrir au feu la dime de ce que le « feu fils d'Ormuzd » donne aux mazdéens.
Le zour comprend tout ce que les fidèles apportent, et il appartient au prêtre, exclusivement. On fustigera le mazdéen qui, n'étant pas prêtre, a « mangé du zour consacré ».
Est prêtre, seulement celui qui, sachant toute la loi, peut la réciter; mais sera prêtre, nécessairement, celui qui saura la loi. Les athomés ne forment ni une caste, ni une classe; ce ne sont que des hommes instruits, réunis, servant Dieu. Peu nombreux, stimulés par l'ambition, envieux de Tautorité des magiciens, abusant du peuple qu'ils ne méprisent pas encore, mais dont la crédulité les impressionne déjà, ils vivent largement, ils s'enrichissent. Ils officient « avec des patènes d'argent, avec des patènes d'or ». Le balai, le barsom, n'est plus qu'un emblème, une marque distinctive; il y en a de trois, cinq, sept, ou neuf branches. « liées », suivant l'impor-
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tance de la cérémonie ou le degré d'autorité du prêtre qui le porte. Enfin, le jeu même des rites, qui va se compliquant de plus en plus, donnant à chacun sa place^ distribuant à chacun son rôle, aboutit à une hiérarchie déterminée. D y a le djouti, ou premier officiant ; puis le raspi, « obéissant au djouti », sorte de diacre; viennent ensuite, dans Tordre voulu, l'athomé a qui prépare le feu », celui « qui porte tout ce qui est nécessaire » au culte, celui « qui a'ia charge de l'eau ».
Tous ceux qui assistent au saint sacrifice y participent positivement, dans un certain ordre; c'est d'abord « le disciple distingué par son intelligence », c'est-à-dire le jeune mazdéen qui étudie la loi, qui se prépare à l'athornat, ou simplement celui qui, sans vouloir s'assujettir au service du feu, aux exigences des cérémonies quotidiennes, sert Ormuzd en propageant sa parole, révélée à Zoroastre, écrite dans l'Avesta. Après le disciple vient le « grand », le « maître », sans doute tel mazdéen pieux que sa situation sociale met au-dessus du peuple. Après le « grand » vient le « fidèle qui fait des oeuvres méritoires, qui est bien instruit, qui parle selon la vérité ». Cette énumération n'est pas celle d'un chapitre paroissial, d'un clergé proprement dit, puisqu'elle embrasse tout l'ensemble des mazdéens, depuis le cf premier officiant » jusqu'au dernier des « fidèles »; ce ne sont là que les degrés d'une sorte de droit d'approche, par lequel le « premier prêtre » se trouve placé le plus près d' Ormuzd.
Il est parfaitement humain de vouloir démontrer con-
tinuellement la supériorité qu'on a. Il n'eut donc pas suffi à Tathorné d'affirmer qu'il était l'homme voyant Ormuzd de plus près; il fallait, en outre, que les cérémonies donnassent réellement au premier officiant la place qu'il disait avoir, que la loi sanctionnât définitivement ce droit conquis. C'est alors que le Vispered régla Tordre des cérémonies^ des marches," des processions, des entrecroisements à faire devant, derrière, autour du feu sacré, à la suite de l'athomé principal, chacun portant un objet du culte. Procédant avec gravité à ces sortes de ballets religieux, qui furent les premières manifestations des premiers cultes, les athomés en imposèrent au peuple qui, les voyant de loin, tout illuminés des lueurs rouges du feu d'Ormuzd, les mit dans la grande gloire de Dieu, et avec eux les objets matériels du culte. En conséquence, aux invocations à Ormuzd, aux Izeds, aux Amschaspands, aux Feroûers, vinrent s'ajouter des invocations aux Prêtres, « aux purs destours », aux « trente trois choses qu'ils portent auprès et autour du dieu »; au barsom, au « lait des animaux mis sur la table sacrée », au calice d'argent et d'or, aux « parfums que l'on jette sur le bûcher », au « hom jaune », à la libation, aux victuailles apportées, au zour.
