‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 10 sur 26 · MR ER SEE NUE · texte numérisé non relu

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d'iritis nodulaire consiste dans la discrétion des

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Lagrange, les lépromes à manifestation solitaire peuvent disparaître assez rapidement tandis que d’autres lépromes se reproduisent. Le mécanisme de cette disparition selon Santonastaso réside dans une « fluidification >» du léprome, et les produits de cette opération contribuent à constituer des exsudats. Les nodules solitaires peuvent se développer dans la chambre antérieure et offrir l’aspect d’un hypopion lorsqu'ils siègent dans la moitié inférieure de la membrare irienne. Ils envahissent souvent la cornée, le corps ciliaire pour s’extérioriser ensuite sous la forme d’un staphylome antérieur dans la région de la sclère qui recouvre l'iris et le corps ciliaire.

Forme à nodules de moyen volume. — Si les observations de nodule solitaire sont peu nombreuses, par contre, celles d’iritis à nodules de volume moyen sont plus fréquemment rencontrées.

La caractère dominant de ce type particulier

signes fonctionnels accompagnant l’éruption. Santonastaso apporte une notion nouvelle lorsqu'il insiste sur le pronostic fâcheux que comporte l’efflorescence de ces productions lépreuses. Non seulement la vision se trouve compromise, mais encore l'existence même du malade est en danger. L'auteur relate des cas où la mort a suivi de près l’éclosion des nodules iriens.

Forme miliaire. — Lorsque les nodules lépreux demeurent microscopiques, on a affaire aux iritis lépreuses décrites par Morax, Cange, Gabrielides, Espada, During et Trantas. Quand on examine ces yeux sans le secours d’une instrumentation appro-

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priée, on trouve tantôt un iris d'aspect et de coloration normaux, tantôt un iris atrophié et terne ; la pupille en myosis se montre plus où moins obstruée par des exsudats, le réflexe pupillaire, selon les protocoles des observateurs, est présent ou absent. Dans le cas publié par Morax, la motilité irienne était satisfaisante, alors que dans les observations de Cange, iris et cristailin étaient reliés par des synéchies postérieures.

Seul l’examen microscopique de la membrane irienne permet d'étudier les lésions miliaires qui se présentent « comme une mytiade de points blancs et gris groupés surtout à proximité du sphincter » (Santonastaso).

« On découvre, écrit Cange, au niveau de l'iris « (gauche) disséminés sans ordre à sa surf ace, quel- < ques nodules arrondis d’un blane neigeux se pré- € sentant — lorsqu'ils sont étudiés avec l'oculaire « n° 10 et l'objectif n° 4 __ avec les dimensions € apparentes de petites têtes d'épingles dévelop- «< pés surtout au voisinage du bord libre et rap- < pelant l'aspect de petits grains de tapioca cru. « Certains d'entre eux se détachent nettement en « relief, et sont tellement saillants qu'on les di- < rait simplement disposés à la surface de la mem- < brane irienne et prêts à se détacher d'elle ».

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