‹ Les irrigations (volume 3)Chapitre 49 sur 128 · KI0R · texte numérisé non relu

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La plupart des eaux analysées indiquent une teneur élevée en acide silicique, notamment celles de la Chésine et de la Sèvre-Nantaise ; cet acide est probablement entraîné à la faveur d*un excès de bases alcalines et terreuses, provenant aussi de Taltération des feldspaths. C'est surtout à Tétat de silicate de chaux et d'alumine que la combinaison de l'acide se trouve dans ces eaux.

La quantité considérable d'acide carbonique que l'analyse décèle dans les eaux de la Chésine, du Brivé, de la Moine, s'explique d'autre part en raison des matières organiques que donnent les tourbières et les plantes aquatiques. Ces rivières débordent fréquemment et portent l'abondance sur les prairies qu'elles inondent, quand les barrages n'y maintiennent pas un excès d'humidité.

Les eaux de la ville de Rodez indiquent également par leur composition les substances que les roches de transition laissent dissoudre.

Le mamelon isolé sur lequel la ville est assise, est formé de gneiss, de schistes et de micaschistes, dont la nature varie peu sous le rapport des silicates de chaux, de magnésie, d'alumine, de soude et de potasse qu'ils renferment et que l'on retrouve dans les eaux. La présence des sulfates s'explique par l'altération de la pyrite de fer; celle des chlorures, par les eaux pluviales, et celle des azotates, des phosphates et de l'excès d'acide carbonique, à l'état de carbonates, par la décomposition des matières organiques dérivées du sol superficiel.

Les analyses qui figurent dans le tableau XL sont extraites du mémoire de Blondeau (i), et se rapportent aux eaux relativement pures des puits de Rodez; elles diflèrent seulement par la proportion d'azotates, de sulfates et

(i) Ann. des eaux de la France, i85i,p. 17S.

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