‹ Les Iranions: Zoroastre (de 2500 à 800 av. J.-C.)Chapitre 30 sur 38 · Il met au monde Ferydoun · texte numérisé non relu

Il met au monde Ferydoun

D J O R D A H (V. Arbres)y 326.

DjOUTI. Premier officiant (V.

Prêtres), 182.

Djouy-Zkher. Dernier successeur de Djemschid, détrôné par son frère Asfiyour (V. Djemscbid),

DOGDO. Mère de Zoroastre (V.

Zoroastre), 229.

Dogmes. Le peuple doit croire sans comprendre, 196. Dernières formules, p. 298.

Dot. Inconnue à l'origine. Ëublie dans l'Inde, 109.

DOUYAK (V. Paî/M), 257.

DOUZAKH {V,Enffr% 214.

Drapeaux iraniens. D'une étoffe riche et lourde, tissée d'or quelquefois (/n.^ ///, 182 et suiv. — V, Armée iranienne et Étendardi),

DrAVIDIENS. En Médic ^V.

Mongols,) 51.

Dromadaires. Ne dépassent

pas le Khorassan, à Test (Â. Maury, La Terre, p. SS^)» 3^- Montés par les cavaliers iraniens, 138.

DroUYAS. Ennemis des premiers Iraniens, 237.

Dynns. Ennemis des premiers Iraniens, 237.

Dyws. Ennemis des premiers Iraniens, 237.

Eaux. Rares en Perse. Préoccupation continuelle des Iraniens, 29.

c Les cours d>au ne peuvent p«s fournir A l'èvaporation trop grande qui se fait à sa surface, et, bientôt épuisés sur son sol saturé de sel, ils se perdent dans les sables. Ils forment donc une x'aste ste^, souvent un désert, où les oasis rares sont l'œuvre tout artificielle de Thomme. • K.

{Revug sdent. de la Rep. franc , 22 man 1881 j.

La source Ardouisour, primordiale, divinisée {I^., III, p. 20, 21, 166, ij), lyô)^ 100. Domptent la chair.

Peines infligées à ceux qui corrompent les eaux ou les laissent se corrompre (Vend., II, p, $28), 101.

L'eau est la reine des cieux, la fille d'Ormuzd (7;^., II, p. 247). Idée d'un génie aquatique, 102. Epuration des eaux souillées (Fend., II, p, ^14), 103. Corrompues par un cadavre (Fma., II, 2^ et suiv.), 129.

Génie des eaux (V. Ahan)^ 160.

Zoroastre eût préféré la divinisation de l'eau à celle du feu. La source primordiale, Ardouisour, sortant du

nombril de l'El-Bordj, 177. Sanctifiées par des prêtres contemporains de Djemschid, 242. Lear division et leur classement dans le Boundehesch, 3 22. Eaux thernoales. Le var Tetcheschté. Eaux dénommées : le var Sovbar, le var Khâressen, le var Fresdân, le var Aseoûest, le var Satevis, 322.

ECBATANE. V. Haviadan.

Ecureuils. Innombrables en Arménie et dans le Kurdistan (Tu.

Detrolle. Voy. dans U La^istan et V Arménie, p. 27), 31.

EerïENÉ-Véedjo. Première patrie des Iraniens (C. de Haklez, Les Aryas et leur première pairie, p.

20). Désignerait en même temps, une ville, et Tensemble du royaume de Gustasp ( Champollion-Figeac, Hist. de la Perse, p. 2 ; Gobineau, HisL des Perses, t. I, p. 86) (V.

Exode et Gustasp), 85.

« L'Aryâna-Vâcja peut être Vlran primitif, le premier ou un premier lieu de séjour de la race iranienne séparée des autres peuples indo-européens, ou simplement des Hindous, mais elle n'est pas le berceau des Aryas. Elle ne l'est pas plus que VArya-Varta des auteurs sanscrits, située au midi du Gange. • C. de Haxlbz {Les Aryas et leur prcmure patrie, p. 3).

Egalité. Complété au jour de la résurrection (V. ce mot), 214.

EGHETESCH, Démon faisant les durs hivers et rendant les cœu rs insensibles (V. Dews), 168.

£l-BoRDJ. Génie de la montagne-mystique, sacrée (V. I^eds), Nombril d'où s'épanchent les eaux pures, 161. Demeure céleste des ferouërs (/«., III, 2^2), 165. Temple idéal élevé sur son sommet ii l'ized Seroch (Iç., II, 228), 176. Donne issue i la source Ârdouisour, 177.

Dernière formule, 305. Sa lente formation, 309.

El-BoURZ (Mont) {El-Bordf, Bordj), Limite vraie entre le Touran et l'Iran, 12. Versant nord : forêts européennes (A. Moynet. Voy. au

litt., p. 11^; Aucher-Eloy, Relat.

de voy., p. 62^), 13. Passages difficiles, dangereux (A. Cuodsko, Le Gbilan, p. 62), 13. Versant sud :

chaleurs intolérables. Températures extrêmes (Gobineau, Hist. aes Perses, i, I, p. iS7)i 13* Montagne purement iranienne, 14. L'El-Bourz constituant tout l'Iran, toute la « terre sacré d'ormuzd », a nom Hareberezeyty ou Hebyreh (V. Hebyreb), 348. Retraite dans TEl-Bourz des Bactriens vaincus par Zohak (V.

Zobak), 248. La pure descendance de Djemschid se succède dans la montagne pendant que Zohak tient U reste de l'Iran, 249.

Emblèmes. Sur les étendards (V. ce mot). Servent à désigner les tribus maudites ou invectivées, 138.

Emprunts. (V. Prêts), 220.

Enfer (Dou^^akh). Dogme (V.

Credo), 196. Le mazdéen mort, en état de péché peut être délivré de l'enfer par les œuvres des vivants {Vend^ II, )ji; les., ijo, i}i).

Réciter l'Avesta est une de ces oeuvres, suffisante, 209. Prière spéciale (V. Afergan)^ 210. Seront précipités dans l'enfer, au jour du jugement définitif, dernier, les ado> rateurs des démons et les mazdéens qui n'auront pas pratiqué la loi, 213.

