L.a Tamise
(Mai 1873 j au confluent de la
Thame.. o,io3 o.oio 0.098 0.20c)
(Avril 1868) en aval d'Oxford.. 0.028 o 0.277 o.3o.^
(Mai 1873; — de Reading. 0.071 0.007 0.167 0.244
f Avril 1 868 ) à Medmenham . . . o.o36 o 0.229 0-263
(Mai 1 868) en amont de Windsor. 0.028 0.002 o.2o5 o.235
(Janv. 1871) — deHampton. 0.064 0.007 0.353 0.423
Janv. 1874) à Thames-Ditton., 0.076 o.oo3 o.3i2 0.391
Moyenne.,., o.o58 0.004 0.234 0,296
La plupart des eaux des rivières de la région granitique de l'Ecosse, analysées par Letheby et Vœlcker, renferment de o gr. o5 à o gr. 07 de matières solides par litre, y compris la matière organique et Tammoniaque. Celles de South-Esk et du Tweedale-Burn ont donné à l'analyse faite par Vœlcker :
Soutk-Edk. TwMtliili-.
Matière organique 0.0074 0.0180
Ammoniaque libre 0.0007 o.ooo?
• — organique o.o()i3 o.oooj
L'eau du terrain crétacé que la Compagnie New- River distribue à Londres, renfermant o gr. 1794, par litre, de carbonate de chaux qui la classe parmi les eaux dures,
(14°, 4), tient o gr. 0045 de matière organique, o gr. 0001 d'ammoniaque libre, o gr. ooo3 d'ammoniaque organique et o gr. 0296 de nitrate de magnésie (i).
Le chimiste Ekîn, constatant la présence de Tacide nitrique dans les eaux de certaines sources, près de Bath, qui n'avaient pu l'emprunter aux couches superficielles, a analysé les terrains oolitiques et liasiques d'où elles sourdent. Ces terrains et surtout les fossiles contiennent de l'azote, dosant jusqu'à 0,00076 pour 100. C'est des couches riches en fossiles que sortent les eaux renfermant de o gr. 002 à o gr. 0028 d'acide nitrique par litre (2).
Pour donner une idée de la puissance fécondante des rteuves, Boussingault calcule qu'un litre d'eau du Rhin, renfermant o gr. oo38 de nitrate de potasse, le fleuve débitant à Lauterbourg, à Tétiage moyen, i,io5 mètres cubes par seconde, porte à la mer en 24 heures, 363,122 kilogrammes de nitrate, soit un million de quintaux par an. C'est ce que Hervé- Mangon a exprimé autrement, en calculant que les eaux de la Seine jettent à la mer « une tête de bétail par minute. »
D'après les renseignements recueillis par le duc de Raguse(3), le Nil laisse couler dans les basses eaux en 24 heures :
Par la branche de Rosette 79.533.000 m. cubes.
Parla branche de Damiette.... 71.034.000 —
Soit en tout 150.507.000 m. cubes.
En supposant que Teau du Nil ne contienne pas plus de nitrate que Teau du Rhin, le fleuve porterait cha-
(i) Vœlcker^ travaux cl expériences, par A. Ronna, 1888, t. Il, p. ?7i.
{21 Journal chcmic. soc. , 1 87 1 .
(.^) Duc de Raguse, Voyagea, t. Ill,p. 2J7.
que jour à la Méditerranée 3oi,i33 kil. de salpêtre. Barrai ayant dosé dans Teau puisée en iSSp, jusqu'à o gr, 004 d'acide nitrique par litre, c'est-à-dire l'équivalent de o gr. 007 5 de nitrate de potasse, le Nil entraînerait ainsi par jour plus d'un million de kilogrammes de salpêtre (i).
Dans ces évaluations toutes approximatives, il n'est pas tenu compte de la perte de substances que subissent les fleuves avant de gagner leur embouchure. Il résulte, par exemple, des analyses des eaux de la Meuse qui servent à l'irrigation de la Campine, exécutées à la demande du gouvernement belge, que les sels contenus dans ces eaux vont en décroissant au fur et à mesure qu'elles s'éloignent de la prise, sauf pour le sulfate de chaux, qui augmente; les matières organiques ne sont pas appréciables. Les analyses de Chandelon sont rapportées tableau XXXI.
Nous joignons, plutôt à titre de renseignement, sans discuter les résultats analytiques obtenus à des dates très différentes, à Taide de méthodes parfois critiquables, deux tableaux XXXII et XXXIII présentant la composition des eaux de fleuves et de rivières, sous deux formes différentes, selon que les analystes ont groupé dans un ordre préconçu les éléments constitutifs des eaux pour former les sels, ou qu'ils ne les ont pas associés par le calcul.
Eau du Nil. — Depuis les dosages partiels de Barrai, les eaux du Nil ont été analysées complètement par divers chimistes; en première ligne par le docteur Vœlcker, qui a donné leur composition moyenne au début de la crue et en pleine crue (tableau XXXIV) (2).
»0 Boussingault, Agron, Chimie agric, elc, 1861, t. Il , p. 6:^
(21 Vœicker, travaux et expériences, par A. Ronna, 188S, t. 11, p. 391.
Quoique renfermant peu de matières solubles, l'eau avant la crue est riche en carbonates de soude et de magnésie. En pleine crue, l'eau colorée en rouge vif perd, après un certain temps de repos, sa coloration
Tableau XXXI. — Analyse des eaux de la Meuse suivant leur éloignement de la prise.
SUBSTANCES tt>KTI!NCKS DANS 10 J.ITEE8 U'BAU.
EAU DE LA. SkIETJSE REGUEILUE 1
A Rocht en Mnonc
de la pri«c,
A Boeholt
à 39 kil.
du Im princ.
A PicTWw
Bleue
à 60 kiL
de 1» pri«e.
AnMidomk à M kil.
de la icif
Résidu de levaporation
Carbonate de chaux
~ magnésie
Sulfate de chaux
irr.