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PROFIL TRANSVERSAL ET PLAN

Fig. 3oo. — Profil d'un coteau en terrasses avec murs de soutènement.

autres pour une même rigole de répartition, afin d'éviter les affouillements que causeraient les eaux sous d'aussi fortes pentes.

(1) Villeroy et Muller, toc. cit.yp. io3.

Terrasses arrosées. — Pour d'autres cultures que celle des prairies, notamment pour les arbres fruitiers, les vignes, etc., les coteaux à pentes rapides sont souvent aménagés en terrasses que soutiennent des murs

Fig. 3oi. — Mur de soutènement (fig. 3oo) avec bassin et rigole.

en pierres sèches et qu'irriguent des eaux de source, ou de ruisseau. La figure 3oo montre en profil un coteau avec une succession de terrasses ainsi étagées; et la figure 3oi, le détail d'un mur de soutènement en coupe à travers une rigole qui recueille les eaux de la terrasse supérieure.

Chaque terrasse présente une très légère pente du côté de l'aval; elle comporte généralement deux rigoles principales; Tune a, au pied du mur de soutènement portant l'eau d'arrosage; l'autre b, sur le bord opposé, recevant les colatures qu'elle transmet à la terrasse immédiatement inférieure. Pour éviter raffouillement que produirait la chute de l'eau d'une terrasse à l'autre, un petit bassin, c, est creusé dans le sol, qui amortit la chute par l'eau qu'il contient ; b est la rigole de distribution qui reprend l'eau dans le bassin.

Fig. 3o2. — Profil d'un coteau en terrasses avec talus gazonnés.

Quand les pierres manquent pour construire les murs de soutènement, et que le sous-sol du coteau n'est pas en roche solide, on sépare les terrasses a a (fig. 3o2) destinées aux plantations, par des talus gazonnés b b. Les rigoles de colature c c, de chaque terrasse a a, dressées à niveau parfait, arrosent par déversement les talus; et la rigole de reprise au pied de chaque talus d d se transforme en rigole d'arrosage pour la terrasse suivante (1).

(i)C. de Cossigny, loc. cit.. p. 97 et Perels, loc. cit., p. 536.

Dans les irrigations par déversement, quel que soit le procédé usité, par rigoles de niveau ou inclinées, par planches simples ou en ados, les conditions du meilleur emploi des eaux se trouvent réalisées, sous le rapport de leur mouvement et de leur aération, de leur reprise, de la facilité de distribution et d'égouttement, enfin, de la limitation de la nappe qui baigne les plantes sans les soustraire aux influences atmosphériques, mais en réglant au contraire la température du sol et la végétation.

Les autres irrigations qui restent à décrire sont imparfaites; elles ne satisfont qu'en partie aux conditions qui viennent d'être énumérées et elles offrent des inconvénients qui en restreignent l'usage à des cas particuliers. Il en est notamment ainsi de l'irrigation par submersion, quelque répandue qu'elle soit, qui consiste à recouvrir la surface d'une couche d'eau plus ou moins épaisse et à la laisser séjourner un certain temps, avant de la faire écouler, pour submerger le plus souvent une nouvelle surface en aval.

En terrain plat, les travaux d'aménagement qu'exige la submersion sont simples et peu considérables. 11 suffit de régler la surface pour aplanir les aspérités et combler les cavités , et d'établir un bourrelet de terre, ou digue, sur les bords du champ afin d'y retenir l'eau qui débouche à la partie supérieure. C'est donc une méthode essentiellement économique, eu égard à son installation, qui offre des avantages réels lorsque l'on ne dispose pas d'eau d'une manière continue. Le premier avantage est de fournir des arrosages uniformes; le second, d'utiliser la totalité de l'eau qui est absorbée entière-

ment parle sol, sauf la fraction qu'entraîne Tévaporation ; le troisième , de permettre avec des eaux troubles ou limoneuses d'enrichir le sol à chaque arrosement par les matières en suspension; le quatrième, d'assurer la destruction des animaux nuisibles qui sont noyés.

En regard de ces mérites, les principaux défauts consistent en ce que les plantes sont submergées, la surface est coupée par des digues qui entravent la culture, et la consommation d'eau est beaucoup plus grande dans un temps donné, que par les méthodes de déversement.

Pratiquées dans le midi de la France, en Italie, en Espagne, pour les céréales, les jardins, les arbres fruitiers et récemment pour la vigne, les irrigations en couverture, comme on les désigne, sont les seules qui conviennent d'ailleurs à la culture du riz, développée en Piémont, en Lombardie et sur quelques points de l'Espagne, de même qu'en Asie.

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