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(fig. 293), comprennent un triangle supérieur istomaco) 1-3-5, appuyé sur la rigole principale; un triangle inférieur correspondant £-2-4 (pavione), appuyé sur la rigole de reprise; et deux trapèzes 1-2-e et 1-3-4-2 {aie). Comme niveau, A ces parties de l'ados ont entre elles des rapports définis. Ainsi, la base du triangle i-5 est dans la même relation, eu égard au niveau de la rigole entière AB, que les rigoles de distribution 1-2 et 5-6; et le sommet 3 du triangle supérieur est situé au-dessous du niveau de la base i-5, de la quantité que Ton assigne comme pente à l'aile.
Dans lafigure 293, le plan d'eau 1-2-5 est supérieur de om,2o au plan 2-4-6, qui est lui-même plus élevé de om,io que le plan d'eau de la rigole de reprise e bf; soit ensemble une différence de niveau de om,3o, entre la rigole principale AB et la rigole dereprise e b f.
La coupe transversale d'un ados indique la profondeur respective des colatures A 2 et 3-4 par rapport à la rigole de distribution 1-2, et au plan d'eau de la rigole de reprise (fig. 292).
Pour régler l'eau courante et maintenir le niveau de la nappe sur la marcite, l'eau se dirigeant de A en B, on établit en a deux vannes, l'une sur la rigole principale et l'autre sur le colateur a b. Aux points d'intersection b et c, on établit également des vannes doubles. T. 11. 3o
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Fig. 393. — Détail des ados (fig. 292).
La disposition qui vient d'être décrite d'une marcite à plans étages, répond au cas le plus fréquent dans la pratique, pour lequel les eaux abondantes sont utilisées par reprise. Il arrive encore que, les planches étant trop larges, on divise les versants par une rigole qu'alimente la rigole de la crête. Cette installation revient à celle que nous avons décrite des larges ados, qui reçoit dans le Milanais le nom de a maschio e femmina ^mâle et femelle.
Dispositions diverses, — Quand, au lieu de la disposition de la figure 29 1 , on supprime le colateur général et on utilise directement la rigole de déversement de l'ados inférieur comme rigole colatrice de l'ados supérieur, on coude deux fois celle-ci à angle droit, de façon à ce que les lignes d'ados soient dans le prolongement les unes des autres; mais ce système a le grave inconvénient de faire dépendre la régularité d'alimentation du second ados de celle du premier; ce qui double les chances de mauvais fonctionnement; de plus, le second ados ne peut pas avoir la même longueur que le premier, puisqu'il reçoit un volume d'eau moindre (1).
Les diverses variantes sont représentées dans la figure 294(2).
1. Sous l'accolade X, l'installation est pratiquée de façon que l'eau se dirigeant dans la rigole principale de A en B, quand la vanne B est fermée, circule dans les rigoles de distribution a, a, a, jusqu'à leurs extrémités fermées 1 et 2. Après s'être déversée sur les ados b b b, elle gagne les rigoles d'écoulement c c, qui la conduisent dans les rigoles de distribution d'un niveau inférieur, dd; d'où elle se déverse sur les ados e e> pour s'écouler finalement
(1) A. Hérisson, loc. cit., p. i58.
(2) Michel, les Prés marcites du bas Milanais ; Journ. agric. pratique, 1 837, t. I, p. 205.
par les rigoles d'écoulement//, dans le colateur principal G H.
Les rigoles a i et a 2 ayant leurs bords parfaitement réglés de niveau afin que l'épandage se fasse uniformément le long de leur parcours, la rigole a 3 est pourvue de deux vannes en gg qui maintiennent le plan d'eau conforme à celui du terrain. L'eau excédante du niveau supérieur passe à la partie inférieure par les bouches des vannes.
2. Sous l'accolade Y, la disposition indique que l'eau de la rigole principale se mouvant de C en D, passe après fermeture delà vanne en D, dans les rigoles de distribution h h. Lescolateurs ii conduisent directement les eaux déversées dans les rigoles de distribution / / et changent ainsi de fonctions dans leur cours. Le haut du pré est arrosé par deux petites rigoles parallèles à la rigole principale, qui reçoivent les eaux suffisantes par une bouche pratiquée dans le talus.
Au lieu des bouches gg indiquées en X, la rigole de distribution h 4, en Y, porte deux petites rigoles recourbées m m.
3. Enfin, sous l'accolade Z, l'eau entre en E, dans la rigole principale E F, et s'écoule par les rigoles de distribution 000 qui déversent sur les ados /?^p. L'eau recueillie après arrosage, dans les rigoles d'écoulement q q q, passe dans une seconde rigole principale IL. Quand la vanner est fermée, elle continue àcirculerdans les rigoles de distribution rrr pour se déverser sur les ados s s s et déboucher par les colatures ttt dans le colateur principal G H.