Série d'immenses cachots profondément obscurs {Vend, IL, jop).

« Les ténèbres en elles-mêmes sont, en beaucoup d'endroits, données comme la demeure des esprits mauvais et méchants et comme le principe d'existence de ces esprits et de toute méchanceté. * Vbwd., VIII, 2(0; Ib., VI, l; C. du Harlez [Avesta, p. lxxxvii).

Les tourments y sont faits de remords, de rœrets, d'envie et d'obscurité, 214. Une année d'enfer méritée par un mazdéen, vaut, en ce monde, un coup de fouet. Les parents d'un damné peuvent racheter les« années d'obscurité infernale » encourues par le mazdéen infidèle, ^ raison d'un derem par an (V. Derem), 2t8.

Reuve venant de l'enfer (V. Satevis ttEaux), 322.

Engagements. Par les

mains jointes (Hérodote, /, p. i}6\ DioDOKE, XVI, p. 4j ; C. de Harlez, {Avesta, p. lxviii), 2x9.

Entomologie iranienne. Insectes européens, 2Q. Région caucasique et Européo-Méditerranécnne.

L'Iran appartient à cette dernière, 30.

« I^ Perse, qu'Olivier a visitée i la fia du siècle dernier, parait posséder, en grande partie, les mêmes genres que la .cgion mèditerranèenae. » Th. Lacokcaikf:

(introduction d Pentomoiogie, t. II, p. 606].

m Les insectes de Perse sont tous donnés dans les catalogues des insectes d'Europe et du bord de la Méditerranée. > F. DE VuiLLSi^ftOY [Corr. commj).

Envie. Démon de Tenvic (V.

Hscben), 168.

EOROSCH. (V. Oiseaux), 184.

EOROSCHASP. (V, Oiseaux),

EqUINOXES. Constatées, 505.

Erzeroun. Hivers et étés, 7.

M Kous partîmes d'Erzcroun à la fin de ni.ii, par une neige qui tombait & gros flocons; car Erzeroui), biri k plus de joo toises au-dessus du niveau de la mer, ne commence guère A jouir du printemps

3u'en juillet... Plus nous nous éloignions e la plaine d'Erzeroun, plus le climat se réchauffait. » Avcuer-Elot {Relation dé voy. en Orient, p. 6ji).

« On subit A Eraeroun, pendant l'hiver, des froids de 20 A 2; degrés au-dessous de zéro, et durant Tété la température s'cléve quelquefois A 40 degrés. » Tu.

Deykollb {Voy^git P- ^7<^)*

EsCHEN. Démon cruel, auteur de Tenvie, de la colère et de la violence (V. Dews), 168, 327.

ESEDEVASTER. Fils de Zoroastre (V. Zoroastre), 228, 229.

Eté. Dure sept mois, 324.

Etendards. Nombreux .

Avaient une importance sociale; constataient l'indépendance des tribus (C.-A. Moreau de Jonnés, Les tetnps myt., p, iç), 138.

Éternel (L*) ou le Temps-

sans-bornes, ou la Lumière primor-

diale, •— Divinité supérieure, audessus de tout; au-dessus d'Ormnzd et d'Ahriman (V. ces mots), 147.

Dieu incompréhensible, insaisissable, 148. Seul capable de faire quelque chose de rien, 149. Supplanté par Ormuzd, disparait, 15 1. A son génie familier (V. RamS, lox. Père de la trinité iranienne (V. Trinité), 19$.

Dernière formule dans le Boundehesch, 299.

Ethnologie de l'Iran, trb

compliquée, 40.

« En Asie, les peuples ont été brassés de l'Orient A l'Occident et de l'Occident A rOrient, d'une façon si prodigieuse, que la race la plus caractérisuque doit être recherchée au delA du Pacifique , dans les zones polaires. P. TorwAao [L'Anthrvp^

EuLŒUS. V. Kboaspès,

E U P H R A T E. Fleuve. Commence k l'ouest d'Erzeroum, 7. Se réunit au Tigre, à Komah, dans le Schatel-Arab, 23.

EVANGUIN. Ceinture, lien (V, Culte), 149.

Exode des Iraniens, Itinéraire des stations donné par le Vendidad (Anquetil du Perron, Zend-Airsta,

t. lit p. 261 à 2J0 ; F. LeNORM AKT,

Manuel, t, II, p. ^2y et suiv.) Eerïené-V^djo, point de départ des Iraniens, 78. Incertitudes quant à la fixation géographique de ce point de départ. Opinions différentes, 78.

Premier itinéraire proposé : Dépxrt en Arménie (C. A. Moreau de JoNNÉs, Les temps myt„ p, 402), 7Q.

Itinéraire le plus récent : Départ de Pamire (Eue. Burnouf, Comm, sur le Yaçna, t. II, p. ex, n. 7^; F.

Lenormant, Manuel, t. II, p, 27 s \ P. Gaffarbl, Hist. am. p, )o^ ; G.

Maspero, Hist. anc., p, jj2à i;;), 80. Autre théorie : Division des Anas due i la réforme de Zoroastre (P.

Gaffarel, Hist. anc.)^ 80. Est-ce bien un exode qu'indique TAvesta?

Ne serait-ce pas une simple énuniération de villes? 83. Au moment où Zoroastre légifère, les Iraniens sont

stables, 86. Le grand exode dont parle l'Avesta, ne serait pas le commencement des Iraniens, 235. Il y aurait eu, antérieurement, un empire iranien (V. Aryas, Eerîené-Véedjoy Djemscbid et Ver), 236.

EXORCISMES. Employés par les prêtres pour guérir les malades,

EZRET. Ascendant de Zow (V.

Zciv), 261, 262.

Famille. Père et mère, fils et fille, grand-père et grand-mère, cousijis et cousines, servante et fille de la servante {Vend., H, p. ^71 à S77)y 104. Gradation zoroastrienne, 292.

