‹ Les irresponsables devant la justiceChapitre 53 sur 115 · MORPHINOMANIE ET LIBERTÉ MORALE · texte numérisé non relu

MORPHINOMANIE ET LIBERTÉ MORALE

A l'heure présente, la morphinomanie est déjà une vvéritable plaie sociale. Nous ne savons plus soufifrir, non seulement les grandes douleurs physiques .et morales, mais même les douleurs moyennes et (petites. La médecine faisait usage d'une drogue nécessaire, au même titre qu'elle use du chlorofiforme, dans certain cas déterminés ; le public en ifait abus. L'industrie s'en est mêlée; un joujou, ;un bijou a remplacé la seringue de Pravaz, dont ^se servait le médecin quand il pratiquait lui-même l'injection hypodermique; aujourd'hui la morphine .2st dans toutes les mains, et la seringue-bijou fonctionne sans le concours et l'avis du médecin.

Les désordres sont grands dans les cerveaux ainsi traités. Il n'est pas besoin de se demander ce line deviennent les intelligences. La malade qui, ■ « par suite de la connivence intéressée du pharma- ;cien, avait trouvé la possibilité de se procurer un médicament toxique, dont elle a fait un abus déplorable j), disait le jugement, a dù être admise dans une maison de santé dans le plus fâcheux état mental.

Encore une cause de déchéance, de dégradation ; iionc encore, de ce chef, des irresponsables ; mais iians quelle mesure le sont-ils ?

V. — IRRESPONSABILITÉ TONDÉE SUR LE SOMNAMBULISME SPONTANÉ OU PROVOaUÉ, SUR l'hypnotisme, LA suggestion, LES ALTÉRATIONS DE LA PERSONNALITÉ, ETC.

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