Pour faciliter Tarrosement de la partie inférieure de la marche, la rigole \\ peut concourir à l'augmentation du débit de la rigole auxiliaire IL, ou bien à évacuer l'excédent des eaux, au moyen de la vanne x.
Les parties pointillées, au commencement et à la fin
LES IRRIGATIONS. 46y
des rigoles, indiquent les chemins dont remplacement est réservé pour le passage des charrettes.
Dans le tableau qu'il a présenté du coût de l'aménagement des terrains, suivant les divers systèmes d'irrigation, Perels cite celui des marcites comme compris entre 375 francs par hectare, lorsqu'il y a peu de terrassements à faire, et 1, 2 5o francs. Tout dépend évidemment des circonstances locales du nivellement, mais on peut estimer en moyenne les frais d'installation entre 700 et 800 francs.
2. Prairies de la Campine. — Les irrigations par ados ont prévalu en Campine. La nature du terrain, la forme de son périmètre et la disposition de la surface déterminent la distribution la plus convenable des séries d'ados.
D'après les profils en travers, levés sur les champs à arroser, on arrive à fixer sans difficulté remplacement des rigoles principales, de leurs embranchements et des systèmes d'ados qu'elles doivent desservir. La figure 295 représente le plan des canaux d'irrigation et d'égouttement, et des chemins d'exploitation, exécutés sur une partie de la commune d'Arendonck (1).
Le tracé et les dimensions des rigoles principales qui prennent naissance sur le canal, à l'aide de prises d'eau en aqueduc, changent selon la nature du terrain et la surface arrosable. Leur profil en travers est toujours formé d'un plafond horizontal dont la pente varie entre om,3o et om,40 par kilomètre, et de deux berges avec inclinaison de 3 de base pour 2 de hauteur. Leurs dimensions sont calculées en vue d'un débit par seconde, de 3 litres d'eau par hectare à arroser.
Pour l'établissement des ados en prairie, la disposition
(1) Hervé Mangon, Études sur Us irrigations de la Campine, i85o.
la plus convenable et la plus généralement adoptée, est indiquée par la figure 296.
Le terrain est divisé en compartiments de 67™, 3o de largeur et d'une longueur variable, suivant la distance des
rigoles principales et des colateurs. Au milieu de chaque compartiment, et dans le sens de sa longueur, est creusée la rigole de distribution, embranchée sur la rigole principale. L'alimentation se fait au moyen d'une buse en bois, de om,20 d'ouverture.
Le plafond de la rigole de distribution offre une pente de om,oo2 par mètre; sa largeur est de om,70. La crête
Fie 296.
Plan, coupes en long et en travers d'un compartiment
DE PRAIRIE EN ADOS ( CaMPINE).
est établie à om,20 en contre-haut du plafond, à son origine. Les talus sont inclinés à 3 de base pour 2 de hauteur. Lorsque la pente naturelle du terrain dépasse celle qui est assignée à la rigole, on rachète la différence des deux pentes par le partage de la longueur de la rigole en biefs que séparent de petites chutes.
Les ados ont 2 5 m. de longueur sur 5 m. de largeur; la pente de chaque versant est de om,20 pour 2n,,5o de largeur.
Les rigoles de déversement creusées autant que possible perpendiculairement à la rigole de distribution, ont om,25 de largeur à l'origine. Leur plafond, horizontal, ou incliné de om,ooo5 par mètre, est établi à om,io audessous de la crête de la rigole de distribution; leur profondeur est de om,65.
Les rigoles d'égouttement sont parallèles à celles ed déversement et leurs crêtes sont horizontales, à om,2o en contre-bas. Leur largeur qui est de om, i5 à l'origine, atteint om,3o au point de rencontre avec le colateur; leur profondeur va également en croissant de om,io jusqu'à oîn,25 au même point de rencontre.
Le colateur a une pente de om,oo3 au moins; sa largeur au plafond est de om,6o, et sa profondeur de ora,40.
Les chemins de culture ont 4 m. de largeur et une pente totale en travers de om,25 ; ils sont irrigués à part, à l'aide d'une rigole de om,3o de largeur et om,io de profondeur, communiquant avec la rigole principale d'amenée par une buse de om,to d'ouverture.
Les digues ont im,5o de largeur et om,3o de hauteur au-dessus de la partie supérieure du chemin irrigué de communication. Ces digues sont plantées d'aulnes qui servent de clôture et d'abri entre les différents compartiments d'ados.