FaRGARDS. V. Vendidad,

FaRRA-ROUD (Fourrahroud , Heroudf Haroud). Rivière se jetant dans le lac Hamoun, 20.

Fars (Chronique de). Donnant une généalogie de Djemschid (V.

Djemscbid), 243, et d Afrasiab (V.

AJfrasiab), 259.

F.\RS. V. Farsisian.

Fars AN G. (V. Mesures), 325.

FarsISTAN {Farsy Pars, Perside). Trois zones : chaude, stérile et fertile (L. Dubeux, Univ. pitt., p. 9 ; Gobineau, Hist des Perses, t. I, p.

42p). Chaleurs insupportables et reptiles venimeux au sud. Sommets du Koiali-Piré-Zend, neigeux. Végétation arabique jusqu'à Firouzabad, où les palmiers cessent de croître (Aucher-Eloy, Relitt, de voy., p. j2o),

Fash. Ascendant d* Afrasiab (V.

ce mot), 259.

Faune iranienne. Animaux européens en Iran (Aucher-Eloy, Relût, de voy., p. 42)). Disparition des oiseaux et reproduction des mammifères vers le centre asiatique (A. Maury, La Terre, p, ^^;), 12. Diversifiée, 31.

FÉDÉRALISME. Rétabli par Ferydoun, 253.

Femme. Maîtresse dans sa maison {les., III f izo). Peut obtenir l'autorité du commandement. Égale à l'homme, 114. Doit se marier à quinze ans, X15. Soumise i d'humiliantes purifications périodiques.

(Vend., II, )07 à ^oç), 115. Soins à donner aux femmes impures, séquestrées, 116. La jeune fille moins séquestrée oue la femme {Vend., II, S9S et jçç], 117. Filait au rouet et tissait des étofies {Vend., II, ^oS et 309), 136. Frappée de stérilité, si son mari est en eut de péché, 211. La femme de vie irrégulière favorise les oeuvres du démon (V. Abriinan), 216. La femme dont le mari a encouru la peine du bannissement, séparée, est comme veuve, 220. Femmes dévouées à l'œuvre de Zoroastre, 229. Elles sont sacrées aux yeux du législateur, parce qu'elles seront mères (V. Peines), 222. Leurs droits compromis, 275, 276

Fer. Servait à faire des cuirasses et des armes. Le travail du fer rendait impur, 135.

F E R A W E K. Ascendant de Djemschid (V. Djemscbid), 243.

FerOUERS {Fravarsbîs) . Esprits, génies par lesquels les hommes et les choses ont en soi quelque chose de divin (Anquetil du Perron, Zend- Avesta, t. II, p. 8^ \ Eue. Burxouf, La Scien. des relig., p. 270 ; L. Du- BEUX, Univ. pitt., p. 267; Spieghl; G. Maspero, Hist. anc., p. 466).

Inspirateurs et surveillants. Il semble qu'ils existaient avant l'homme et que chacun d'eux connaissait à l'avance le corps qui lui était destiné. Leur mission est de conserver l'humanité. Ils sont unis à l'âme et& l'intelligence de l'homme.

Chaque homme, chaque ized, chaque amsctiaspand, a son feroûer ; Ormuzd lui-même a le sien {les., III, 26)), 163,

« Nous voyons, dans TAvesta, non

•eulement Ict morts, nuis les vivants, les cènies célestes, sâns excepter Ahura Mazda, pourvus de Fravarshis. En cer* uins endroits il en est attribué même aux êtres matériels. » C. os Haklez (Avesta, p. cxix}.

Le feroiïer peut être récompensé ou puni, suivant que la créature qui lui a été confiée a été plus ou moins vertueuse, i6), 164. Génies immatériels, protecteurs et responsables, 164.

Feroûersdes saints, du feu, de « l'assemblée des prêtres», d*Ormuzd, des amschaspanas, de la parole sainte, de Teau, de la terre, des arbres, des troupeaux, du taureau-germe, de Zoroastre, 164. Les hommes n'agissent que par les feroiiers, mais ceux-ci n'agissent que par Orrauzd (/«., ///, 248), i6s. L'Él-Bordj rV.

ce mot) est leur demeure céleste (/«., ///, 2 s 2), 165. Cause de vie. La perte du feroiier, c'est la perte de tout. L'homme, les bctes, les éléments, toutes les matières, tiennent à Dieu par les feroiiers. L'Iranien mort en état de péché sera privé de son feroiier. Les feroiiers vivifient les corps par le moyen des dmes, 197, 198. Ils sont l'armée de Dieu défendant le monde. Si les feroiiers disparaissaient, le monde cesserait d'être. On ne plaît aux feroiiers que par l'exécution de la loi donnée par Zoroastre, 198. Par l'entremise des feroiiers, Ormuzd protège le mazdéen en eut de grâce contre Ahriman, an.

« Ces ffénies forment une classe toute spéciale. Leur nature parait assez difficile i déterminer, et les avis sont i ce sujet partagés, parce qu'on ne remarque point que les Fravashis résument en eux deux genres de conception, d'origine et de caractère tout différents; l'un iranien, l'autre babylonien-accadien. Les Fravashis sont, sans aucun doute, les &mes des morts divinisées, comme les Mines latins d«ns la célèbre formule (dis Manibus sacrum) comme les Pitar.is védiques. De nombreux textes l'attestent. Ainsi nous lisons au Yaçna XVII, 41 et suivants :

« Nous honorons les lumières étemelles au sein desquelles habitent les ftmes des morts qui sont les Fravashis des Saints;

nous honorons le Paradis des saints. • C. DE Hakliz [Avata, p. cxix}.

Fertilité. Génie de U fertilité (V. Meber), 161.

FeryDOUN. Ancêtre de Zoroastre (V. Zoroastre) t 228. Héros du Schah-Nameh (V. Firdousi), 354.

