DE DÉFEN3E; COUPE TRANSVERSALE
Dans un des étangs-réservoirs construits par Pareto, sur la ferme de Breviande, domaine de la Celle-Guenand (Touraine), dans le but de recueillir les eaux pluviales nécessaires à Tirrigation, la profondeur moyenne est de i"^,68 pour une surface de i hectare 28 ares. La capacité de 21,504 mètres cubes, se réduisant par Tévaporation à 19,600 mètres cubes, s'applique à l'irrigation de 1 1 hectares ; le réservoir permet ainsi d'utiliser par hectare de pré, entre deux coupes , environ i,3oo mètres cubes. La digue a été établie en terre, sur le terrain naturel, bien pelé à la pioche, avec une longueur développée de 276"*,6o, et une largeur à la crête de i°,5o. Le talus extérieur a I de base pour i de hauteur et le talus intérieur 2,5 de base pour i de hauteur. Pour un cube de 1,167
mètres , la distance moyenne des transports a été de 42 mètres. Dès la première année la digue a tenu Teau d'une manière satisfaisante (1).
Prises d'eau des étangs, — Les prises d'eau par des buses en bois, fermées par une vanne que l'on manœuvre de la chaussée de la digue, à Taide d'une tige telles
FiG. 5o. — Digue D'éTANG*RÉSEii?oiR (Piémont); coupe et plan.
que Polonceau les a décrites (fig. 44), sont parfaitement appropriées aux réservoirs, quand on les fortifie par des frettes et qu'on les encaisse dans du corroi; mais pour la plupart des étangs, un autre système de pri^e a été employé, qui ne semble pas aussi pratique, en vue des irrigations. Ce système se rapporte à deux types comportant l'un et Tautre un aqueduc en briques et ci-
(I) Pareto, loc. cit., t. III, p. 853.
ment , ou en maçonnerie hydraulique , pratiqué sous la digue et communiquant par un orifice conique à Textrémité supérieure, avec un second aqueduc qui débouche en amont dans Tétang.
D'après le type usité en Piémont (fig. 5o), Taqueduc en maçonnerie communique avec deux puits : l'un intérieur, a^ servant à prendre Teau; et Tautre, *, extérieur qui permet la distribution de l'eau de la surface à des terrains élevés que n'atteindrait pas celle du fond de l'étang. L'œil ou l'ouverture conique de l'aqueduc, percé dans une forte dalle de pierre ou de marbre, est fermé par une bonde ou bloc de pierre (fig. 5 1), garni sur sa face inférieure d'une planche et d'un cuir tendu que réunissent des frettes en fer.
Ce bloc se manœuvre par une chaîne enroulée sur un treuil. Deux barres de fer rond, fixées des deux côtés du bloc et glissant dans des rainures que portent les parois du puits, servent à en diriger les mouvements.
Le second puits présente plusieurs ouvertures à des hauteurs différentes, que Ton bouche à l'aide de tampons en bois. Suivant qu'on enlève l'un ou l'autre de ces tampons ^ l'eau coule à un niveau variable, Tétang étant plein jusqu'à ce niveau.
L'autre type, appliqué par Pareto (fig. 52) à des buses en madriers, avec tasseaux pour couper les infiltrations, comporte un bondon en bois de charme, couvert de peau de buffle; (fig. 53). Ce bondon est mû à l'aide d'une tige en bois que guide et soutient une forte charpente formée d'une semelle engagée dans le sol,
Fie. 5i. -- Bonde pour