Les dispositions indiquées sont variables quant à la largeur et à la longueur des ailes, mais surtout quant à l'inclinaison des surfaces arrosées. La figure 296 indique une pente de om,o8 qui est rarement dépassée ; mais cette pente est souvent réduite; les ailes ne présentent parfois qu'une pente en travers de om,o2 à om,o3 par mètre.
Le choix de l'inclinaison qui donnera, dans des circonstances déterminées, les résultats les plus satisfaisants, est, comme le remarque Hervé Mangon, « un problème
« fort complexe; il en est ainsi du reste de tous les « problèmes agricoles, si importants à résoudre, et repenti dant si légèrement étudiés jusqu'à présent (1). »
Des expériences comparatives peuvent seules résoudre une question qui n'est pas arbitraire, mais dont les lois ne sont pas établies.
D'après Keelhoff, la distance fixée à 6iin,6o entre deux rigoles de distribution, se répartit ainsi qu'il suit : (2)
met.
Largeur de la rigole de distribution 1 .00
Longueur de la rigole de déversement 23. 5o
Distance de l'extrémité de la rigole de déversement à la rigole d'écoulement 1 . 5o
Largeur totale de la rigole de colature 1 . 5o
Largeur du chemin d'exploitation 3 . 00
Rigole de déversement pour l'arrosage du chemin o.3o
Banquette plantée d'arbres avec talus 1 .00
Second chemin d'exploitation 3 . 00
Rigole de déversement pour l'arrosage du chemin o.3o
Largeur de la rigole de colature du 2* compartiment 1 . 5o
Distance de cette rigole à celle de déversement . . 1 . 5o Longueur de la nouvelle rigole de déversement
jusqu'à la rigole de distribution suivante... 23. 5o
Total mètres 6 1 . 60
Suivant les données que Hervé Mangon a recueillies sur place, les travaux préparatoires de l'irrigation (chemins, rigoles principales, etc.), exécutés par les ingénieurs de l'État belge, en Campine, atteignaient 129 fr. par hectare; le défoncement du sol à om,6o de profondeur avait coûté 120 fr. ; les terrassements pour l'exécution des ados, de leurs rigoles, 80 fr. , et l'entretien des ados et des ri-
(1 ) Loc. cit.. p. 69. JËS&^BM^
(2) J. Keelhoff, Traité pratique, etc., iH56. frT^ <p ^ ^r\
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goles pendant la première année, 25 fr. ; ce dernier article s'est réduit à 10 fr. dans les années suivantes.
La journée d'ouvrier terrassier était payée en moyenne de i fr. à i fr. 1 5 ; la fouille et le jet à la pelle, régalage compris, coûtait o fr. i5 le mètre cube; tandis que la fouille, avec transport à un demi-relai, coûtait o fr. 23.
La Société d'irrigation de la commune d'Arendonck, a dépensé pour l'établissement des ados, par hectare :
fr.
Terrassements des ados y compris régalage. 200.00
Défoncement avant semis 20.00
Plantations pour abris 1 7 .00
Branchements entre les rigoles 3 . 00
Total francs 240.00
Keelhoff donne l'estimation moyenne suivante, pour la construction d'un hectare en planches adossées :
fr.
Tracé des travaux et enlèvement des gazons
pour en déduire le profil 10.00
Défoncement du sol à o".ôo de profondeur. iSo.oo
Travaux de nivellement et de terrassement. 60.00 Parachèvement des ados et des chemins
d'exploitation 3o.oo
Mise à niveau des rigoles de déversement, etc. 5o . 00
Total francs 3oo.oo
d. LES IRRIGATIONS EN PAYS DE MONTAGNES.
Suisse et Pyrénées. — Dans l'application des irrigations par déversement aux pays montagneux, on trouve, comme en Suisse et dans les Pyrénées , de longues rigoles offrant une large section, une pente douce, et débordant sur toute leur longueur. D'après leur disposition, ces rigoles sont à peu près parallèles et divisent les prai-
ries en zones de largeur à peu près égale, quand la pente est uniforme (fig. 297). Pour arroser une zone comprise entre deux rigoles, on remplit la rigole supérieure et on y arrête leau au point voulu à l'aide d'une vannette.
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Fig. 297. — Irrigation de prairies en montagne (Suisse et Pyrénées).
La pente de la rigole étant seulement suffisante pour que l'eau puisse atteindre son extrémité, il y a déversement par-dessus le bord d'aval. La zone inférieure est baignée à peu près également, et ce qu'elle n'absorbe pas est recueilli par la rigole située immédiatement au-dessous, ou l'eau reste jusqu'à ce qu'on la remplisse à son tour.
