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II. - LES SOURCES

Quand les terrains sont en pente, sans être pour cela en montagne, des nappes puissantes, alimentées par les eaux des glaciers et la fonte des neiges ou par des infiltrations de couches calcaires perméables, se rencontrent parfois à peu de profondeur et laissent sourdre des eaux que l'irrigation emploie sur des surfaces plus ou moins étendues , sans recourir aux puits.

(!) R. Porter, The West^firom the census qf iSSo, Chicago, 1882.

Si des forages ont indiqué l'existence d'une pareille nappe à 4 mètres de profondeur, par exemple, et que le terrain offre une déclivité de 5 centimètres par mètre, une tranchée de 80 mètres environ de longueur, suffira pour amener l'eau au jour.

Le lieu des fouilles étant choisi, on ouvre une tranchée d'essai sur quelques mètres, jusqu'à la rencontre en profondeur des premiers filets, autour desquels on pratique un forage à la tarière pour tâcher de découvrir la veinemère ; puis on relève celleci par un cuvelage, soit à l'aide d'un tronc d'arbre creusé , soit à l'aide d'un petit puits maçonné qui vient affleurer au fond de la tranchée. Quand le niveau de la source ainsi captée s'est arrêté , on détermine par un nivellement l'indication du point d'affleurement au sol oti l'eau doit sortir à ciel ouvert ; puis on pratique une tranchée à la pente d'environ deux millimètres par mètre, qui reste à découvert jusqu'à une profondeur de 2 mètres et demi environ, et se continue en galerie jusqu'au débouché à la source. La figure 2 5 donne le détail du travail de captage ainsi décrit (i); S indique la source principale, relevée de i mètre par un cuvelage; s s, s', les sources auxiliaires.

L'emploi de barrages qui arrêtent les eaux pluviales superficielles et de tranchées dans le sol, qui conduisent les eaux d'infiltration ou d'émergence des couches supé-

Fie. 2 5. — Croquis montrant le

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