f> Deville n'avait trouvé en 1846, dans les mêmes eaux
(1) Annuaire de Millon et Reiset ^ iS49« P- 274.
(2) A. Bobierre, Atmosphère^ sol et engrais , p. 60.
puisées à Meung, que 8,3 d'acide carbonique, après une forte crue, et M. Morren, dans ses nombreux essais, que 2 à 3,22 pour loo. Il semble ainsi que coulant sur des terrains siliceux, en Tabsence de détritus organiques, les eaux sont peu chargées d'acide carbonique.
L'eau du Rhône, dont la composition a été déterminée par Bineau (i) (1839), renfermait de o gr. ooyàogr. 01 3 de matières organiques, et o gr. oo3 de nitrates de potasse et de magnésie, par litre. La présence des nitrates n est pas un fait accidentel; on les a également retrouvés dans les eaux puisées à diverses époques.
L'eau de la Saône est réputée tenir en dissolution plus de matières salines que celle du Rhône. Bineau y a dosé o gr. o3o de matière organique et o gr. 002 de nitrates alcalins; la prise avait été faite à Lyon, comme pour l'eau du Rhône.
L'eau de la Durance, puisée au pont du Cadenet, a été dosée pour l'azote, avec les résultats suivants (2) :
inlllfirr.
/ à rétat d'acide nitrique i .025
Azote — iVammoniaque o.(")33
( - de matière organique. . . 0.041
Azote total i . hqc)
Deux déterminations directes ont donné en outre, par litre :
iniUig.
Acide phosphorique 1 3 . v.
Potasse 15.4
Dans deux analyses faites précédemment, la première *iur l'eau de la Durance au-dessous de l'étiage, et la seconde, comme moyenne de prises faites à des époques dif-
(t) Annuaire des eaux de la France, i85i, p. 218.
{2} Barrai irrigations des Douches- du-Rhone, iKjf). p. 76.
férentes, Barrai avait trouvé, pour résidu fixe par litre : o gr. 200 et o gr. 6244,
L'eau de la Seine, puisée en amont de Paris, au pont d'Ivry, les 11 mars et 4 août i853, analysée par Poggiale, pour la commission d'enquête des eaux de Paris, et par Hervé-Mangon, contient par litre les matières azotées et les gaz dissous ci-après (i) :
POGGIALE. MA.XOON.
Moycniu'.
gr. gx.
/ Ammoniaque o.ooo32 o.ooo32
Matières azotées. . Acide nitrique Qté not. o.oo85«'
( Matières organiques. . id. —
Ht. ut
Gaz dissous, ramenés / Acide carbonique. o.o3325 0.0254
à o* sous la pression - Oxygène 0.0095 0.0072
o"'7bo ( Azote 0.0021 o.oi3r't
Péligot a constaté que l'acide carbonique, dans le mélange gazeux fourni par l'air que dissolvent les eaux, est à dose très variable. Pour 100 volumes de gaz extrait de l'eau de Seine pendant divers mois de Tannée, il a trouvé que l'écart variait entre 3o pour 100, le 1 1 avril, et 54,6 le 16 février; la moyenne est de 41,7 pour 100, dans une eau riche, comme celle de la Seine , en carbonate de chaux et de magnésie (2). Gérardin conclut de ses analyses que l'eau de Seine renferme en moyenne de 6,80 à 7,98 centimètres cubes d'oxygène; une seule fois a-t-il constaté par litre 12 centimètres cubes (3).
L'eau de la Tamise a fait l'objet de nombreuses analyses dues à Graham, à Playfair, à Phillips et Bostock. à Frankland, etc. Ce dernier chimiste s'est attaché pour
(i) Documents relatifs aux eaux de Paris , 1861 , p. |.2i.
(2) Ann. chtm, et phys.y 3* série, t. XT.I.
(3) BulL soc. chim. .'1873, t. XIX, p. 208.
la Tamise, comme pour la plupart des eaux courantes de la Grande-Bretagne, que la commission d'enquête de 1868 sur la pollution des rivières a examinées, à déterminer lazote dans ses divers états : organique, ammoniaque, nitrates etnitrites; ainsi que le carbone, le chlore et le résidu fixe de Tévaporation ; nous nous bornons à donner ici les résultats pour Tazote en cent-millièmes :