‹ Les irrigations (volume 3)Chapitre 50 sur 128 · rr · texte numérisé non relu

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de chlorures ; Tacide silicique, l'alumine et les carbonates ne varient pas sensiblement.

Le tableau renferme en outre les résultats des analyses des eaux de la vallée de Tlsère, et de l'Isère elle-même, qui descend du massif sauvage des Alpes de la Savoie, traverse les terrains métamorphiques et longe le pied des collines du terrain crétacé, avant d'atteindre Grenoble. La plus grande partie des eaux que reçoit l'Isère, en dehors de quelques ruisseaux des terrains calcaires, proviennent par ses affluents les plus importants des terrains talqueux.

Parmi les cours d'eau débouchant dans la vallée de cette rivière, les uns, à savoir : les ruisseaux du Glézin, à Pinsot (altitude 678 mètres), du Veiton, au Pont (altitude 600 mètres), et du Bréda, à AUevard (altitude 56o mètres), sont alimentés par les schistes talqueux; et les autres, à savoir : le Goncelin (281 mètres), le Tencin (260 mètres) et le Gières, par le terrain anthraxifère, superposé au dévonien.

Grange, dans les observations qui accompagnent ces analyses (i), constate que la quantité de résidu fixe varie du sommet des montagnes à la plaine. Les chlorures dominent dans les schistes talqueux où ils atteignent de 25 à 32 pour 100; tandis qu'ils ne forment plus dans le terrain anthraxifère que 10 à 16 pour 100. Les sulfates ont à peu près la même importance, de 18 à 37 pour 100, mais les carbonates qui comptent seulement de 36 à 47 pour roo sur le sol granitoïde, varient de 48 à 71 sur le sol anthraxifère. Les sels de magnésie se rencontrent avec une constance remarquable dans les eaux des deux terrains.

e. Eaux des formations houillères. — Le terrain carbonifère inférieur, le calcaire de montagne notamment, fournit des sources dont quelques-unes sont

{i)Ann. chim. et phys,, 3« série, t. XXIV, 1848.

de véritabks nappes souterraines, où le résidu fixe des eaux varie entre i5,7 cent-millièmes et 98,5. Le maximum, observé à Weston-sur-Mare, est exceptionnel. La matière organique est plus faiblement représentée que dans les eaux des schistes cristallins supérieurs, et Tazote se trouve en moins grande proportion. La moyenne de i3 analyses d*eaux provenant du calcaire houiller dans les comtés de Derby, de York, de Devon, etc., a donné :

En oent-millitocc

Eaux de source.

Résidu fixe 3:^. 06

Carbone organique 0.087

.Vzote organique o.oio

Ammoniaque 0.00 1

Azote (nitrates et nitrites) 0.224

Azote total combiné o. 235

Chlore 4.63

Les mêmes observations s'appliquent aux sources calcaires des terrains carbonifères supérieurs, sans houille [yoredale et millstone grit des géologues anglais), dans le Yorkshire, le Northumberland, etc.; et à celles des couches houillères proprement dites, dont les eaux ont été recueillies en Angleterre, dans le Pays de Galles et en Ecosse.

Sur les 22 analyses de sources appartenant à ces terrains supérieurs, les résultats suivants ont été constatés :

Xn oent-mlllièmet.

Eaux de source.

Résidu fixe 21.96

Carbone organique o.o5o

Azote organique 0.014

Ammoniaque o.ooi

Azote (nitrates et nitrites) o. SqS

Azote total combiné 0.408

Chlore i .85

3oo LES IRRIGATIONS.

Les strates supérieurs renferment encore moins de matières organiques, mais plus d'azote à l'état de nitrates, et moins de chlore, que les couches inférieures.

Pour les ruisseaux et les cours d'eau du terrain carbo- 4iifère, comme pour les anciennes formations sédimentaires, on doit établir une distinction entre ceux qui coulent sur les strates non calcaires et ceux qui parcourent les couches calcaires.

Les premiers se rattachant au jroredale et millstone grit du système houiller supérieur, offrent des eaux plus chargées de matières fixes que celles des terrains plus anciens, aussi peu absorbants. La moyenne de 47 analyses de ces eaux indique seulement 8,75 cent-millièmes de résidu solide. La matière organique, de nature végétale, provient en général des tourbes et des mousses qui recouvrent les terrains ; la proportion de chlore y est plus faible que dans les eaux de source de même provenance.

