‹ Les irrigations (volume 3)Chapitre 72 sur 128 · EN FONTE · texte numérisé non relu

EN FONTE

(1) Lef OU r, Ccms/rMC/io W5 rurales, 3« édit., p. 80.

UNIVEUSITï)

une fosse cylindrique, aussi profondément que le terrain le permet, à y maçonnerun anneau de 3o à 40 centimètres d'épaisseur, puis à creuser intérieurement, sur un diamètre égal à celui de Tanneau. Arrivé à niveau, on déblaye au-dessous de Tanneau, aux deux extrémités d'un même diamètre, deux prismes de terre d'une hauteur de 40 à 5o centimètres de hauteur, et dans le déblai, on commence à construire le muraillement du second anneau ; puis on enlève deux autres prismes de la même manière et Ton muraille jusqu'à ce que le second anneau de maçonnerie soit achevé. Un troisième, un quatrième anneau s'exécutent d'après le même mode, jusqu'à la profondeur déterminée. La figure 3 indique cette seconde disposition (i).

Le revêtement achevé, il arrive qu'on approfondit encore le puits de 3 à 4 mètres (fig. 4), moyennant une tinelle ou tube en bois cerclé en fer, ayant la forme d'un tronc de cône, à l'intérieur duquel on opère le déblai, et que l'on chasse au fur et à mesure dans la couche aquifère jusqu'à ce qu'il ait pénétré à quelques décimètres au-dessous du niveau des eaux les plus basses. Les puits sont Tunique ressource d*une foule de localités et même de régions très vastes, au point de vue des arrosages et de Talimentation.

Quoique séléniteuses à un haut degré, à cause du gypse qu'elles dissolvent, les eaux des puits de Paris

(i) Chizzolini, Délia ricerca ed utili-^^a^ione délie acque di sorgenti. An* nali di agricoltura. 1S70.

Fig. 3.

PL'ITS en ponçage avec ANNF.Al' EN MAÇONNERIE.

servent sans inconvénient aux maraîchers pour l'arrosage des légumes et des cultures précoces. Il a été calculé que pendant la saison sèche le sol des marais de Paris reçoit 36 hectolitres d'eau par are ; mais certaines cultures en consomment bien davantage.

Nous aurons l'occasion de revenir sur les moteurs et les machines s'adaptant au service des puits et des irrigations ; il suffira de rappeler ici que, grâce aux puits et aux norias élevant les eaux souterraines, la superficie des jardins de Hyères a pu être portée de 400 à 1,200 hectares (i). Dans les plaines de Pise et du val d'Eisa (Toscane), les puiserandes, mues par un cheval, élèvent les eaux des larges puits, foncés jusqu'à la nappe aquifère, en telle abondance que l'irrigation s'opère, dit Simonde, comme avec l'eau d'un ruisseau (2). L'ingénieur Job mentionne que dans la plaine deTortosa (Espagne) les propriétaires dépensent chaque année plus de 2 millions de francs en irrigations, pratiquées au moyen de puits très profonds sur lesquels sont établis des manèges qui exigent le travail de deux paires de mules, l'une pour le matin, et l'autre pour le soir (3). La fertilité du sol de Carthagène n est maintenue qu'à l'aide des puits. Leur eau est saumâtre; mais il faudrait forer à de trop grandes

F1G.4. — Puits en ponçage;

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