Vient au monde pendant que son père Abtyn, guerroyant contre les ennemis <ie l'Iran, remporte une série de petites victoires (Gobxneac, Hist, des Perses, t. I, p. 2)o à 277), 250. Enfance l^endaire de Ferydoun. Ses deux nourrices. Son éducation est confiée à Selkat, Iranien brave, ou h. un berger. Son père Abtyn ayant été tué par Zohak, Ferydoun rèene dans l'EUBonrz. Le forgeron Kaveh l'excite à venger la mort d'Abtyn, à délivrer l'Iran {V.

Kaveh) ^ 2^0. Ferydoun et Kaveh, soulevant les Iraniens, s*emparent de Zohak et dispersent les étrangers tenant l'Iran. Le règne de Ferydoun renouvelle les merveilles de Djemschid [Vend,, II, p. 424), 252. Il est qualifié de « vainqueur » par l'Avesta. Il revient au fédéralisme primitif. Nestoug, roi de Rey, le roi du Damavand, le forgeron Kaveh.

sont ses vassaux. Paix profonde, 25}.

Règne pendant vingt deux ans, d'après Hérodote; cinq cents ans, d'après les chroniques, 254. Les chroniques persanes lui donnent trois fils : Ireai, qu'il eut d'une Iranienne, Tour et oelm, qu'il eut d'une fille de l'usurpateur Zohak. Iredj fut tué

fiar ses frères, et son fils Menoudjer ui succéda, 255. Des trois fils de Ferydoun, — Iredj, Tour et Selm, — Iredj seul est de sang iranien, 259. Dans le Boundehesch, Ferydoun a purgé l'Iran des monstres qui l'infesuient (V. Monstres), 322.

F E R W A L. Ascendant de Djemschid (V. Djemscbid), 245.

FÊTES. V. Gabanbars,

Feux. Protégés par Tamichaspand Ardibehescht (V. ce mot), i$8.

Génie du feu (V. Aiier), 160. Génies

des divers feux (V. lieds), 161 et 262. Le feu ne symbolise que l'ardeur réchauffante d'Ormuzd ; il est son émanation, son « û\s ». Les mazdéens dépassèrent la pensée du réformateur, et le Vendidad consacra l'importance du bûcher (/;;., U, 174 ; C. DE Harlez, Avesta, p. lxxxvi;,

« Kos pères avaient, eux aussi, un culte, une reltsion ; Tadoration de Dieu âorissait parmi eux. Comme les Arabes te tournent dans leurs prières vers une pierre, eux se tournaient vers le feu aux vives couleurs. » Firdousi, Schah-Nameb \ E. Rbjun {Lt Livr. des Rois, J. des Dib,,

7 /fv- '^77)'

Premières consécrations des feux de toutes sortes, 178. L'entretien du feu devient l'acte principal du culte, (Pausanias, Voy. en Lydie \ C. DE Harlez, Avesta, p. ccv), 181.

Le « feu sacré », ce n'est ni l'Éternel, ni Ormuzd, et cependant la flamme est divinité : mystère (V.

Trinité), 195. Sanctifiés par des prêtres contemporains de Djemscnid, 242. Classement des feux dans le Boundehesch, 31).

F I È V R E S (V. Maladies) Détruites }>ar l'amschaspand Ardibehescht (V.

ce mot), 158.

Finnois (Idiome). V. Touraniens.

Firdousi. La grande lutte des Iraniens et des Touranîens lui a inspiré l'épopée nationale du Schah- Nameh (P. Gaffakel, Hist. anc, p. )io), 254.

« Cest k tort que Ton donne au Schah- Nûnuh le nom de poème épique et que &ir William Jones l'appelle une suite de

ftoèmes épiques. Cet ouvrage renferme 'histoire d'une période de 3700 ans...

C'est bien plutôt un poème historique, comme le sont la PharsaU de Lucain, VEnHdi, l'Iliade; en un mot, c'est un poème historique animé par des Fables. »

Scott Waking ; CiuKroLLioN* Figeac (HiU. de h Pene, /». 182).

« Le livre des Rois est bien vraiment Tépopêe de la Perse. Quoique les Persans musulmans le Usent eux aussi avec dé- Ices, Ci ^nnt surtout le» Paniis qni le

copient ; le livre est presque devenu un livre parsi, et si un jour, comme on peut le croire, la Perse repousse le joug de rislam, le Livre des Rois redeviendra son livre national. Firdousi croit & la gloire; il est humain, il aime le bien ; la civilisation est pour lui le but que le monde poursuit, nonobstant la fragilité des individus; ce n'est pas un /j-abe, c'est un des nôtres; avec Hafiz et Kheyyam, il caractérise cet étonnant phénomène que présente la littérature persane, la persistance obstinée du génie indo-européen au travers des plus tristes aventures de l'histoire asiatique. • E. Rbman, [Lt Livre des Rois,J. des Deb., 7/». 1*77).

FiKOUZABAD. Lit cesse la végétation arabique, 2$.

Fleuves {Ronds) Am Boundehesch. Roud principal faisant le tour de la terre, 321.

Flore iranienne. Dispirate (A.

Maury, La Terre, p, 2^0 et 262), Diversifiée, 31.

Foi. Imposée. Le peuple doit croire sans comprendre (i^., //, 180),

Foie. Siège des passions (Anquetil du Perron, Zend-Avesta, t. IIj p. }2i^ n. j), 127.

Force. Donnée par l'amschaspand Amerdad (V. ce mot), 1 59.

Forteresses en Iran, avant

Zoroastre, 95, 135.

Fortifications, avant Zoroastre, 136.

Fortune. Dispensée par l'amschaspand Bahman (V. ce mot), 158.

Fouet [Courhacbe). Sorte de lanière durcie en forme de cravache.

Chaque année d'enfer encourue par un mazdéen lui vaut, eu ce monde, un coup de fouet, 218.

FOURRAROUD. V. Farraroud.

Fractures. Peines édictées contre ceux qui blessent, 219.

F R A V A R S H I S. V. Feroiiers.

FrEDEDAFSCHÊ. (V. Kescbvars), 305.

INDEX ALPHABÉTIOrE ANNOTÉ

F RE s DAN. (V. Eaux), jaa.

