V. — LES ËTANGS-RËSERVOIRS
a. Digues d'étang. — L'ingénieur Pareto , après avoir discuté les règles empiriques qui servent à déterminer l'épaisseur de la crête des digues en terre et les talus (i), conclut en faveur d'une largeur de i°,5o à
(0 Voir, pour Ift formule donnant l'épaisseur des digues : Irrigations et assainissement des terres, t. H, p. 38i.
2 mètres corame étant, d'après rexpérience, plus que suffisante pour leur solidité. Quant aux talus, celui qui esta Textérieur, dépend directement de la nature des terres employées, qui le fait varier entre i mètre et i",75 de base pour I mètre de hauteur. Il n'en est pas de même du talus intérieur qui doit être recouvert et comprimé par leau ; d'après la moyenne de dix-sept observations sur des étangs existants, Pareto adopte 2'", 80 de base pour i mè* tre de hauteur, et un profil suivant une ligne concave ou
FiG. 48. — Digue en terre (Pareto); coupe transversale.
parabolique, en prenant pour périmètre de la parabole le quotient de la hauteur par le coefficient 2,8. On réalise ainsi, selon lui, une [économie notable de terrassement. D'ailleurs^ la poussée et le clapotement de l'eau sur le talus plan finiraient à la longue par lui donner cette même forme.
D'après ces règles, si A D étant la crête de la digue en terre (fig. 48), B E étant une horizontale, on abaisse sur cette dernière les perpendiculaires AC et DF; si, à partir de F, on porte FEégal à trois fois la hauteur DF, et, à partir de C , on porte CB égal à une fois et demie la même hauteur, en joignant A à B et D à E, on a le profil de la digue. En admettant que ce profil corresponde au point où la digue est plus élevée, on obtiendra tous les
autres profils transversaux en menant entre A D et BE une série de lignes horizontales dont les distances jusqu'à AD donneront respectivement les hauteurs de la digue dans les divers points considérés.
Les figures 48 et 49 représentent en coupe des digues d'étang conformes aux principes énoncés. Dans la figure 48, les fondations ont été construites en vue d'empêcher les infiltrations; et dans la figure 49, la digue comporte au centre du massif, un corroi, et sur le talus, au niveau des eaux, des fascinages pour la défendre contre le remous.
FiG. 49. — Digue en terre avec fondations en maçonnerie et fascinage
DE DÉFENiE; COUPE TRANSVERSALE.
Dans un des étangs-réservoirs construits par Pareto, sur la ferme de Breviande, domaine de la Celle-Guenand (Touraine), dans le but de recueillir les eaux pluviales nécessaires à Tirrigation , la profondeur moyenne est de i",68 pour une surface de i hectare 28 ares. La capacité de 21,504 mètres cubes, se réduisant par Tévaporation à 19,600 mètres cubes, s'applique à l'irrigation de 1 1 hectares ; le réservoir permet ainsi d'utiliser par hectare de pré, entre deux coupes , environ i,3oo mètres cubes. La digue a été établie en terre, sur le terrain naturel, bien pelé à la pioche, avec une longueur développée de 276°*, 60, et une largeur à la crête de i",5o. Le talus extérieur a I de base pour i de hauteur et le talus intérieur 2,5 de base pour i de hauteur. Pour un cube de 1,167
2 mètres comme étant, d'après Texpérience, plus que suffisante pour leur solidité, (^uant aux talus, celui qui esta l'extérieur, dépend directement de la nature des terres employées, qui le fait varier entre i mètre et 1^,75 de base pour I mètre de hauteur. Il n'en est pas de même du talus intérieur qui doit être recouvert et comprimé par l'eau ; d'après la moyenne de dix-sept observations sur des étangs existants, Pareto adopte 2'", 80 de base pour i mètre de hauteur, et un profil suivant une ligne concave ou
FiG. 48. — Digue en terre (Pareto); coupe transversale.
parabolique, en prenant pour périmètre de la parabole le quotient de la hauteur par le coefficient 2,8. On réalise ainsi, selon lui, une [économie notable de terrassement. D'ailleurs, la poussée et le clapotement de l'eau sur le talus plan finiraient à la longue par lui donner cette même forme.
D'après ces règles, si A D étant la crête de la digue en terre (fig. 48), B E étant une horizontale, on abaisse sur cette dernière les perpendiculaires \C et DF; si, à partir de F, on porte FEégal à trois fois la hauteur DF, et, à partir de C, on porte CB égal à une fois et demie la même hauteur, en joignant A à B et D à E, on a le profil de la digue. En admettant que ce profil corresponde au point ou la digue est plus élevée, on obtiendra tous les
autres profils transversaux en menant entre A D et BE une série de lignes horizontales dont les distances jusqu'à AD donneront respectivement les hauteurs de la digue dans les divers points considérés.
Les figures 48 et 49 représentent en coupe des digues d'étang conformes aux principes énoncés. Dans la figure48, les fondations ont été construites en vue d'empêcher les infiltrations; et dans la figure 49, la digue comporte au centre du massif, un corroi, et sur le talus, au niveau des eaux, des fascinages pour la défendre contre le remous.
FiG. 49. — Digue en terre avec fondations en maçonnerie et fascinage