‹ Les irrigationsChapitre 102 sur 145 · AAA · texte numérisé non relu

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KiG. 17. — Ferme de Belleau ( .^

\j.ier); plan général des cultures.

arrosages copieux; après mars, jusqu'à la fin de mai, on pratique encore deux ou trois arrosages. Quand la première coupe a eu lieu, on donne une abondante irrigation que Ton renouvelle une ou deux fois avant la fin d'août. Ainsi traitées, les prairies de Belleau rendent de 40 à 5o quintaux de foin par hectare.

Comme fertilisant, le fumier produit par le bétail, évalué à environ i million de kilogrammes par an, est le principal engrais; parfois on ajoute du guano, ainsi que des phosphates, en cas d'insuffisance du fumier.

L'assolement quinquennal comprend pour les terres labourables :

I'* année; plantes sarclées (betteraves ou carottes, pommes* de terre, vesces, gesses et maïs) avec fumure de 5o.ooo kil. par hectare.

2« année; froment d'hiver.

3* année; trèfle ordinaire et ray-grass.

4« année; froment d*hiver.

6* année; avoine et escourgeon.

La luzerne est cultivée en dehors de l'assolement, par soles de 21 hectares chacune.

Outre les animaux de travail, chevaux et bœufs, le bétail de vente est composé de bétes charolaises-durham et de quelques vaches laitières, de moutons soumis à l'engraissement, et de porcs de diverses races.

Lecapital engagé dans l'exploitation s'est élevé, de i856 à- 1867, de 40,000 fr. à 99,767 fr. 28 ainsi répartis :

Animaux 37.708.80

Mobilier et outillage 20. 929.90

Magasin 2 2.oo3.oo

Engrais en terre et en dépôt 6.479.63

Avances aux cultures, etc 12.645.95

Total égal 99.707. 28

soit, par hectare, un capital de 491 fr. 39.

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,Gard): plan général des cultures.

nographie spéciale (i), mérite d'être signalé, surtout au point de vue de Temploi combiné des arrosages, des engrais liquides et des composts, a Malgré les chaleurs déjà très intenses en juin, disions-nous, et les effets caractéristiques d'une sécheresse prolongée, on ressentait, des l'approche de Gaujac, l'influence si bienfaisante de l'irrigation. En face des versants dénudés de la vallée du Gardon, on ne pouvait se lasser de contempler les verts mamelons du domaine, sillonnés par les rigoles, recouverts d'une végétation luxuriante et bordés de mûriers encore en feuilles. Cet ensemble formait un contraste bien frappant avec le pays d'alentour. » Dans une région aussi cruellement éprouvée alors, par l'état de la sériciculture, une tentative aussi hardie que celle du propriétaire de Gaujac, M.Albert André, offrait un enseignement d'autant plus significatif, qu'il était couronné d'un plein succès.

Le domaine, qui s'étend sur ii5 hectares, comprenait, lors de notre visite, 20 hectares en prairies arrosées, 10 hectares en cultures arables, 3 hectares en rosiers, i5 hectares en préparation très avancée pour la vigne, 35 hectares en voie de colmatage pour prairie, etc. Il est côtoyé par le Gardon, qui coule de l'ouest à l'est, et traversé par le ruisseau des Grimoux, qui se jette, suivant la direction nord-sud, dans le Gardon, à Gaujac même.

Les figures 18 et 19 réduites à l'échelle, d'après les plans, indiquent la topographie de Gaujac, en même temps que l'agencement des bâtiments et les dispositions prises pour la distibution des eaux. La figure 19 notamment, représente à une plus grande échelle le

(i) A. Ronna. les Irrigations et les engrais à Gaujac ; Journ agric, prat.. 1868, t. IL p. 730.

FiG. iQ. — Domaine de Gaujac (Gard); plan des bâtiments d'exploitation.

LES IRRIGATIONS. 52i

plan de la ferme et des constructions pour la préparation des engrais liquides. La légende suivante s'applique indistinctement à ces deux figures :

A. Maison de maître.

B. Jardin fleuriste.

G. Orangerie.

D. Distillerie.

E. Jardin potager.

F. Greniers.

G. Four.

H. Hangar.

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