Froid. Excessif dans Tlrin primitif, ainsi qu'au Touran (Ch. de UjPALVY, Exp.f t. III, Rép. franc. lo juill. i8So\ PoLAKOV, Su. itttp. ae géog. de Russie, Explor. juillet i8So^ /• M^). 239.

■ L'AifyAna-Vaèja avait dix mois d'hivers et deux d'été et ce court été même itait froid pour la terre, les eaux et les plantes; en outre, l'hiver v itait des plus rigoureux. » C. de Hauji2 {Jjts Aryas tt leur prtmièrt patrie, t. 7).

« La tradition antique de la Perse range au premier rang, parmi les chAtiments qui suivirent cette faute (déchiancc de rhumaniti par la faute de son premier auteur), en même temps que la mort et les maladies, l'apparition d'un firotd intense et permanent que l'homme pouvait à peine supporter et qui rendait la terre presque inhabitable. » F. LcMoaiUNT {Manuel d'hist. atic., i. I, p. 70).

« Les rigueurs 'de l'hiver ont occasionné des maux innombrables en Baschkirie ainsi que dans les steppes des Kirghises et ont fait beaucoup de victimes humaines.

« Au dire de témoins oculaires, La position des Boschkires était désespérée au mois de février. Il n'j avaii ni viande, ni farine.

« Par suite de bourrasques et de chasseneiffe durant quelquefois huit & dix jours, il était complètement impossible d'aller chercher du bois de chaufiage. Aussi les femmes et les en&nts, exténués par la faim et transis de froid, mouraient-ils par centaines, tandis que les pères et les maris se tordaient les mains avec désespoir, incapables de venir en aide à ceux qu'ils auraient voulu sauver au prix de leur vie. » Coax.

ciel, S juin iSSi)

leur vie. » Coax. d'Oremioukc (y. Offi

Funérailles. Réglementées,

même pour les chiens. Le cadavre ne doit jamais être revêtu d*un vêtement neuf; il doit être transporté par les mazdcens dans une tombe assainie, parfumée (Kenrf., II, j)0 et suit'.), 131. Prescriptions pour l'enlèvement des cadavres, 220.

« L'acte dont la loi se préoccupe le plus, qu'elL' entoure des précautions les plus minutieuses, c'est l'enterrement des corps morts. Les cadavres des chiens sont en ceci traités comme ceux des hommes ; ils leurs sont assimilés, pour ce qui regarde

les souillures qu'ils engendrent. > C. de HaaLKz (^tvi<a, p. clxxi).

FyL. Descendant de Djemschid.

Règne dans TEl-Bourz (V. Djemscbidites), 249.

GÂHANBARS OU « époques ».

Ormuzd fit le monde en six gâhambars (V. Ormuzd), 151. Jours célébrés par des réjouissances. Fêtes (Eue. BuRNOUF, Comm. sur U Yaçna, /. /, p. 300), 172.

G A L Y C H E. Montagnard du nord de riran. Type. Mœurs, 37.

GÂM (V. Mcsmres), 3J5.

Gardiens. Des champs, des routes, des villes, des rues, des troupeaux, 157.

Gawides. Soutiennent Noouzer contre Afrasiab ( V . ces mots), 257.

G É D R O S I E. Mekran actuel (V.

Béloucbistan), 23.

GÉNÉRATION. Lois, dans le Boundehesch, 3x7 et suiv.

GÉNIES. Enumérés par Ormuzd, 225. Mauvais génies du Boiindchesch (V. ce mot), 299.

GÉORGIENS. Lents et chevaleresques ; grands buveurs ; fiers de leurs armes et de leurs femmes (MoYNET, Voy. au litt. de la mer Casp., p. $26), 36. Type iranien, 47.

En Medie, 51.

G H I L A N {GbiU Ghilanat). Entre le mont £l-Bourz et la mer Caspienne (A. Chobzko, Le G bilan, p. 10, 7S '' 77)1 ^7' Climat. Vent chaud (Badiguern). Incendies. Arbres européens. Le ver-i-$oie y serait indigène. Végétation (Aucher-Eloy, Kcl. de voy., p. 41^ \ Tavernier, Voy., t, II, p. 8\ h. Chodzko. U Gilban ou les marais caspiens,p. éi),!"].

GHILANAIS. Type. Mœurs (A. Chodzko, Le Gbilan, p. 6^ à 82; Aucher-Eloy, Rel, de voy., p, 41J rt 418), 36.

GOBAD. Descendant direct de Djemschid. Trouvé dans TEl-Boarz par Zow et son fils Roustem, 261.

Sa généalo^'e : Noouzer, Mansou, Nourkan, Dad, Gobad, 262. Inaugure la dynastie djemchidite des Keïaniens, (C. de Harlez, Avesta, p. cxLii), 232. Vainqueur d'Afrasiab et des Touraniens. Rétablit les frontières iraniennes. Son fils, Nabyeh, lui succède, 262. D'après John Malcoln, eut pour fils Kaous, Aresh, Roum et Armen, 262.

GOGARD (L'arbre). Germe des arbres, 307 et suiv.

GOMAL. Voie de communication de Caboul avec l'Inde (X. Raymond, Unh. pitt.f Afghanistan, /».

GOSCH. Ized du corps et de l'dme des bestiaux {V. I^eds), 161.

GOSCHOROUM. Génie des troupeaux (/^., //, p. 182), 95, Prototype des bétes, 304.

GOUL (V. Arbres), 326.

G O U RG A N. Fleuve iranien (Auciier-Eloy, Rtl. de voy., p. 7j2\ 10.

Débordements annuels (A. Vam- BERY, Voy. dans l'Asie centr , p. S^)- Eaux jaunes. Bouches obstruées. Débordements, lo.

GOURZSCHER. Comète qui tombera sur la terre le jour de la résurrection, 330.

GOUSTASP {Gustasp), 232.

Gouvernement des Iraniens, naturel. Républicanisme parlementaire, très morcelé, 140.

GuÈBRES de Bakou. Mœurs.

