‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 23 sur 26 · OO · texte numérisé non relu

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Le traitement par les sels d’or, d'institution récente, gagne à l’heure actuelle la faveur de nombreux thérapeutes. Schnaudigel l’a employé avec quelque succès dans les uvéites. Kupffer pratique des injections à doses progressives tous les deux jours, puis une fois par semaine et suspend son traitement après dix piqûres.

Récemment Yasuda (1935) a expérimenté l’autothiophénol-m-carbonate de sodium, découvert par Takeda. Uchida a comparé les effets de ce sel avec ceux de l’or-organasol.

Enfin le cacodylate de soude lui-même fut employé par Maucione en solution à 50 Ja SEA 100 % en deux séries successives.

Les produits chaulmoogriques ne semblent pas d’après la littérature que nous possédons avoir empêché la naissance des complications oculaires de la lèpre. Il ne paraît pas non plus avoir eu une action curative quelconque ou même seulement d'arrêt sur les lésions constituées.

Le mercure entre les mains de H. Truc aurait donné des résultats satisfaisants « guérison complète en quelques mois de plaques cutanées et des lésions oculaires. constituées par une kératite et une iritis ».

Ce sont les sels d’or qui semblent à l’heure actuelle, maniés par Yasuda, Uchida, Hoffmann et Baez, procurer les améliorations les plus nettes. Hoffmann et Baez associent d’ailleurs antiléprol et krysolgan. Yasuda obtient de bons résultats cliniques dans 3 lépromes de l'iris ; dans 9 yeux atteints d’iritis chronique, il constata le retour du ré-

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flexe lumineux, et dans 15 autres cas d’iritis, la sédation des phénomènes inflammatoires ; l’acuité visuelle s’améliora dans 56 % des cas, resta stationnaire dans 30 % et s’abaissa dans 3 %. Cependant ce traitement n’est pas dépourvu d’inconvénients. Il peut provoquer entre autres accidents des hémorragies de l’iris.

Dans un ordre d’idées tout différent, Deycke recommande le nastin B pour le traitement des lésions oculaires de la lèpre. Ayant obtenu à partir d’un léprome une culture de streptothrix, il en retire une graisse bactérienne, le nastin. Il combine ce produit au chlorure de benzoyle. Ce nouveau corps aurait la propriété de désagréger l’envelopre des bacilles et de favoriser leur lyse. Nous ne possédons pas de document sur les effets de ce produit en thérapeutique oculaire.

Médications symptomatiques.

La médication symptômatique possède un médicament de premier ordre, l’atropine. Le collyre à l’atropine à 1 % permet, grâce à la dilatation pupillaire qu’il entraîne, d’éviter les adhérences centrales de l'iris à la cristalloïde antérieure. Il permet dans une certaine mesure en outre de faire céder les synéchies constituées. Cette drogue qui doit être employée systématiquement dans toutes les iritis, est formellement indiquée d’une manière précoce dans les inflammations iriennes d’origine lépreuse.

La dionine trouve son indication lors des pous-

sées douloureuses. ; # «

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Traitement des complications.

L’iridectomie constitue l'intervention qui permet soit d'améliorer l’acuité visuelle des lépreux quand il s’agit d’une iridectomie optique, soit de leur éviter de souffrir quand elle est antiglaucomateuse.

Ses indications sont posées par l’occlusion pu- Pillaire, la fixation de l'iris en myosis serré et l’hypertonie du globe.

La technique ne présente aucune modalité particulière. Contre-indiquée dans le cas d’atrophie marquée de l'iris (Barros), elle est redoutée par Howell en raison du réveil toujours possible d’une inflammation stabilisée. La même opinion est émise par Morax : « Je crois, dit-il, qu’il faut intervenir le moins possible, mais qu’en cas de séclusion Pouvant entraîner de l’hypertension, on ne doit pas bésiter à pratiquer une iridectomie. On constate dans le tissu irien, une abondance de bacilles de Hansen et on n’est jamais certain d’éviter une petite poussée irienne sous l'influence du traumatisme opératoire ».

Il est évident que l’iridectomie doit être pratiquée après le refroidissement des lésions, six mois environ après la disparition complète des phénomènes inflammatoires. Et il y a lieu, naturellement, de prendre les précautions d'usage avant l'ouverture du globe qui permettent de ne pas observer de suppurations plus souvent chez les lépreux que chez les autres malades.

L’iridectomie antiglaucomateuse et la paracentèse de la chambre antérieure sont pratiquées à leur heure en cas d’échec des traitements médicaux.

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