Eaux des formations secondaires
g. Eaux liasiques. — Le terrain liasique comprend des sources dont l'eau est très chargée de matières solides, surtout de matières minérales; leur dose varie entre 21,22 cent-millièmes et 58, 12. La .matière organique y est surtout carbonée. Sur 7 analyses des
LES IRRIGATIONS. 3o5
eaux liasîques des comtés de Gloucester et de Somerset, la moyenne a été trouvée de : .
Hoarooi. TaltM forûs.
Eaux de sources et de puits. — —
Résidu fixe 36.41 70.98
Carbone organique 0.073 0.146
Azote organique 0.019 0.027
Ammoniaque o.ooi o.ooi
Azote (nitrates et nitrites) 0.467 0.389
Azote tojaj combiné 0.487 0.417
Chlore 2.48 4-42
Ces eaux très dures s'améliorent, pour la plupart, par l'addition d'une faible quantité de chaux.
Les quelques puits foncés à une profondeur de 5o à 60 mètres dans le lias, fournissent des eaux très chargées de substances minérales : sulfate et carbonate de chaux, chlorures, et en assez forte proportion, des éléments organiques. La composition moyenne des eaux de deux puits forés à Northampton et à Samerton, indique une teneur de 0,146 cent-millièmes de carbone organique et 0,417 d'azote à Tétat de combinaison.
Le docteur Niepce a analysé Teau puisée sur divers points du parcours d'une source qui sort du lias, dans la vallée de Tlsère; ses analyses montrent combien le sulfate de chaux, quoique naturellement soluble, se dépose abondamment après un assez court trajet à Tair libre (i).
SOURCR DU LIAS.
An point Aprèi 55 m. Aprte 600 m.
d'éiii«rv«no«. i« jfmraoxm. da parcoon.
Carbonate de chaux 1.762 0.592 o.i34
Sulfate de chaux 0.182 o.i3i 0.078
Chlorure de sodium 0.042 o.o36 o.o3o
M. de calcium 0.239 0.233 o.23i
Carbonate de fer traces. traces. traces.
Acide silicique Id. Id. Id.
(I) Annuaire des eaux de la France, 1861 , p. 234.
3o6 LES IRRIGATIONS.
Dans le tableau XLl sont groupées plusieurs analyses d'eaux du lias, à savoir :
I® Des eaux des fontaines du Tencin et de Domène (vallée de Graisivaudan), dérivées des schistes; analysées par Niepce.
2° Des eaux de la nappe qui alimente la fontaine principale de Vesoul et se trouve dans les schistes bitumineux et pyriteux, au-dessus du calcaire à gryphées. Ces eaux ne renferment que des traces de chlorures alcalins et d'acide sulfurique; le carbonate de chaux y prédomine. (Analyse de Ebelmen) (i).
3"* Des eaux du lias recueillies dans le comté de Somerset et analysées par le docteur Vœlcker (2). L'eau de la tranchée de Dunball renferme en quantité importante du sulfate de soude et du sulfate de magnésie; c'est de plus une eau très dure, contenant huit fois plus de résidu fixe que les eaux de dureté moyenne. L'eau delà source Ford- Farm, quoiqu'elle ne soit pas aussi riche en matières salines que la précédente, offre une grande analogie avec elle. Par le contact des sulfates et des matières organiques dans un sol non aéré, ces eaux émettent de l'hydrogène sulfuré.
Aussi bien dans la formation du lias que dans celles du système salifère , comprenante nouveau grès rouge, le grès congloméré et le calcaire magnésien, les eaux courantes se rapprochent par leur composition de celles du terrain carbonifère. La facile décomposition des roches de ces formations, notamment du calcaire magnésien, par les agents atmosphériques, aide à la dissolution des matières minérales par les eaux superficielles. Toutefois, le résidu fixe est bien moins considérable que celui des sources de même provenance; l'azote
(1) Ànn. des Mines, 1841, 3« série, t. XX.
(2) Trav. et expér. de Vcelcker, par A. Ronna, t. I, p. 23.
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