Le Clerq, ouvr. cité, p
3. Relation du voyage de Cartier au Canada en 1534, édition Michelant et Ramé, p. 40, 41. « Et icelle croix plantasmes sur ladite ponicte devant eux... et nous fit une grande harangue nous montrant ladite croix et faisant le signe de la croix avec deux doyds, et puis nous monstroit la terre tout autour de nous. »
LES IRLANDAIS EN AMÉRIQUE AVANT COLOMB, Jo
voyant Jacques Cartier planter une croix sur le littoral, Les indigènes lui avaient indiqué par signes qu'ils’en trouvait de semblables sur tout leur territoire. Au temps de Jean Alphonse (1541), leur langue renfermait encore beauvoup de mots latins!, Eu 1602 Champlain? trouvait dansla haie de Fundy une croix de bois couverte de mousse et presque pourrie; et les indigènes du voisinage non seulement faisaient le signe de la croix à tout propos, mais encore la portaient sur leurs vêtements et dans leurs cabanes. Aussi Lescarbot:, l'historien de la Nouvelle-France, n'hésitait-il pas à écrire que € ces peuples sont venus de quelque race de gens qui avaient été instruits en la loi de Dieu ».
I serait facile de multiplier les preuves : mais ne sont-elles pas déjà suftisautes pour permettre d'affirmer que dans le pays, qui nous parait correspondre à lrland it Mikla, les indigènes avaient conservé, jusqu'à la fin de Ni siècle, le souvenir inconscient mais persistant de leur origine européenne”?
En résumé, la tradition est daccord avec Phistoire pour démontrer Pexistence en Amérique, plusieurs siècles avant Colomb, d’une colonie fondée par des Irlandais.
l. deun Alphonse, manuscrit de 1942 : « Les gens parlent beautoup de mots qui upprochent du latin, »