‹ Les iris dans les jardinsChapitre 104 sur 111 · A ÈT CT · texte numérisé non relu

A ÈT CT

plantations et les soins ultérieurs qu'elles comportent.

Nous devons dire tout d’abord que les châssis doivent être placés à bonne exposition, le sous-sol où ils reposent doit être soigneusement drainé si le besoin s’en fait sentir.

Avant d'y déposer la terre, on y met donc un lit de quelques centimètres de gravier calcaire mélangé avec quelques morceaux de charbon de bois. Alors on ajoute sur une hauteur d'environ 30 centimètres la terre dont nous avons précédemment décrit la nature. Au moment de la plantation il faut que cette terre soit légèrement humide.

On procède à la plantation en ouvrant des trous avec la main ou quelque instrument, on enterre les rhizomes à une profondeur de 3 à 4 centimètres. Quant à la distance à laisser entre chaque pied elle varie suivant la nature des plantes et le volume des rhizomes. A chaque cultivateur d'en juger. Il va sans dire que si on plante plusieurs espèces dans le même châssis, les espèces qui sont susceptibles d'acquérir le plus de développement doivent être placées du côté le plus élevé du coffre. Autour de chaque rhizome, on sème de la poussière de charbon de bois, on pose les panneaux sur les coffres et on donne de l'air toutes les fois que le temps le permet. On laisse ainsi la plantation — et ceci pendant plusieurs jours — sans qu'il soit nécessaire d’arroser davantage. Les rhizomes entrent promptement en végétation sous l’action modérée de l’humidité et de la chaleur.

et Lu 2

Pendant l'hiver on protège les plantes à l’aide de couvertures étendues sur les châssis. S'il y a lieu des ados (accot) de terre ou de feuilles sèches seront montés autour des coffres.

Il est important pendant le cours de la végétation de donner beaucoup d'air aux plantes, les arrosages seront toujours faits avec discernement. Aïnsi on ne les emploiera que dans le cas où la terre serait sèche à une assez grande profondeur. Nous avons cultivé sous châssis froid beaucoup d'Iris de cette section en nous contentant de leur distribuer deux arrosages du mois d'octobre au mois de mars. Quoique la chose paraisse extraordinaire la végétation était superbe et la floraison riche et abondante.

Lorsque les beaux joursapparaissent et que les tiges florales commencent à monter on peut donner des arrosages plus copieux. Mais pourtant on évitera l' exagération, même à ce moment-là.

Pendant la floraison, des toiles seront étendues sur les châssis pour préserver les fleurs de l’ardeur du soleil et prolonger la durée de la floraison. Ne

Une fois la floraison terminée les feuilles commencent à jaunir, les graines mûrissent aussitôt. Il faut donc désormais cesser tout arrosage et laisser les rhizomes au repos.

Comme nous lavons précédemment dit on peut relever les rhizomes et les faire sécher à l'ombre ou bien les laisser en place sans enlever les panneaux.

Comme tous les Z. whizomateux, les I. Oncocyclus

SA

peuvent rester plusieurs années à la même place sans être replantés.

Culture en plein sol, en serre ou en bâche. — On peut aussi cultiver ces Iris en plein sol, en serre ou en bâche, sur des tablettes aménagées à cet usage en pleine lumière et le plus près du verre possible, Sur ce

dernier système, inutile d'entrer dans de longs détails. L'exécution de ce travail, les soins à prendre pour la

plantation, et la surveillance à exercer sur les plantes pendant le cours de la végétation sont très simples. D'ailleurs d’une façon générale, on n’a qu'à observer les règles prescrites pour celles cultivées sous châs- SIS.

Culture en pot. — De novembre à février, on place les rhizomes, dans des pots dont le diamètre sera proportionné au volume des rhizomes. On les enterre à deux centimètres environ.

Chaque pot doit contenir un nombre suffisant de rhizomes de manière à former une bonne toufte. La terre qu'on emploie à cet effet est celle même qu'on utilise pour les cultiver en pleine terre. Seulement, avant de s’en servir on la passe au crible afin d'éliminer les corps étrangers qui s’y trouvent. Chaque pot doit être bien drainé avec du gros sable calcaire mélangé de quelques morceaux de charbon de bois. Au-

tour des rhizomes la poussière de charbon de bois est

également indispensable.

Les pots sont ensuite placés sous châssis froid, en

serre ou en bâche. On les arrose d’abord modéré-

ment jusqu'à ce que la végétation se manifeste. Tant

que le temps le permet on donne grand air pour éviter.

l’humidité : en un mot ce qu'on fait pour les plantes

qui sont cultivées en plein sol doit être également fait pour celles qu’on cultive en pots.

Il n'est généralement pas besoin de procéder à un. deuxième rempotage pendant le cours de la végétation. :

Le rempotage fait avant que les rhizomes entrent en végétation est le plus souvent suffisant.

Ces Iris ainsi cultivés ne donnent pas, il est vrai, des fleurs aussi grandes que s’ils étaient en plein sol; mais … quoique l'ampleur des fleurs soit diminuée, le coloris en

est aussi beau, non moins parfaits le charme et l” Hs

gance.

De plus les potées fleuries peuvent être utilisées en

beaucoup de cas où les fleurs coupées nesauraient suffire. On peut les transporter en appartements pendant

toute la durée de la floraison, sur les gradins dans

les serres, près des sentiers de manière à être vus de près, etc.

Multiplication. — Quant à la multiplication des Iris de cette section, voyez ce qui est dit à ce sujet au cha-

pitre de la Multiplication.

Page 1