‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 6 sur 26 · PAPE VARE · texte numérisé non relu

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ment, l’iritis lépreuse ne semble pas se différencier des autres inflammations iriennes à germes variés. Cependant tous les degrés ont été décrits. Photophobie et larmoiement très intenses dans l’observation n° 38 publiée par Santonastaso dans laquelle il signale « accusa lacrimazione, dolori ai globi, fotofobia e diminuzione di vista ». Pour Wood, la photophobie, qui n’est pas la conséquence du traitement, peut être intense. D’autre part, Raïzis note à l’opposé des cas que nous venons de citer, des cas où il existe une absence complète de photophobie et de larmoiement.

La baisse de l’acuité est un symptôme inconstant. De la présence ou de l’absence de ce trouble, il ne faut pas conclure que l'iris est atteint cu respecté. Des iritis avancées peuvent permettre une acuité visuelle normale. Par exemple on lit dans l’observation n° 65 de Santonastaso : « iris à trame légèrement atrophiée, rigide avec des ilôts de pigment visible dans quelques points de sa surface, mais sans autre altération. Orifice pupillaire plutôt pauvre en pigment et rigide. Acuité visuelle égale à dix dixièmes ».

Il n’est pas moins vrai qu’en général une acuité réduite, en l’absence de toute autre lésion des membrands de l'œil correspond à des troubles avancés de l'iris ;

En général aussi quand un iris offre un aspect normal et de bonnes réactions motrices à la lumière et à l’accomodation, l’acuité visuelle est voisine de l’unité.

Quant au pouvoir accomodateur, il est diversement estimé. Bull et Hansen cherchant dans son

étude un moyen clinique de déceler l'infiltration ciliaire, ont été surpris de constater qu'il n’était jamais modifié. Chez des sujets sélectionnés, capables de se prêter à des inv estigations de cet ordre, l'amplitude de l’accommodation n’a pas été inférieure à la normale pour l’âge considéré.

Wood, d’autre part, n’hésite pas à considérer la paralysie du muscle ciliaire et la baisse du pouvoir accommodatif qui en est la conséquence comme un des signes précoces de l’irido- -Cyclite qui sévit dans les cas de lèpre tuberculeuse. Il admet que la presbyopie est précoce chez ces malades.

Signes physiques

L'étude des signes physiques comporte l'examen chbjectif de l’iris, de la pupille et celui des différentes réactions du globe oculaire au cours de l'iritis lépreuse.

Plusieurs procédés nous permettent de mener à bien nos investigations.

Nous pouvons avoir une vue d'ensemble en enmployant un éclairage latéral suffisant, localisé par l'interposition d’une loupe à grande puissance entre la lampe et l’œil examiné.

Les détails plus fins seront étudiés avec la loupe de Beebe ou de Berger, mais ce sont le microscope de la cornée et la lampe à fente qui apporteront le plus de précision dans l'exploration de l’iris lépreux. Certaines productions, certaines modifications de structure ne pourront être notées qu’avec le concours de cette instrumentation.

Qu'on étudie l'iris au point de vue statique ou

Re (ie

me. dynamique, on doit avoir recours successivemen: à ces trois procédés d'investigation.

: . Les modifications d’aspect de la membrane irien- 284 ne sont un des symptômes les plus apparents de liritis lépreuse. L’iris perd l’éclat particulièrement brillant qu’il possède dans un œil sain ; il devient

E terne, sale, parfois velvétique. Sa teinte tend à se 2 neutraliser sous l'influence de l’hyperhémie dont æ il est le siège. Il semble tuméfié par endroits. En ‘à d’autres, l’éclairage très oblique met en évidence 2 son épaisseur réduite : il y a là de véritables zô-

nes d’atrophie. L’amincissement des couches cellulaires est tel que l'iris devient translucide ; les

0 assises histologiques manquent en certains points,

laissant des hiatus par lesquels on aperçoit les 2 plans postérieurs qu’illumine a lampe à fente. Le : stroma paraît poreux « comme vermoulu », selon Fe. l'expression saisissante de Wood. On a pu dire

M aussi, sous une forme non moins heureuse, qu’il s'agissait d’un iris « mité ».

Les cryptes disparaissent. Les vaisseaux arri- 5 vent à se dessiner en relief sur la surface irienne. D. Au cours de toutes les inflammations de liris, U. ii est banal de constater des changements dans sa couleur. L’iritis lépreuse suit la règle généraà le ; on relève fréquemment de telles modifications. Presque tous les observateurs soulignent cette par- ticularité, L’iris peut, soit en totalité, soit en partie, devenir gris-verdâtre. Gabriélidès a décrit au cours d’une iritis une altération de couleur localisée aux raies concentriques de la membrane irienpe les plus proches du limbe. On est frappé en regardant l'iris au microscope cornéen de la colo-

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