PREFACE. IX
tenant à une province, pas même à une région, ou bien dans l'exposé de théories discutables; ou bien encore, ils se sont arrêtés à des observations empiriques, à des pratiques spéciales, sans les coordonner, ni les rattacher aux faits d'expérience constatés dans d'autres circonstances, ou aux lois qui régissent la production du sol. Les irrigations ont été ainsi envisagées comme des monographies, d'ailleurs très intéressantes, ou des compilations dont la trop grande généralité nuit à l'intelligence du sujet principal.
Nous avons cherché à faire œuvre didactique et scientifique, en évitant le double écueil du manuel et de l'encyclopédie, et en attribuant la part qui convient à l'agriculteur, à l'ingénieur et à l'économiste.
Désormais Tagriculture, à l'égal de toutes les autres industries, ne saurait faire un pas en avant sans l'aide des méthodes dont l'ont dotée les Lîebig, les Dumas et Boussingault, les Lawes et Gilbert, etc., et sans le secours des autres sciences qui la perfectionnent et la complètent. Le génie rural, d'ailleurs, n'a pas de sens s'il n'est basé sur la connaissance intime des besoins de l'agriculture et dirigé vers son amélioration. L'ingénieur agricole et l'agriculteur ne doivent faire qu'un.
Notre traité se divise en trois parties : les eaux d'ir-^ rigaiion et les machines; les canaux et les systèmes d'irrigation; les cultures arrosées et r économie des irrigations.
Dans la première partie, nous rappelons tout d'a-