Type (G. Drou VILLE, Voy. en Perse, t. il, p, 210 \ MoYNET, Voy. au lilt.

de la mer Casp., p. i2y), 36. Exploitent les pétroles, 80.

« Lcuri pr&ires (les prêtres des Guibres, en Perse) nommés deltours (destours), quoique d'une ignorance profonde, sont néanmoins d'adroits charlatans : ils ont conservé des temples qu'ils nomment Atech-Gaah, dans lesquels ils conservent " feu sacré qu*ib prétendent avoir été

allumé lors de la création du monde »

G. Drouviub {Voyagt en Perse, t. Il,

Guerre. Eut de guerre des Iraniens au moment de Zoroastre (/^, Ih 169), 137.

Guerriers. Existaient en Iran avant Zoroastre, 95. Armes, 137.

Leur importance dans le Vendidad, 137. Tout Iranien est agriculteur, mais peut devenir guerrier, 139.

GUERSCHÂSP. V. Kljosrou.

G U S T A S P {Ké-Gustasp, Vistaçpa, Hystaspe, Goustap). Roi en Iran, à Balkh. Sert la réforme de Zoroastre.

Ennemi d'Ardjasp, roi en Touran (L. DuBEU.K, Univ. pilt., p. 269].

« C'est Gustasp qui, selon TAvesta, adopta la réforme de ^roastre et l'établit en Bactriane. Sous son. régne, les guerres avec le Touran recommencèrent, le roi iranien avait i venger le meurtre de son aïeul Kaoura. Avec l'aide de son frère Açpiyaodha (las, V, 1/7), il vainquit les Touraniens et leur redoutable chef Arejat- Açpa (Ies. V, 108-118 i IX, 39); les leschts {IX, S' " ^VII, S II signalent faussi ses exploits contre le farouche Asta aux 700 chameaux et le gyaonien Çpinjarista dont il ravagea les terres. Vistl^pa enleva la loi aux Hunus et la propagea par les armes (las, XIX, 86, 99). Le même Yescht Mgnale les exploits accomplis dans cette guerre par J&m&çpa, le ministre de Vistaçpa, protecteur de Zoroastre, par Vittaurusha, prince de la race royale, et par les vaillants guerriers Zairivairi, Ashavazdâo et Triu (Ies, V, 68-J9, iii-xz^). Vistiçpa eut pour femme Hutaoça, qui favorisa également le réformateur (Ie$, XV, js ; Xrll, 46 ; IX, 26). * C. DB Haklcz {Avesta, p. cxui).

Son royaume aurait été TEeriené- Véedjo (V. Iran), 85. Séduit par la théorie de Zoroastre. Premier réformé convaincu (F. Lenormant, Manuel, t. II, p. ioj), 218. Continue la dynastie des Kéaniens (V.

Kèanîens), 232. Héros du Schah-Nameh (Y . Firdousi), 234. Le commencement de son règne est une période de paix, 267. 2^roastre vient a Balkh donner au roi Gustasp le programme de la réforme, 269. Religion du roi

400 JXDEX ALPHABÉTIQUE ANNOTÉ

au moment de 11 venue de Zoroastre, 271, 272. ^

m Aboudjaaf«r. cité par Boundari^HroB, Di rel. V. Pers.f p. ^19), rappone que jusqu'alors Gustasp et son père Lobrasp avaient suivi la religion des Sabiens ; c'csti-dire que ces princes, qui adoraient le dieu du ciel, honoraient aussi les étoiles, sans reconnaitre assez clairement la dépendance absolue où ces êtres sont du maître de l'univere. C'était la religion de Djemscbid, corrompue par l'ignorance et la superstition. > AxQVBm du Pbrkon [^Avesta, t. II, p. 51).

Gustasp obligé de combattre les Touraniens. Zoroastre le suit, 279.

Victoire des Bactriens. Le roi, jaloux de Zoroastre, ne le soutient plus, 282. Le réformateur oblige Gustasp k se prononcer, 285. Le roi revient A Zoroastre, 285. Les Touraniens, menés par Ardjasp, envahissent la Bactriane. Gustasp envoie son fils, Isfendiar, pour les arrêter, 289. Isfendiar victorieux. Son père, jaloux, le fait emprisonner. L*armée se révolte. Ardjasp en profite pour venir jusqu'à Balkh, où il massacre les maedéens, 289.

GynDÈS (Kerahy Kerkbak), Fleuve venant jadis au golfe Persique, directement; se perd maintenant dans le Schat-el-Arab (V. ce mot), 2^

Halka. (V. Coi), 521.

HamadAN. En Irak-Adjemi, 25. Ancienne Ecbatane? 27.

Hamoun (Lac). Sépare la Perse de l'Afghanistan, 20. Ancienne mer. Avait nom Pouytika et recevait sept rivières (V. Farra-roud et Helmend), 20. Change continuellement de forme et de place, 21. Légende du comblement du lac par Djemschid. Tend à disparaître (Gobineau, Hist. des Perses, t. I,p, 12 , 2 1 .

M Dans son voyage de l'Indus au Tigre, le voyageur anglais Bbllew a traversé le Seisian, triste province située sur l'Helniend, tributaire du soi-disant lac Hamoun.

■ Ce Uc Hamoun, qui occupe une place honorable sur nos cartes de l'Asie centrale, a peut-être été un lac dans la meilleure acception du mot, mais il résnlie des détails fournis par Texplorateur anglais, qu'il n'existe plus anjonridlini.

• Bellew et ses compaencMis, nous dit « VAuslamif ont bel et bien voyagé i pted « sec sur le territoire que nos cartes nous « représentent comme recouvert par les « eaux saumAtres et peu profondes du bc « Harooun. •

c Bellew ne donne pas une description d'ensemble, mais son texte ne laisse aucun doute là^dessus. Au sud de Pccbawaran, nous dit-il, est le lac de Furrah-Rud, où se jette le Harut-Rud. Le Funah-Rud est relié k la lagune de THelmcnd par k Kaïxar, ruban de joncs et de roseaux dans un bas-fond, qui tantôt est mouillé, tantôt sec pendant des années.