L'esprit de magie hantait le cerveau des Iraniens. Quelque pure que fut la morale de Zoroastre, quelque énergique et violente que sa volonté put être et se manifester, le législateur ne pouvait rien contre cette influence des Touraniens livrant ses meilleurs disciples à l'attrait du mystérieux. Ainsi, Zoroastre aimait le coq chantant
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l'aurore, et il l'avait chargé d'annoncer la prière du matin au mazdéen; aussitôt, le coq prit une forme mystique, et il y eut un « coq céleste », bizarre, inquiétant, en imitation du « coq terrestre », vigilant et réel. D'autres oiseaux, tout à fait fantastiques, partagèrent, avec le coq céleste, — Houfraschmodady — et le coq terrestre, — Perôdereschy — la gloire du monde ailé. Le « chef des oiseaux », c'est l'Eorosch, « l'un des quatre oiseaux célestes, éclatant de lumière, qui voit de loin, excellent, intelligent, pur, parlant la langue du ciel, vivant, dont la tête et les pieds ont été créés d'or, plus prompt que le cheval, plus prompt que le vent, plus prompt que la pluie, plus prompt que la nue ». Un indien, seul, a pu concevoir et décrire ainsi cet oiseau merveilleux, réunissant en lui la perspicacité du corbeau, l'intelligence apparente du -perroquet, la splendeur du paon. Quel autre homme qu'un Indien ayant été fouetté par l'eau du ciel indoustanique, aurait-il pu citer la nuée d'orage et la pluie comme plus rapides que le cheval au galop, que le vent des cyclones ? Les oiseaux féeriques du Zend- Âvesta viennent évidemment de l'Indoustan. Mais, en Iran, ces oiseaux importés perdent leurs couleurs; l'esprit iranien les modifie, ils deviennent blancs. « Cet ized, dit le Vendidad, m'a parlé des quatre oiseaux célestes, de couleur blanche, aux pieds d'or, qui parlent avec pureté, qui sont instruits ». L'Eorosch, l'Houfraschmodad, l'Eoroschasp et l'Achtrenghâd, bêtes éblouissantes en Indoustan, ne sont plus en Iran que de délicieuses colombes.
L'imagination des athornés, surexcitée, fausse le génie iranien. Après avoir institué l'adoration perpétuelle du feu sacré, pour s'arroger le monopole de son culte ; après avoir fait d'un balai la marque de l'autorité sacer* dotale, et des victuailles nécessaires à l'existence des prêtres, comme de la liqueur indispensable aux libations, les offrandes les plus ^éables à Ormuzd; après s'être imposés et s'être enrichis; après avoir imaginé du fantastique afin que les mazdéens missent de l'étonnement et de la crainte dans leur respect, les athomés voulurent s'emparer des mazdéens eux-mêmes, en leur imposant des pratiques religieuses les soumettant au caprice des ministres d'Ormuzd.
Zoroastre voulait que la vie des Iraniens fût partagée entre la prière et le travail; il avait dit, positivement, que le travail sufiisait. Lire la loi nouvelle^ l'apprendre, c'était en même temps travailler et prier; la lecture de la loi était le premier des devoirs du mazdéen. Réciter le Vendidad, ou l'entendre réciter, était un acte capable d'effacer une faute commise. Le mazdéen en « état de péché » n'avait qu'à lire la loi avec attention pour se purifier. Les athomés ne jugèrent pas l'expiation suiBBsante, parce qu'elle éloignait d'eux les pécheurs, et ils imposèrent aux mazdéens la confession verbale de leurs fautes. « Si l'homme avoue le mal qu'il a fait, son repentir en sera l'expiation ; mais s'il n'avoue pas le mal qu'il a fait, il aura lieu de s'en repentir jusqu'à la résurrection » .
Après avoir consacré le zour, c'est-à-dire le vin, les
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pains et la vîande oflFerts au feu, fils d'Ormuzd, les athornés s'en nourrissaient publiquement. Cet acte, purement matériel, prit une signification mystique; il devint comme une sorte de sacrifice par lequel le prêtre, s* assimilant une nourriture préparée par les hommes mais divinisée par la consécration, réalisait en lui, positivement, visiblement, la sainte communion du dieu et des hommes.
L'intervention continuelle de l'athomé, par la récitation nécessaire du Vendidad, par le saint sacrifice quotidien, par la confession des péchés et par la communion mystique, ne cesse qu'à la mort du mazdéen. L'agonie de l'Iranien appartient encore au prêtre. Trois prières ont la vertu de chasser les démons qui viennent pour s'emparer de l'agonisant. Le prêtre qui, seul, sait les trois formules, se rendra « auprès de celui qui ne peut plus parler, qui est sans espérances », récitera les trois prières « dans Toreille » du moribond, et aussitôt, épouvantés, les dews, les démons, abandonneront leur proie. Les athornés se sont emparés des hommes comme ils s'étaient emparés d'Ormuzd. Ces choses s' accomplissant sous les yeux de Zoroastre, le réformateur clairvoyant dût les considérer comme inévitables, et ne songeant qu'au succès de sa réforme, peut être donna-t-il à ces pratiques l'autorité de son acquiescement. Faire un dieu, c'était créer des prêtres.
