‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 7 sur 26 · PA · texte numérisé non relu

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ration ambrée que prend le stroma et de l’absence d’homogénéité de cette teinte : elle semble réalisée par la juxtaposition de granules colorés. Ce fond jaunâtre est interrompu de place en place par des amas de pigment réparti irrégulièrement sur la surface irienne ou groupé autour du petit cercle de l'iris, formant une véritable sertissure à l’orifice pupillaire.

Plus l’atrophie progresse, plus la dépigmentation du stroma s’accentue. L’un et l’autre processus arrivent à transformer la membrane irienne en un voile transparent, apparaissant sur les coupes comme « esile listerella transparente » (Santonastaso).

Si d’une manière générale l'iritis transforme la couleur de l'iris, il faut savoir cependant que sa coloration n’est pas modifiée dans certaine forme de la maladie. Il existe en effet des cas où l'iris apparaît normal à l’examen direct et porte cependant des « grains blancs » qu’on ne découvre qu’à l’aide du microscope cornéen.

Le myosis est constant dans la lèpre de l'iris. L’orifice pupillaire est arrondi ou possède des formes très variées, régies par le siège des adhérences. Il peut être attiré vers la cornée grâce à des synéchies antérieures, soudé en tout ou partie à la cristalloïde antérieure par des synéchies postérieures, oblitéré par des exsudats, organisés ou non, ; qui isolent l’une de l’autre les deux chambres de : l'œil. On peut le voir ourlé par l’épithélium pig- = mentaire qui fait saillie dans la chambre antérieu-

re, Ainsi apparaît l'iris dans son état statique. son

étude à l’état dynamique nous apporte d’autres en-

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seignements. Il y a lieu de considérer ses réflexes à la lumière et ses réactions aux agents mydriatiques.

On observe tous les degrés depuis la contraction normale de la pupille jusqu’à son immobilité devant les excitations lumineuses. Au cours d’examens successifs, un même iris possédant au début une motilité satisfaisante, peut ensuite présenter des réactions lentes pour enfin devenir immobile.

La lèpre fixe liris par des synéchies ; selon leur importance, le réflexe lumineux est réalisé par une partie plus ou moins grande du sphincter irien.

Les résultats de l’instillisation d’atropine sont commandés par la liberté ou la soudure de l'iris aux membranes voisines.

Pour Wood, d’une manière générale, les synéchies lépreuses sont moins étendues, à violence inflammatoire égale, que celles d’une iritis syphilitique.

Sur un iris décoloré, atrophié et plus ou moins adhérent se détachent parfois des formations lépreuses. Les nodules lépreux ont deux sièges de prédilection : la région du grand cercle de l'iris et la région pupillaire, ce qui n’exclue pas les positions intermédiaires.

Les gros nodules visibles à l'œil nu, rosés, semilunaires ou arrondis, se placent dans la partie périphérique de la membrane irienne. Ils se développent le long de l’angle de la chambre antérieure, envahissent la cornée, le limbe et le COrps ciliaire,

Les nodules de volume moyen, sont aisément vi-

sibles à la loupe. Leurs dimensions sont celles d’une tête d’épingle (2 mm. environ de diamètre). Ils sont arrondis et de couleur grisâtre, se localisent au voisinage de la pupille. Là, ils se groupent en amas müriformes ou s’alignent côte à côte en bordure de l’orifice pupillaire comme les perles d’un collier. Ces formations se trouvent le plus souvent dans la moitié inférieure du petit cercle irien.

Enfin, il existe des productions de dimensions encore plus petites qui ne sont apparentes qu’au microscope de la cornée. Elles se dispersent sur toute la surface de l'iris. Cependant les semis semblent plus denses au voisinage de l’orifice pupillaire. Ce sont de petits points blancs ou grisâtres qui se détachent en relief.

Les nodules de moyen et de petit volume n’auraient qu’une existence transitoire. Leur disparition laisserait pour Wood à la surface de l'iris des tâches sombres et déprimées. Santonastaso émet l’hypothèse d’une liquéfaction de ces productions ; ce processus interviendrait dans la constitution des exsudats.

L’œil atteint d’iritis lépreuse offre un certain nombre de réactions inflammatoires. On note de injection périkératique, des dépôts pigmentaires à la face postérieure de la cornée qui, pour les uns affecte le type de descemétite et dont la présence, pour les autres, suffirait à faire éliminer le dia- | gnostic d’iritis lépreuse.

Des cellules inflammatoires troublent la transparence de l’humeur aqueuse et du corps vitré. Dans les cas graves, il n’est pas rare de constater la présence d’hypopion. Des dépôts de pigment

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sur la cristalloïde antérieure marquent l’emplacement de synéchies rompues ou encadrent les adhérences entre l'iris et la capsule cristallinienne. Ces amas pigmentaires peuvent prendre une importance considérable au point de masquer les plans profonds. , ’

L'état du tonus oculaire semble avoir peu retenu l’attention des auteurs. Les différentes descriptions que nous avons pu lire n’y font aucune allusion. Nous n’en trouvons mention que dans une observation de Cange qui signale que malgré la présence d’épais exsudats encombrant l’orifice pupilllaire contracté et irrégulier, le tonus n’est pas sensiblement modifié.

Nous retrouverons les troubles de la tension intra-oculaire en traitant des complications,

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