D COS. Ç «- 0,00717 H O,00O024 M
Des tables calculées donnent la valeur de D cos. 9 pour des vitesses moyennes; u variant de o,oi à 3, 00.
En ne tenant pas compte des coefficients numériques, la formule d'Eytelwein, débarrassée des valeurs qui représentent le rapport D entre la section et le périmètre mouillé et la vitesse moyenne « du courant, devient :
cos. 9W- £*t- (^j- + -^) * - -^- 4»Q~ o.
MaisTadini a beaucoup simplifié cette formule fondamentale du mouvement de l'eau dans les rivières et les canaux, en lui donnant la forme suivante :
0,0004 Qî — cos. 9 /*A3
ou bien Q — 5o lh V h cos. 9;
cos. 9 représentant la pente par mètre courant, l la largeur moyenne, h la hauteur, et Q la portée d'eau.
Ainsi la section est représentée très simplement par le produit de ses deux dimensions / et A, et l'on a :
section — lh == —-■ =
v/-n3rvtu-5oV/Acos-?-
Connaissant le volume, la pente et la hauteur d'eau d'un canal, on en déduit, d'après la formule simplifiée par Tadini, soit la section, soit la largeur, soit même la vitesse moyenne (•).
'•)XadAiilt de Buffon, IFttdrantique affrintle, f Mit 1H62, t. I, i». 34"».
i42 LES IRRIGATIONS.
un grand nombre d'expériences faites en Allemagne, confirmée par les anciennes expériences de Dubuat et par les essais plus récents de l'Italie, à l'aide de très grandes comme de très petites sections, depuis om,9 jusqu'à plus de 3,ooo mètres carrés, les pentes variant de om,oooo3 jusqu'à om,oi par mètre et Jes vitesses depuis om, 1 2 jusqu'à 2m, 40 par seconde, permet de résoudre le problème, en fournissant la largeur moyenne du canal. Cette largeur qui correspond à la moyenne du trapèze formé par le périmètre mouillé, offre sur celle au plafond, l'avantage de laisser l'évaluation de la section indépendante de l'inclinaison des talus. On obtient simplement cette section en multipliant la largeur moyenne par la hauteur, qui est le plus souvent fixée d'avance.
Telle qu'elle a été améliorée par Tadini, la formule d'Eytelwein donne des sections ou des largeurs un peu trop fortes pour les très petites dérivations, mais on peut dire d'une manière générale, sans égard pour les formules, quand il s'agit seulement de canaux d'arrosage placés dans des situations semblables, qu'une section convenable se déduit du rapport existant entre l'unité de volume et l'unité de largeur correspondante.
Quant à la largeur, par rapport à la hauteur de la section, la formule de Tadini permet de faire varier les dimensions suivant les conditions locales. Dans le plus grand nombre des cas, on adopte un rapport normal d'après lequel la largeur moyenne varie de une fois et demie à deux fois la profondeur.
1 1 n'a été question jusqu'ici que de la section des canaux à l'origine, c'est-à-dire en amont des premières bouches de distribution ; mais cette section doit décroître naturellement, en raison de la diminution du volume qui est débité. A la rigueur, la largeur à l'extrémité d'un canal d'arrosage pourrait être déterminée par le débit des
dernières bouches à desservir; mais en pratique, il est reconnu que les eaux disponibles ne sont pas toutes utilisées dans la dernière section.
Pour citer un exemple de sections décroissantes, le canal d'arrosage d'Ivrée, sur 72 kilomètres de longueur, offre trois largeurs successives :
8m,40 sur 33 kilomètres.
7na,5o — 27 —
La largeur du périmètre mouillé étant calculée pour le profil longitudinal, comme il vient d'être expliqué, il reste à déterminer la hauteur des berges et les talus.