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ne laissant aucun doute sur la provenance atmosphérique de Tammoniaque (i).
Sainte-Claire Deville a dosé également les nitrates, dans les sources d'Arcueil près de Paris; de Suzon, qui alimentent Dijon; et des environs de Besançon :
XITRATES.
Chaux Soude. roUMe. ot magoMe»
irr. KF. gr.
Besançon :
Sources de Bregille 0.0048 o.oo23 0.0081
— de la Mouillère... 0.0118 0.0023 » de Billecul o.oiSô 0.0044 »
— dWrcier o . 0020 » »
Dijon :
Fontaine de Suzon » 0.0027 *
Paris :
Sources d*Arcueil » » o.objo
Le fait si intéressant, ajoute Deville, que Teau des sources, comme celle des rivières, est un engrais très puissant pour les prairies naturelles , n'est plus un problème, si l'on se souvient que les graminées contiennent une très grande quantité de silice et de potasse; l'eau d'irrigation amène dans les prairies, non seulement de la silice et des alcalis, mais encore sous forme de matières organiques et de nitrates, l'azote que les plantes demandent à l'engrais (2).
Les azotates ont été dosés dans quelques eaux du val d'Aoste, par CantCi et par le D' Niepce; l'azotate de chaux dans Teau de la fontaine du Bourg Saint- Maurice, titre o gr. 014 (3;.
L'eau de la Dhuis qui alimente la ville de Paris, analy-
'0 Liebig, Chemistry in ils applications to agriculture^ etc., London, 18^7, p. 43.
(2) Ann, ch. et phys., t. XXIII, 3« série, 1848.
(3) Annuaire des eaux de la France, 1-851, p. 293.
sée par MM. Bussy et Buignet (i), renferme o gr. oo358, par litre, d'acide nitrique; mais ni ces analystes, ni Poggiaie, n'ont pu y constater la présence de l'ammoniaque. Selon Boussingault, Teau de la Dhuis ne contient pas d'ammoniaque; d'après Hervé-Mangon, elle en contiendrait o gr. 00082; l'analyse de ce dernier porte (2) :
P»r litn .
Ammoniaque o.ooo32
Acide nitrique o.ooSdo
Gaz dissous :
lit.
Acide carbonique 0.0254
Oxygène o. 0072
Azote o.oi3ô
Nous donnerons plus loin, en étudiant les terrains des diverses formations géologiques , plusieurs analyses d'eaux de sources et de fontaines, qui établissent des variations multiples dans leur composition minérale et gazeuse.
c. Eaux de fleuves et de rivières. — Les eaux des fleuves et des rivières ont été analysées, surtout au point de vue de leurs qualités potables, mais sans que la plupart des chimistes se soient préoccupés d'y chercher l'azote à ses divers états.
Parmi celles dont Boussingault a déterminé la composition, les moins chargées de nitrate de potasse sont la Seltz et la Salier, deux affluents du Rhin, qui titrent o gr. 7 à o gr. 8 par mètre cube; les plus chargées sont la Vesie, en Champagne, contenant 12 grammes, et la Seine (du 29 novembre i856 au 18 janvier 1857), 9 grammes par mètre cube. Sainte-Claire Deville avait dosé en
(i) Barrcswil, RépcrU chim. appliq, . 1862, p. 172.
{-y \ Documents relatifs aux enux de Paris, i Soi, p. 421.
1846, dans la même eau de la Seine, l'équivalent de 1 8 grammes de nitrate de potasse par mètre cube; tandis que Boutron-Charlard et Henry n'avaient trouvé en 1 849 que des traces de nitrates alcalins et de matières organiques (i), dans les eaux de la Seine et de la Marne. Les dosages de nitrates dans les eaux des principales rivières du territoire français, tels que Sainte-Claire Deville les a obtenus, sont les suivants :
XITRATE& PoUnc. Sonde. Maguûnc.
Garonne » » »
Seine » 0.0094 o.oo52
Rhin o.()o38 » »
Loire » » »
Rhône 0.0040 0.0045 »
Doubs 0.0041 0.0039 "
L'eau de la Loire, analysée par Bobierre, renferme de o gr. 00007 à o gr. 00020 d'ammoniaque par litre (janvier 1859); tandis que Teau de TErdre, à Nantes, en contient de o gr. 0048 à o gr. 0490 (novembre i858) (2).
Les gaz, dans Teau de la Loire, très pauvre en carbonate de chaux et de magnésie, contrairement à l'eau de Seine, mais riche en silicates alcalins, ont été déterminés par Bobierre en i856, sur trois échantillons correspondant à des hauteurs différentes au-dessus de Tétiage, de juin à juillet. La proportion pour 100 est la suivante :
Oxygène 24. 5
Azote ()() . 2
Acide carbonique 9.3