Sur 47 échantillons d'eaux recueillies dans les couches supérieures des bassins delà Wyre (Lancashire), de la Merseyet de la Ribble, de l'Aire et de laCalder, del'Ouse, de la Wear et de la Tees, du Don, de la Derwent (Derbyshire); et en Ecosse, du Forth et de la Clyde; on a obtenu la composition moyenne en cent-millièmes qui figure ci-après :

COURS D'EAU DU TERKAIN HOUILLEK.

Couche* Oaloalre Cilaim

non calcAlroa. de monUfrne. hoailI«fi.

Résidu fixe 8.75 17.07 22.79

Carbone organique o«377 0.370 0.346

Azote organique o.o33 0.047 o.oS;

Ammoniaque o.oo3 o.ooi o.oo3

Azote (nitrates et nitrites)... o.oio o.oii 0.016

Azote total combiné o,o5o o.oSq o.o5ô

Chlore i,o5 1.24 i.Sî

LES IRRIGATIONS. 3oi

Les cours d'eau du calcaire de montagne (houiller inférieur) sont plus chargés de matière organique végétale azotée que ceux du millstone grit, etc. ; la composition moyenne résultant de 7 analyses figure en regard de celle des eaux des couches supérieures. Elle s'applique aux eaux des ruisseaux des comtés de York, de Durham et de Northumberland.

Quant aux eaux courantes des calcaires houillers supérieurs et permiens, dont la composition est très variable, les unes, grâce à la friabilité et à la perméabilité des couches, sont riches en principes minéraux; les autres coulant surdes couches compactes et résistantes, contiennent peu de matières fixes. La dose de matière organique est également très variable, suivant que les terrains de surface sont tourbeux ou nus. La troisième colonne reproduit les résultats analytiques de 26 échantillons d'eaux recueillis en Angleterre, dans les bassins de laTrent, de laTyne, delà Mersey, etc.; dans les bassins, en Ecosse, du Forth, de la Tweed, de la Clyde, et dans le Pays de Galles à Merthyr-Tydiil et à Newport.

Les puits des exploitations houillères , comme ceux forés dans le terrain houiller, fournissent des eaux chargées de matières minérales et de principes organiques qui leur donnent un haut titre d'azote combiné. La moyenne de 9 analyses d'eaux de puits foncés dans les comtés de Lancaster, de Northumberland et de York, a été trouvée telle que suit :

En ceat'milliÈmos.

Puits forés.

Résidu fixe 83 . i o

Carbone organique 0.119

Azote organique o . 084

Ammoniaque 0.044

Azote (nitrates et nitrites) • o . 207

3o3 .LES IRRIGATIONS.

En c«nt-iiillUèiBc&.

Azote total combiné 0.278

Chlore 18. o5

Il convient de remarquer la forte proportion d'ammoniaque et de chlore que renferment ces eaux.

/. Eaux permiennes. — La dolomie ou calcaire magnésien, qui tient lieu et place du terrain permien en Angleterre, abandonne par sa décomposition, à Teau des puits qui y sont foncés, de la chaux et de la magnésie. Le résidu fixe est notablement augmenté par ces deux bases; l'azote y est représenté surtout par des nitrates et des nîtrites. La composition moyenne des eaux de trois puits forés dans le calcaire magnésien à Mansfield, à Pontefract (Yorkshire) et à Sunderland (Durham) est la suivante :

Sn wat^nillièiD».

Puits forés.

Résidu fixe 61.14

Carbone organique 0.07b

Azote organique o.o3o

Azote (nitrates et nitrites) i .426

Azote total combiné i ,456

Chlore 4.3i

Le grès vosgien et le grès rouge, soulevés avec le noyau central des Vosges, que composent les granits, les syénites et les porphyres, fournissent des eaux peu calcaires et peu riches en alcalis, mais douces et pures. Hervé-Mangon a donné la composition des eaux employées pour l'irrigation de la prairie de Habeaurupt, près de Plainfaing (i), qui renferment seulement de o gr. 018 à o gr. 026 de matières minérales par litre, entre autres :

(0 Expériences sur remploi des eaux dT irrigation, 1869.

LES IRRIGATIONS. 3o3

o.ooi à o.oo3 de chaux.

o.ooi de magnésie.

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