Zoroastre ayant engendré Ormuzd, Ormuzd engendra des athornés, jaloux et fiers de leur puissance, habiles, persévérants, firoidement ambitieux, pleins de mépris
pour le peuple qu*ils exploitaient, très corrects, jamais en défaut dans la mise en œuvre de leur exploitation. L'acte principal du sacrifice quotidien, la consécration solennelle de la liqueur enivrante et des viandes apportées, cesse bien vite d'être une banale cérémonie; elle aboutit à la présence réelle du dieu « dans le miezd », dans les offrandes étalées, et ce fut un dogme; les feroûers divins, venus du ciel à la voix de l'officiant, étaient dans les mets consacrés : « Rappelez les feroûers, invoquez-les, ceux qui se trouvent au milieu du miezd, et qui donnent la vie ».
Mille prières, invocations, évocations, sont formulées; les unes doivent être récitées, les autres chantées pendant la cérémonie, pendant le saint sacrifice. « Celui qui, dans le monde existant qui m'appartient, prononcera la pure parole; qui, en la prononçant, la récitera avec les cérémonies ordonnées, ou la chantera à voix haute, je ferai aller librement son âme aux demeures célestes, moi qui suis Ormuzd ». Il n'y a pas seulement des prières pour chaque objet du culte, pour chaque offrande, pour chaque amschaspand, pour chaque ized, pour chaque feroûer, pour chaque période de temps déterminé, pour chaque montagne, pour chaque cours d'eau, pour chaque astre, pour chaque manifestation naturelle, pour chaque idée mystiquement imagée; il en existe pour toutes les circonstances de la vie : quand on voit des montagnes, un cimetière, une ville ; quand on s'assemble pour manger; quand on s'éveille ou quand on va dormir; quand on expulse un démon en étemuant;
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quand on tue un animal pour le repas et quand on prépare des mets à cuire; quand on allume une lampe et quand elle est allumée; quand on découvre la mer, un fleuve, un étang, une source, un puits, « une grande citerne » ; quand on rencontre « une femme stérile », ou bien .une femme « en travail » ; quand on se délivre de la vermine; quand on aperçoit un enfant pris de peur, ou c( qui a mal aux yeux »; quand on soigne un malade; pour <x se concilier la bienveillance des grands » ; pour obtenir l'amitié d'un homme ou d'une fenmie; pour garantir à l'époux « l'obéissance de l'épouse » ; pour conjurer les fièvres, « fièvre froide et fièvre chaude, fièvre d'un jour, de deux, de trois, de quatre jours » ; pour rendre l'enfant obéissant à son père et à sa mère, « ce dont il se trouvera bien » ; pour ramener au foyer conjugal la femme qui s'est enfuie, afin <c qu'elle retourne à la maison où son mari la recevra avec bonheur » ; pour rendre la raison au fou possédé par Ahriman.
Ces pratiques, ces formules, ces exorcismes sont, en grande partie, sans doute, d'invention récente, mais les destours modernes ont certainement continué la tradition des athornés zoroastriens. L'esprit de superstition que le réformateur avait laissé se répandre en Iran, tout imprégné de magisme touranien, devait entacher de sortilèges le culte naturel d'Ormuzd. Zoroastre lui-même, pour le succès de sa réforme, ne secondait-il pas la politique de Ké-Gustasp, son roi protecteur? et ne livrait-il pas à la haine des mazdéens, au nom du dieu de la ré-
forme, tous ceux qui protestaient contre la loi nouvelle, qui refusaient de se convertir ?
Or« pour compromettre définitivement ceux qui acceptaient la loi nouvelle, pour les tenir, pour les obliger à se déclarer, et pour les reconnaître dans la foule, Zoroastre dut sanctionner certaines manifestations, telles que la « prononciation de paroles sacrées », l'adoption d'une « ceinture » spéciale, Taccomplissement de pratiques rituelles, et notamment la confession des péchés, la communion, la prière des agonisants. La formation d'un clergé devait résulter nécessairement de cette politique réformatrice. Et c'est à ce clergé que Zoroastre devait livrer, inévitablement, ses antagonistes, ses adversaires, ses ennemis. H arriva que ce « corps sacerdotal » eut ses volontés, ses caprices, sts ambitions, et prétendit collaborer avec Zoroastre au code politique et religieux des mazdéens.