« La lagune de l'Helmend, beancoap plus étendue que le Furrah-Rud, a 30 et quelques kilomètres de longueur snr ao de largeur. Quand son affluent est en grande crue, elle sort au loin de son lit : elle se réunit alors au nord avec le Furrah-Rud, au sud avec le marais de Zirrah, et reconstitue ainsi en partie l'ancien lac Hamoun. D'ailleurs, les crues assex fortes pour étendre ainsi la lagune de THelmend sont aussi des plus rares, et de mémoire d'homme le marais de Zirrah est resté k sec.

« Ainsi , nous pouvons admettre , dit VAusland, qu'il n'y a pas de lac Hamoun, et qu'à sa place on ne trouve plus ^n« deux lagunes, une grande et tme petite, et un marécage... Semblable à POxus dans le khanat de Khiva, l'Helmend est appauvri par d'innombrables canaux d'irrigation, ainsi que les torrents qui lui viennent de la montagne et qui s'épuisent sans l'atteindre. * Tour du monde {Chrom., a8 fèvr. 1874).

II AN IRE H. V. Iran.

HamRID. Mazdéen impur (V.

ImpureU)^ 121.

HaOMA. V. Hom,

HaourvatÂT. Amschaspand (V. ce mot), i;7.

Hareberbzbyty. (V. EU Bouri^t 248.

H A R ô î O U. Très peuplé, appauvri (V. Exod€)y 84.

IIaROUD. V. Farra-roud.

HerOUD. V. Farra-roud.

HaïTOUMAT. « La contrée lumineuse » (Gobineau, Hist. des Perses, 1. 1, p, apo,) (V. Seistan), 20.

Peuplé de Çamites au moment où Ferydoun reprend l'Iran à Zohak (V. Zobak), 252.

Hebyreh. Iran restreint (V.

El-BoHri)y 248.

« Iran n'èuit pas alors le nom de la terre d'Iran ; c'est Hebyreh que rappelait rhomme de la loi pure. » Fuoousi [Schah-nanuh).

H E L M E N D (Helmendou) . Fleuve se jetant dans le lac Hamoun. Tend à disparaître (Gobineau, Hist. des Perses, t. I, p. 12), 21.

H É M I O N E S.Troupeaux en haute Asie. Descendent parfois dans les steppes turkomanes (A. Maury, La Terre, p. )$8), 31.

HÉRAT. Point central du Khorassan oriental, (V. Ver)j j8, 245.

HerBEDS. ÇV. Prêtres).

Herse. Traînée par des bœufs,

HesAR. (V. Mesures), 325.

HeTCHEDASP. (V. Poursiscbt), 230.

Heures. {Desars), 324.

HeyA-EL-MoloUK. Chroniqueur oriental. A donné une généalogie de Djemschid (V. Djemschid), 243.

H E Z I E O S C H. (V. Taureau),

Hiérarchie. Tout est hiérarchique en Iran : Chefs de famille, de rue, de ville, de district; Chefs des agriculteurs, des guerriers, des prêtres et des femmes (/^., //, 127, 128, 174), 139, 275. Collectivités,

HiMALAYAs. Noués au plateau de Pamire, 14.

Hindous. Appelés par Afrasiab, comme alliés, contre les Iraniens (V. Afrasiab), 260.

HINDOU-KOUSCH, ou Caucase indien, 13.

« Le plateau oriental de l'Asie (Thîbet occidental) est séparé du plateau occidental (Perse orientale), entre les méridiens de Kaboul et de Balkh, par une région de nature spéciale. Le noeud formé i la jonction des différentes chaînes, appelé Caucase indien par les compagnons a'A- Icxandre, et qui porte & présent le nom d'Htndou-Kouch, est une région alpestre étendue, ou plutôt un isthme-montagne, s'étendant entre les plaines de la Boukharie et de l'Inde, et réunissant ainsi les deux plateaux de l'est et de l'ouest. Il est ainsi très analogue k l'isthme de Panama, qui réunit aux Andes les montagnes de 1 Amérique du Nord. » C. Knjght; A. Stuakt, Les Tracés du chem. de fer centr, asiat., p, 14).

H I RM END. Fleuve se jetant dans le lac Hamoun. Source. Son cours se modifie sans cesse. Bouches obstruées (X. Raymond, Univ.pitt., Afghanistan, p. 6; Bellsw, Voy. de V Indus au Tigre), 21.

Hivers. Démon faisant les durs hivers (V. Eghetescb), 168. Rigoureux dans riran primitif, 239. Durait cinq mois, 324.

Holocaustes. Inconnus à

Torigine du mazdéisme, 173.

Ho M. Libation. Liqueur fermentée, 72. Au commencement du mazdéisme, la libation n'était que d'eau pure, 174. Les prêtres substituèrent à l'eau ou « hom blanc », une liqueur enivrante, le « hom jaune » (Zî , //, 116', Anquetil du Perron, Zend-Avesta, t. 11^ p. ué ; C. DE Harlez, Avesta, p. clxxviii), 180. Ce hom jaune pourrait être le vin doré de Kachetie? (Moynet, Voy.

au litt. de la mer Casp., p. J26).

L'arbuste dont le hom est extrait, devient très important. Ne serait-ce pas la vigne? 181.

< Le homa est une plante qui croit dans le Turkestan actuel, rancienne Sogdiane, la Bactriane et dans les régions situées

?lus au nord, séjour primttii des Arians.

>n en trouve aussi sur les montagnes du Kerman. La botanique la connaît sous le nom de Sarcostema viminalis. Lorsqu'on

en mile les tiges ou pousses ptilvirisées au lait caillé, à la farine d'orge ou k une céréale appelée par les Hindous nivara ou trinadhanya, qui pourrait être du riz sauvage, et qu'on laisse ensuite fermenter le liquide qu*on en extrait, on obtient un breuvage fort et enivrant considéré comme sain, nutritif et propre k donner k la fois de l'énergie ei de la durée i la vie. * A. GoMNEAU, {Hist. des Perses, t. /, p. 36).