Par cette disposition, on est obligé de laisser couler l'eau assez longtemps avant que chaque zone soit bien baignée, et de réduire la largeur des zones, en multipliant les ri-
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Fie. 298. — Irrigation de prairies en montagne (Vosces).
goles à grande section qui font perdre du terrain, entravent le travail et la circulation.
Vosges. — Ailleurs, notamment dans les Vosges, on trouve des rigoles à pentes fortes, de om,oio à om,02o par mètre et même davantage, tracées en écharpe dans les prairies, et pourvues d'eau en abondance. On y fait déverser l'eau par des gazons, ou des planchettes, placés
consécutivement en des points très rapprochés, afin de forcer Peau à couler sur les zones inférieures. La figure 298 indique les arrêts qui causent les déversements successifs par petites nappes d'eau dans les rigoles inclinées.
On reproche avec raison à cette disposition de satisfaire une seule des conditions de l'irrigation, à savoir : de donner à la fois beaucoup d'eau sur des points déterminés, au lieu de baigner à la fois une grande étendue. Les courants de peu de largeur ayant trop de vitesse, l'eau délave le sol qui ne peut être enrichi par les engrais ou les limons. La main-d'œuvre nécessitée par le changement des arrêts mobiles est considérable, le volume d'eau aussi; et dans les parties inférieures de la prairie, il y a surabondance d'eau produisant des herbes grossières et des plantes aquatiques.
Malgré ce qu'elle offre d'imparfait et de grossier, par rapport au système perfectionné qui consiste à remplacer les coupures irrégulières par des rigoles de niveau , la méthode des Vosges est pratiquée encore sur beaucoup de pentes; on la regarde comme la plus convenable jusqu'à ce que Ton soit parvenu à niveler les prés , ce qui exige beaucoup de travail et de temps.
Pays divers. — Sur la pente rapide des montagnes, l'établissement d'un canal de distribution pour tout un pré présente en effet des difficultés inhérentes à la consistance du sol et à la pente. On est souvent forcé de donner au fossé une grande profondeur, afin que la paroi d'aval puisse avoir une largeur nécessaire, non seulement pour la solidité, mais pour le sentier sur lequel chemine Peygadier. Quand le sol est exposé à des éboulements, il faut construire une muraille qui soutienne la paroi d'amont du fossé. Plus les pierres ou dalles sont longues et s'élèvent haut, plus elles consolident les terres; les intervalles sont remplis par de plus petites pier-
res enfoncées profondément, et le tout est recouvert de gazon qui forme un talus régulier.
Si dans les grandes canalisations une chute de om,oooi par mètre est suffisante, elle sera évidemment plus forte dans les prairies en montagne (i). Les rigoles alimentaires ont généralement une pente de om,oo5 pour une largeur de ora,4o à om,6o et une profondeur de om,i5. Parfois, en terrain voisin des bois, les rigoles exposées à l'engorgement par les feuilles mortes, offrent om,oi de déclivité.
Pour rendre l'arrosage aussi égal que possible, au lieu de faire déverser directement les rigoles alimentaires par des saignées et des barrages en gazon, on pratique des petites rigoles presque horizontales, avec une pente de om,ooi, une profondeur de om,o3 et une longueur de 10 mètres au plus, qui épanchent sur toute leur étendue une mince nappe liquide dont l'effet persiste.
Les rigoles alimentaires sont espacées de 6 à 8 mètres, mais si l'intervalle devait être plus grand, il conviendrait d'intercaler des rigoles de retour qui ramènent l'eau suivant la pente, en sens inverse du courant primitif.
La figure 299 indique en plan et en profil transversal, un pré de montagne desservi par les fossés de répartition a a et b b qu'alimente Peau de la source c. Le fossé de répartition b b reçoit en outre l'eau qui vient du fossé supérieur, après l'arrosage de la zone intermédiaire; dd sont des rochers; e, un fond ou baissière;/, la souche d'un arbre abattu; g g, les rigoles d'irrigation. Au-dessous du fossé b, un chemin h pour les voilures sert à enlever le foin de l'étage supérieur; il est disposé de manière à être arrosé et fauché. L'étage inférieur est arrosé par des rigoles de niveau k fc, branchées sur les rigoles verticales 1 1.
(1) F. Vidalin, Journ. agric. prat., 1880, t. I, p. 264.
Beaucoup de prés de la commune de Gerhardsbrunn sont ainsi disposés (i). Les rigoles verticales ne correspondent pas toujours directement les unes aux
Fie 299. — Irrigation d'une prairie en montagne a Gerhardsbrunn;