• Les traits qui s'adressent & la plante homa la peignent comme un végétal luxu* riant, de couleur vert doré, aux branches flexibles, odoriférant, à la sève abondante, croissant sur les hautes monugnes et dans les gorges. Plante qui servait au sacrifice et qui était réellement un arbrisseau k tiges épaisses, noueuses, i fleurs jaunes, croissant sur les montagnes du Ghilan. Mais l'Avesta ne se contente pas de cela; il cherche k diviniser le homa.

Il lui donne des qualités surnaturelles et des vertus magiques de la plus grande puissance. Le noma croit sur le Uara- Derezaiti, la montagne céleste ; 1& il brille, orné, comme d'une ceinture, de la loi mazdéenne; il s'y tient pour maintenir cette loi en honneur; son jus est l'antidote de tous les maux et de tous les poisons spirituels {les, IX, iS; X, 9, 10, ij). » C. DS Harlez {Avata, p, en).

Homme. Créé par Ormuzd.

Supérieur aux autres animaux. A reçu le don spécial de progrès indéfiui (/«., IIi<t 18}), 152. Fait pour être le maître du temps, gouverner les peuples, guerroyer contre les démons et les éloigner ( /«., III, 26), 154. Chaque homme a son feroiler (C. de Harlez^ Avesta, p. cxxu), 165. But des animosites d'Ahriman, 166. Dernière formule de l'homme dans le Bouudehesch, 503 et suiv. Sept couples, ving-cinq espèces , 315.

« Dans la bonne loi des Mazdéens, il est dit : Que dans l'homme cluq choses ( principales ) de la nature spirituelle existent. On appelle l'une principe de vie ^)ân) ; on appelle l'autre conscience (akhû}, une autre se nomme &me (rû&u), une autre intellect (bôi), une autre enfin fravashir (fravhar). Le Dieu très haut a appliqué toutes ces (choses) dans le corps de Thomme à une action, et (chacune) a soin d'une chose. — L'action de l'intellect est de

{rarder la mémoire et l'intelligence, et de eur fiiire remplir leurs fonctions. — L'action du fravhar (fravashi) est ceci : que

le bdl fasse tourner à profit les aliments et tout ce qu'on mange, et qu'il rôette et écarte tout ce qui est pesant et indigeste.

A la mort, le principe vital se mSe an vent ; l'akhû k la subsunce céleste. L*iatellect, r&me et le fravashi restent et subissent le jugement ensemble. Us se mêlent trois fois ensemble et rendent compte de leurs actes. » SmozL ITrad. lia. dn ParstH, i. II f p. 172); C. DB Hajozz, {Avata, p. cxxuj.

Ce qui caractérise rhonune, ponni les animaux, c'est qu'il peut regarder le ciel sans infléchir le cou, 525. La destinée de l'humanité est réglée par celle du premier homme et de la première femme, 328. Après la fin du monde, les hommes vi^rroot éternellement heureux dans le dd d'Ormuzd, 332.

HORMUSABAD. Oasls dans le désert de Khaver, 29.

HOUFRASCHMODAD. (V.

Coq), 184.

H OUM AYOUN. Fils et successeur de Djemschid (V. DjemsMé),

HOUMMA-Y-GACH. Fièvre du Kirman (V. Ktrman)^ 24.

« Le Houmma-y-gttdn, fièvre dont les paroxysmes sont précédés de quatre on six heures d'évanouissement, dont rien ne peut faire sortir le malade. • Auchek Elot [Relat. desvoy.en Orieul. p. 668).

Houo. Femme de Zoroastre (^^

Zoroastre,) 229.

HOUSHENG. Ascendant de Djemschid (V. Djetnscbid), 243.

H UD HÂO M A N O (Le plus sage).

Attribut d'Ormuzd, 148.

Hygiène. Sévère et minutieuse dans TAvesta. Règles pour la coupe des ongles et des cheveux {les., IlL jiy; yend.f 11^ 401), 121. La multiplication des arbres accroît la durée de la vie humaine, 124. Médecine, 124 i 125. 2^roastre ordonne de déterrer les morts pour assainir h terre {Vend., II, 286). L'homme moral c'est l'homme sain, 128. L'incinération des cadavres condamnée.

Destruction obligatoire des anciens cimetières. Les nouveaux doivent être placés sur une hauteur, en plein soleil, 129. Tombes hermétiques, de fer, de pierre ou de plomb, 131.

L'hygiène est une partie importante de fa morale, 204.

HyrcANIE. V. Dabistan.

HySTASPE. (V. Gustasp), 232.

Hywaseb. Ascendant de Zow (V. ce mot), 260.

I ESC HT. Prier, célébrer, invoquer, 71. Un des livres de TAvesta (V. Hescht et Avesta), Parties rythmées. (Westphal, ZeUschr fir Verg.

Spr. t. ne, pp, 4)7, 452.)

Immortalité. Idée vague dans TAvesta, 94.

Impureté. Femmes périodiquement souillées, 114. Femmes avortées, 115. Le mazdéen peut devenir impur directement ou indirectement; par le contact d'une chose impure, et c'est Ybamrid; par le contact de Vhatnrid, et c'est le pitrid (V. ces mots. Vend., II, 30/), 121.

Irrémédiable pour le mazdéen qui a commerce avec une fille impure ou qui mange de la viande d homme on de chien {Vend., II, ^20), 124.

Impureté par le contact du chien vi^oscb, immonde, 131; ou de tout objet touché par un cadavre {Vend., II, p8 et suiv,), 132. Terre souillée par le contact d'un cadavre (Vend., II, ^09), 132. Œuvre d'Ahriman (V. ce mot), 216,

Incinération. Il scmblcque

les Iraniens nomades brûlaient leurs morts (G. Grimm; Max Mullbr, Essais sur la myth. , p. ^0$ et $06), 128. Condamnée par Zoroastre, 129.

Indo-Chinois. V. Mongols.

Indo-européenne (race).

Page 1